Guinée : un plan d’investissements massif pour transformer l’économie d’ici 2040

Le Premier ministre guinéen a présenté devant le Conseil national de la transition une feuille de route économique ambitieuse. Portée par un programme d’investissements de 330 milliards de dollars, elle vise une transformation structurelle du pays à l’horizon 2040.

Devant le Conseil national de la transition (CNT), le Premier ministre Amadou Oury Bah a dévoilé une stratégie économique d’envergure, fondée sur un programme d’investissements estimé à 330 milliards de dollars sur la période 2026-2040. Cette feuille de route entend soutenir 68 mégaprojets structurants et impulser une transformation profonde de l’économie guinéenne.

Une première phase prioritaire, couvrant la période 2026-2030, prévoit la mobilisation de 75 milliards de dollars, dont 20 milliards sont déjà engagés. À terme, les autorités ambitionnent de porter le produit intérieur brut (PIB) à 152 milliards de dollars d’ici 2040, contre environ 35 milliards actuellement.

Les infrastructures, les transports et les technologies constituent le principal axe d’investissement, avec une enveloppe globale de 100 milliards de dollars. Le gouvernement projette notamment la construction de 2 900 kilomètres d’autoroutes, 2 500 kilomètres de voies ferrées et 5 500 kilomètres de routes d’ici 2030, afin de renforcer la connectivité du territoire et soutenir les échanges économiques.

Sur le plan numérique, l’exécutif vise une couverture de 95 % du territoire à l’horizon 2040, traduisant une volonté d’intégration accrue aux dynamiques économiques mondiales. Le secteur agricole, doté de 65 milliards de dollars, figure également parmi les priorités. Trente-deux mégaprojets sont annoncés, avec notamment l’aménagement de 10 000 kilomètres de pistes rurales et la relance des unités de transformation locale, dont les rizeries.

Dans ce cadre, près de 298,5 milliards de francs guinéens ont déjà été mobilisés à travers le Fonds de développement agricole (FODA) et le Programme de développement agricole et de commercialisation en Guinée (PDACG), afin de soutenir les producteurs.

Le capital humain occupe une place centrale dans cette stratégie. L’éducation et la culture bénéficieront d’une enveloppe de 40 milliards de dollars. Un mécanisme innovant prévoit l’affectation de 20 % des recettes de la Compagnie du TransGuinéen (CTG) et de 5 % des revenus miniers au financement du secteur éducatif.

Par ailleurs, la bourse d’entretien des étudiants a été revalorisée à 500 000 francs guinéens, contre 100 000 francs auparavant, dans une logique de renforcement des compétences nationales. Le secteur de la santé recevra, quant à lui, 30 milliards de dollars. Les investissements porteront sur la construction d’infrastructures sanitaires, notamment des centres spécialisés, ainsi que sur le renforcement de l’assurance maladie pour élargir l’accès aux soins.

En matière économique, une enveloppe de 1,5 milliard de dollars est dédiée au soutien du secteur privé et des PME. Des conventions de financement ont déjà été conclues, notamment avec Ecobank et la Banque nationale d’investissement de Guinée (BNIG), pour accompagner les entreprises.

Le gouvernement entend également accélérer la transition énergétique, en misant sur le solaire pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Plus de 300 localités ont déjà été électrifiées dans le cadre de ce programme, avec une extension progressive prévue.

Pour financer l’ensemble de ces projets, les autorités misent sur une combinaison de ressources : 32 % proviendraient du budget national, 38 % du secteur privé, 19 % des fonds souverains et 11 % des partenaires techniques et financiers.

À travers cette feuille de route, l’exécutif affiche sa volonté de restructurer durablement l’économie guinéenne, en s’appuyant notamment sur le programme Simandou. La réussite de cette ambition dépendra toutefois de la mobilisation effective des financements et de la capacité à conduire efficacement les réformes annoncées.

Guinée : une nouvelle usine pharmaceutique pour renforcer l’autonomie sanitaire

Le gouvernement guinéen a inauguré une usine pharmaceutique à Maferinyah. Cette infrastructure vise à améliorer la production locale de médicaments et réduire la dépendance extérieure.

 

Les autorités guinéennes ont procédé, ce matin, à l’inauguration de l’usine pharmaceutique MEDNEX-AFRICA, implantée à Maferinyah, sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres en charge de la Santé ainsi que de l’Industrie et du Commerce, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer la production locale de médicaments.

Spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de médicaments génériques, cette unité industrielle produira notamment des comprimés, des gélules et des solutions buvables. Elle contribuera ainsi à renforcer l’offre nationale en médicaments essentiels.

Ce projet s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya, qui fait de la souveraineté sanitaire et de la transformation industrielle des priorités stratégiques. Dans son intervention, le chef du gouvernement a salué cet investissement qu’il qualifie de structurant pour l’économie nationale. Il a encouragé la multiplication d’initiatives similaires, estimant qu’elles permettent de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer l’accès des populations aux médicaments.

De son côté, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a souligné l’importance de cette infrastructure dans la réforme du système sanitaire. Elle a rappelé les efforts engagés pour mieux organiser le secteur pharmaceutique, sécuriser les circuits de distribution et intégrer progressivement les produits locaux dans les structures de santé.

L’implantation de MEDNEX-AFRICA devrait également contribuer à la lutte contre les faux médicaments et les circuits illicites, tout en garantissant la disponibilité de produits conformes aux normes de qualité.

Au-delà de son impact sanitaire, cette usine représente un levier de développement industriel. Elle devrait favoriser la création d’emplois et le transfert de compétences dans le secteur pharmaceutique.

La ministre du Commerce et de l’Industrie, Fatima Camara, a pour sa part insisté sur la nécessité de maintenir des standards de qualité élevés. Elle a appelé à une vigilance constante afin d’assurer aux populations des médicaments sûrs, efficaces et compétitifs.

Guinée : des contentieux miniers devant le CIRDI fragilisent le climat des affaires

La Guinée fait face à plusieurs procédures internationales après le retrait de permis miniers. Des entreprises étrangères réclament des milliards de dollars.

La Guinée traverse une phase sensible, marquée par une série de différends portés devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une institution rattachée à la Banque mondiale. Ces contentieux font suite au retrait unilatéral de plusieurs permis miniers par les autorités, dans le cadre d’une réforme du secteur extractif.

L’origine de cette situation remonte à mai 2025, lorsque le président Mamadi Doumbouya a procédé, par décret, à l’annulation de licences détenues par plusieurs sociétés minières. Dans ce contexte, la société canadienne Falcon Energy Materials a saisi le CIRDI. Elle accuse l’État guinéen d’avoir procédé à une expropriation illégale de son projet de graphite situé à Lola.

Dans un communiqué publié le 16 mars 2026, l’entreprise estime son préjudice à 100 millions de dollars. Elle indique avoir tenté, sans succès, d’ouvrir des discussions à l’amiable avec les autorités guinéennes.

Dans le même temps, la société émiratie Axis Minerals, présente en Guinée depuis plus de dix ans, a également engagé une procédure devant le CIRDI. Elle réclame près de 29 milliards de dollars après l’annulation de son permis d’exploitation de bauxite à Boffa.

Selon l’entreprise, cette décision a entraîné l’arrêt immédiat de ses activités, le blocage de ses comptes ainsi qu’une atteinte à ses droits. Sa maison mère, Axis International Ltd, évalue le préjudice à environ 29 milliards de dollars, faisant de cette plainte l’une des plus importantes jamais introduites devant le CIRDI.

Ces différentes affaires s’inscrivent dans une volonté affichée de l’État guinéen de reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et de restructurer le secteur minier.

Toutefois, ces litiges, portant sur des montants considérables, pourraient affecter l’image du pays à l’international. Ils interviennent à un moment où Conakry cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs tout en promouvant une gestion plus équitable de ses richesses.

Guinée : plusieurs procédures judiciaires ouvertes contre des réseaux terroristes

Les autorités judiciaires guinéennes intensifient la lutte contre le terrorisme. Plusieurs interpellations et enquêtes ont été engagées sur fond de réseaux de radicalisation.

Le Parquet général près la Cour d’Appel de Conakry a annoncé l’ouverture et la conduite de plusieurs procédures judiciaires d’envergure dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Guinée. Cette communication traduit un renforcement des actions judiciaires menées en lien avec les forces de défense et de sécurité.

« Dans le cadre de l’application stricte de la politique pénale définie par le gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, plusieurs procédures judiciaires d’envergure ont été engagées et traitées avec diligence sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué.

Selon les autorités judiciaires, les enquêtes ont conduit à l’interpellation, en avril 2025, de onze individus dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Ce groupe comprenait sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabè et un Guinéen, tous soupçonnés d’activités liées au terrorisme.

Dans la même dynamique, un ressortissant malien, Fotigui Daou, a été arrêté à Kankan par la gendarmerie nationale. Il est suspecté d’appartenir à une cellule dormante affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

« Les investigations ont permis d’établir des liens entre l’intéressé et le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne », souligne le Parquet général. Lors de son audition, le suspect aurait reconnu sa participation à une opération de libération d’otages contre rançon, destinée à financer des activités terroristes.

Les enquêtes ont également mis en évidence l’existence de plusieurs groupes WhatsApp liés au GSIM, notamment « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ».

Ces plateformes regrouperaient 513 membres, dont 38 Guinéens. Parmi eux, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savane ont été identifiés comme membres actifs de ces réseaux. Ils ont été interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry, selon le communiqué.

L’ensemble des personnes arrêtées a été présenté devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme. Elles ont été inculpées et placées en détention pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Le Parquet général a réaffirmé la détermination des autorités à lutter contre ce phénomène. « La lutte contre le terrorisme constitue une priorité nationale absolue, nécessitant une action coordonnée et résolue de toutes les institutions de l’État », indique-t-il.

Les autorités appellent également les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les services compétents pour signaler tout comportement suspect.

Enfin, le Parquet rappelle que toute implication dans des activités terroristes expose ses auteurs à des sanctions pénales lourdes, sans distinction de statut ou de nationalité, dans le respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales.

Guinée : Doumbouya hausse le ton face à la crise de liquidités

Face à la rareté des espèces, le président Mamadi Doumbouya a donné des instructions fermes au gouvernement. Il appelle à des mesures urgentes et à une modernisation rapide des paiements.

 

Alors que la crise de liquidités persiste en Guinée, le président Mamadi Doumbouya a haussé le ton en donnant des directives claires au gouvernement dirigé par Bah Oury. Le chef de l’État a effectué une visite inopinée à la Primature, mardi 17 mars, en pleine réunion du conseil interministériel.

Cette intervention s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les espèces, au cœur de la crise liquidités Guinée.

Des mesures d’urgence annoncées

À l’issue de cette visite, le Premier ministre a salué une initiative rare. Selon lui, le président est venu directement fixer les orientations sur les sujets jugés prioritaires. Parmi les décisions annoncées figure notamment l’impression de nouveaux billets afin de répondre à la pénurie actuelle.

Cette mesure vise à atténuer rapidement les effets de la crise liquidités Guinée sur les activités économiques.

Accélérer la modernisation des paiements

Au-delà de l’urgence, le président Doumbouya a également insisté sur la nécessité de moderniser les moyens de paiement. Il a fixé un délai de trois à quatre mois pour accélérer la transition vers les paiements électroniques. L’objectif est de réduire la dépendance aux espèces et de faciliter les transactions dans l’économie. Pour le gouvernement, cette orientation constitue une réponse structurelle à la crise liquidités Guinée.

Le Premier ministre a rappelé que dans plusieurs pays, les transactions se font majoritairement via les banques et les outils numériques.

Une communication attendue des autorités économiques

Les autorités ont annoncé une prise de parole prochaine du gouverneur de la Banque centrale, Karamo Kaba, et de la ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla. Cette communication devrait apporter des éclaircissements sur les causes de la rareté des espèces dans le circuit économique. Elle devrait également préciser les mesures envisagées pour stabiliser la situation. Le gouvernement se veut toutefois rassurant.

Selon Bah Oury, la résolution de la crise liquidités Guinée passera par l’implication de l’ensemble des acteurs économiques.

Guinée : 50 circonscriptions électorales fixées avant les législatives de mai 2026

À l’approche des élections législatives du 24 mai 2026, les autorités guinéennes précisent l’organisation du scrutin. Un arrêté du ministère de l’Administration du territoire fixe officiellement à 50 le nombre de circonscriptions électorales.

 

À quelques semaines des élections législatives prévues le 24 mai 2026, le gouvernement guinéen pose un jalon important dans l’organisation du scrutin. Le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) a signé un arrêté fixant la cartographie électorale du pays.

Selon le document officiel, la Guinée compte désormais 50 circonscriptions électorales réparties sur l’ensemble du territoire national.

Dans son article premier, l’arrêté précise clairement ce chiffre et établit le cadre territorial dans lequel se dérouleront les prochaines élections parlementaires.

Les autorités expliquent que la répartition des circonscriptions répond à des principes constitutionnels. Le texte souligne que cette organisation respecte la représentativité des différentes divisions territoriales au sein de l’Assemblée nationale.

Le document précise également que cette configuration vise à garantir l’égalité des citoyens dans l’expression du suffrage, conformément aux dispositions de l’article 105 de la Constitution.

Par ailleurs, l’arrêté rappelle le mode de désignation des députés. Chaque circonscription élira un ou plusieurs représentants, selon plusieurs types de scrutin.

Ainsi, les députés pourront être élus soit au scrutin uninominal, soit au scrutin plurinominal, soit encore au scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle.

La répartition des sièges se fera en fonction du poids démographique de chaque zone. Cette disposition s’appuie sur les règles fixées par l’article 149 du Code électoral guinéen.

Enfin, le texte officiel indique que la liste complète des circonscriptions électorales figure en annexe de l’arrêté sous la forme d’un tableau détaillé.

Cette décision marque une étape importante dans la préparation des élections législatives, un scrutin attendu dans le processus politique en Guinée.

Guinée : les retraités ne peuvent plus servir au MATD

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation rappelle que les cadres ayant pris leur retraite ne sont plus autorisés à exercer des fonctions dans ses services. La mesure vise à respecter la loi et encadrer la gestion du personnel.

Dans une note circulaire envoyée aux directeurs nationaux et généraux, aux chefs de service, ainsi qu’aux gouverneurs et préfets, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a confirmé que les cadres ayant fait valoir leur droit à la retraite ne peuvent plus continuer à travailler dans le département.

Selon le ministre, cette décision fait suite au constat que « plusieurs cadres ayant pris leur retraite continuent de servir, tant au niveau central qu’au niveau déconcentré ».

Le ministère précise que cette pratique est contraire à la loi L/027/AN du 07 juin 2019 portant Statut général des agents de l’État.

Ainsi, le MATD indique qu’aucun cadre concerné n’est désormais autorisé à exercer une activité dans ses services, que ce soit au niveau central ou déconcentré. « Il est porté à votre connaissance qu’à compter de ce jour, lundi 2 mars 2026, aucun agent ayant fait valoir ses droits à la retraite n’est autorisé à servir dans les services du ministère, ni au niveau central, ni au niveau déconcentré », a insisté le ministre.

Au nom du président de la République et du Premier ministre, le ministre a toutefois exprimé sa reconnaissance aux cadres retraités pour les services loyaux rendus à la Nation. « Leur engagement et leur dévouement resteront inscrits dans la mémoire collective », a-t-il souligné, en insistant sur l’application stricte et immédiate de cette décision.

Guinée : les extraits de naissance biométriques lancés, cap sur un état civil sécurisé

Avec le lancement des extraits de naissance biométriques à Sanoyah, la Guinée accélère la modernisation de son état civil et mise sur la digitalisation pour lutter contre la fraude.

 

Les opérations de délivrance des extraits de naissance biométriques ont été officiellement lancées à Sanoyah, marquant une nouvelle étape dans la réforme de l’état civil en Guinée. La cérémonie s’est tenue à la Maison des jeunes, en présence du directeur général de l’Office national de l’état civil et de l’Identification (ONECI).

Cette phase pilote prévoit la distribution de 2 000 extraits sécurisés aux habitants de la commune. L’objectif est clair : améliorer la fiabilité des documents d’état civil et réduire les délais d’obtention.

Pour accéder à ce nouveau document, les usagers doivent présenter un ancien extrait de naissance, un jugement supplétif transcrit ou un document issu du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). Les autorités précisent que les pièces délivrées par des structures non habilitées ne sont pas recevables.

Sur le plan financier, la mesure se veut incitative. La délivrance est gratuite pour les personnes âgées de 15 à 30 ans. En revanche, pour les enfants de 0 à 15 ans, les parents devront s’acquitter de 60 000 francs guinéens, correspondant aux frais administratifs.

Selon les responsables locaux, cette initiative vise plusieurs objectifs : lutter contre les fraudes et les doublons, sécuriser les données personnelles et simplifier les démarches administratives pour les citoyens.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation des services publics en Guinée. Les autorités entendent ainsi renforcer la transparence, améliorer l’efficacité administrative et moderniser la gouvernance.

Un représentant du Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a rappelé que la première délivrance de l’extrait biométrique est gratuite sur toute l’étendue du territoire national, à condition d’être préalablement enrôlé à l’état civil.

En cas de perte, une déclaration auprès des services de police est obligatoire. Toute nouvelle demande sera alors facturée à 60 000 francs guinéens.

Guinée : réforme des partis politiques, premières tensions dans l’arène politique

La mise en œuvre d’un nouveau cadre juridique des partis politiques en Guinée ravive les inquiétudes de l’opposition, qui redoute une recomposition politique sous pression des autorités.

 

 

Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a officiellement informé les partis légalement reconnus de l’entrée en vigueur d’un nouveau dispositif juridique encadrant la création, l’organisation et le fonctionnement des formations politiques en République de Guinée. Cette réforme s’appuie sur la loi organique LO/2025/035/CNT, promulguée le 21 novembre 2025.

Selon le MATD, les partis politiques sont désormais tenus d’organiser des congrès extraordinaires à tous les échelons. Ils devront également adopter de nouveaux statuts et règlements intérieurs intégrant des mécanismes d’alternance démocratique, ainsi que des dispositifs internes de gestion des différends.

Cette réforme n’a pas tardé à susciter des réactions au sein de la classe politique. Dans un entretien accordé à Guinée360, Oumar Sanoh, président du Bloc Libéral (BL), a exprimé ses réserves quant aux conditions d’application de ces nouvelles mesures.

« Pendant que le Premier ministre dirige un mouvement en cours de transformation en parti politique, dénommé GMD, peut-on parler d’un parti d’État en gestation ? », s’interroge-t-il.

Pour Oumar Sanoh, cette dynamique pourrait fragiliser l’équilibre démocratique du pays. Il rappelle que le multipartisme intégral en Guinée trouve ses racines dans la Constitution du 23 décembre 1990, estimant qu’une remise en cause de ces acquis constituerait un recul démocratique.

Le leader du Bloc Libéral évoque également ce qu’il considère comme une pression accrue sur les formations politiques. Il dénonce notamment une « menace réelle de suspension des partis », pointant du doigt les exigences administratives imposées aux acteurs politiques.

Selon lui, la montée en puissance du mouvement GMD poserait également la question de l’utilisation de ressources publiques dans un contexte politique sensible. Il s’interroge sur la légitimité d’un chef de gouvernement à diriger une structure politique en construction.

Enfin, Oumar Sanoh établit un parallèle avec d’anciens partis au pouvoir, tels que le PUP et le RPG. Il estime que les nouvelles exigences, notamment la nécessité de disposer de sièges dans les 378 communes du pays, ne constituent pas des critères pertinents pour mesurer le poids réel d’une formation politique.

Pour lui, seules les élections restent l’outil légitime d’évaluation de la représentativité des partis, appelant à une approche plus équilibrée dans l’encadrement du jeu politique guinéen.

Sécurité frontalière : la Guinée et le Sénégal renforcent leur coordination militaire à Labé

Face aux défis sécuritaires croissants, les armées de la Guinée et du Sénégal consolident leur coopération. Réunis à Labé, leurs responsables militaires ont harmonisé leurs stratégies pour mieux sécuriser la frontière commune.

Les commandants de région et de zone militaires de la Guinée et du Sénégal ont conclu, mardi à Labé, une rencontre de coordination centrée sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Réunis du 24 au 25 février au Bataillon de la portion centrale de Labé, dans le nord guinéen, les responsables militaires ont tenu une session de travail dédiée à la sécurité le long de la frontière commune, selon une information du ministère guinéen de la Défense.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays voisins, unis par des liens historiques et culturels forts.

Pendant deux jours, les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires transfrontaliers, notamment la lutte contre la criminalité organisée, la gestion concertée des frontières, le partage de renseignements opérationnels ainsi que la préparation d’opérations conjointes. La coopération militaire Guinée Sénégal a ainsi été au cœur des échanges.

Les travaux ont permis d’aligner les approches stratégiques et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les unités déployées dans les zones frontalières, consolidant davantage la coopération militaire Guinée Sénégal.

Au terme de la rencontre, les responsables militaires ont réaffirmé leur volonté commune d’agir ensemble pour garantir la stabilité, la paix et la sécurité le long de la frontière guinéo-sénégalaise. Cette dynamique confirme la solidité de la coopération militaire Guinée Sénégal.

La session s’est achevée dans une atmosphère de fraternité, marquée par des échanges de présents symboliques illustrant l’estime mutuelle et la qualité des relations entre les Forces armées des deux pays.

Sommet de l’Union africaine : la Guinée choisie pour accueillir le Centre africain de développement minier

Au terme du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la Guinée a été désignée pour accueillir le Centre africain de développement minier, une décision stratégique pour l’avenir du secteur extractif continental.

 

À l’issue du 39e sommet de l’Union africaine, clôturé ce dimanche 15 février à Addis-Abeba, la participation de la Guinée ne s’est pas limitée aux débats politiques. Le pays a été officiellement retenu pour accueillir le Centre africain de développement minier, une structure appelée à jouer un rôle stratégique dans la transformation du secteur extractif à l’échelle continentale.

Dans un compte rendu diffusé par les médias publics, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a confirmé cette décision. Il a indiqué que le Centre africain de développement minier se veut « un véritable laboratoire au service de l’Afrique », chargé de produire des analyses, des études comparatives et des orientations stratégiques. L’ambition affichée est de permettre aux ressources minières africaines de bénéficier prioritairement aux populations du continent.

À l’issue d’un échange avec la commissaire de l’Union africaine chargée du Développement économique, du Commerce, de l’Industrie, des Mines et du Tourisme, le chef de la diplomatie guinéenne a précisé la portée de cette désignation.

« Je suis venu représenter le chef de l’État, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, auprès de l’Union africaine et particulièrement auprès de madame la Commissaire. Il ressort de nos discussions que la Guinée est désormais perçue comme un pays capable de redynamiser le secteur minier africain. Le choix de Conakry pour abriter le Centre africain des mines traduit la confiance accordée à notre pays par l’Union africaine », a-t-il déclaré.

Le ministre a ajouté que le Président Doumbouya « a salué cette marque de confiance » et lui a donné instruction d’assurer que la Guinée « assumera pleinement sa contribution financière, sociale et technique pour la mise en place et le fonctionnement optimal du Centre ».

Morissanda Kouyaté a également mis en avant l’engagement personnel de la commissaire en faveur de cette institution, soulignant que dans un contexte mondial marqué par de fortes convoitises autour des minerais critiques, il revient aux Africains de valoriser eux-mêmes leurs ressources. « C’est la voie engagée par le Président Doumbouya en Guinée. Une fois encore, notre pays jouera pleinement sa partition », a-t-il assuré.

De son côté, la commissaire de l’Union africaine, Francisca Tatchouop Belobe, a qualifié cette désignation de « moment historique » pour la coopération africaine.

« Nous exprimons notre reconnaissance au Président de la République pour son engagement constant et pour l’attention particulière qu’il accorde à cette question stratégique. Avec l’installation du Centre africain de développement minier, actuellement hébergé par l’Union africaine mais dont le siège officiel est établi à Conakry, nous vivons une étape déterminante », a-t-elle affirmé.

Elle s’est réjouie de la formalisation du siège du Centre, estimant que cette avancée permettra de renforcer ses capacités d’action et de mieux répondre aux défis stratégiques et géopolitiques liés au secteur minier, « un pilier essentiel pour l’avenir du continent ».

Cette décision intervient dans un contexte particulier pour la Guinée, récemment engagée dans un partenariat avec les États-Unis dans le domaine des minerais critiques. Dans un environnement international marqué par une compétition accrue autour de ces ressources stratégiques, cette dynamique conforte la position du pays comme acteur central du secteur minier africain.

Affaires religieuses : Karamo Diawara reconduit et affiche ses ambitions pour la paix

Reconduit au poste de ministre secrétaire général des Affaires religieuses dans le premier gouvernement de la Cinquième République, Elhadj Karamo Diawara a été officiellement installé ce jeudi 5 février 2026. Lors de la cérémonie, il a salué les avancées enregistrées depuis le 5 septembre 2021 et réaffirmé son engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale en Guinée.

Le ministre secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara, reconduit lundi dernier, a été officiellement installé dans ses fonctions ce jeudi 5 février 2026. En poste depuis novembre 2022, il conserve ce portefeuille au sein du premier gouvernement de la Cinquième République.

Dans son allocution d’installation, le ministre Karamo Diawara est revenu sur les progrès réalisés par le régime depuis l’avènement du 5 septembre 2021. Il a notamment rappelé que, par le passé, la Guinée ne figurait pas parmi les références africaines en matière d’organisation des voyages vers l’Arabie saoudite. Un constat qu’il entend désormais consolider, tout en travaillant à faire du pays un espace de paix durable.

Il a ainsi réaffirmé sa détermination à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les différentes confessions religieuses et sensibilités spirituelles. Selon lui, la promotion du dialogue interreligieux et la gestion apaisée des divergences doctrinales constituent des leviers essentiels pour prévenir la violence, la haine et la méfiance au sein de la société guinéenne. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’image de la Guinée, tant sur le plan national qu’international, notamment dans les domaines liés aux affaires religieuses.

Abordant la question du pèlerinage, Elhadj Karamo Diawara a mis en exergue les avancées notables enregistrées sous la conduite du Président Mamadi Doumbouya. Il a souligné que la Guinée figure désormais parmi les pays les mieux classés en matière de communication et d’organisation du hadj, se hissant progressivement dans le cercle restreint des nations africaines les plus performantes dans ce domaine. Il a également rappelé les distinctions obtenues par la Guinée lors de compétitions internationales liées au Saint Coran.

Le ministre a par ailleurs indiqué que, grâce aux efforts du chef de l’État, les pèlerins guinéens bénéficient désormais de conditions d’hébergement privilégiées à La Mecque, à proximité immédiate des Lieux Saints. Une amélioration notable, selon lui, par rapport aux pratiques antérieures.

Pour conclure, Elhadj Karamo Diawara a formulé des prières pour la Guinée, pour le peuple guinéen et pour le Président de la République Mamadi Doumbouya, qu’il a présenté comme un acteur clé de la paix, du développement et du vivre-ensemble.

Déguerpissements en Guinée : Mamadi Doumbouya justifie une décision jugée sensible

Face aux critiques suscitées par les opérations de déguerpissement, le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, explique leur nécessité au nom de la sécurité et de la santé publique.

Face à la recrudescence des opérations de déguerpissement des encombrants physiques le long des principaux axes routiers, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a pris la parole ce vendredi 30 janvier 2026 afin d’apporter des éclaircissements.

Dans un message diffusé sur sa page Facebook officielle, le chef de l’État a tenu à expliquer le bien-fondé de ces opérations, régulièrement dénoncées par certaines populations qui les jugent excessivement rigoureuses.

« Je m’adresse à vous avec respect et responsabilité », a-t-il indiqué d’entrée.

Selon Mamadi Doumbouya, les actions de libération des routes et des abords des marchés « ne constituent ni une sanction, ni un manque de considération envers votre courage et votre travail quotidien ». Elles s’inscrivent, précise-t-il, dans une logique de sécurité, de santé publique et de protection des populations.

Le président de la transition a rappelé que l’occupation des bords de routes, tant pour le commerce que pour l’habitat, expose chaque jour les citoyens, notamment les femmes et les enfants, à de nombreux risques, parmi lesquels :

les accidents de la circulation ; la pollution ; les maladies respiratoires ; l’insalubrité des denrées alimentaires.

« Aucune nation ne peut prétendre à un développement durable lorsque ses routes se transforment en marchés improvisés et que la vie humaine y est continuellement en danger », a-t-il insisté.

Conscient de la sensibilité de ces mesures, Mamadi Doumbouya reconnaît leur caractère difficile, mais estime qu’elles demeurent indispensables « dans l’intérêt général », afin de construire « une Guinée plus sûre, plus propre et mieux organisée ». Il ambitionne un pays où les femmes pourront exercer leurs activités « dans la dignité et la sécurité », et où les enfants évolueront dans un environnement sanitaire plus sain.

Le chef de l’État a également rassuré sur les efforts en cours, affirmant que l’État, en lien avec les collectivités locales, œuvre à l’identification de sites aménagés, sécurisés et organisés, destinés à accueillir les activités économiques, « dans le respect de la loi et de la dignité humaine ».

Enfin, Mamadi Doumbouya a appelé les populations à faire preuve de confiance, de patience et de solidarité collective :

« Le sacrifice et la discipline d’aujourd’hui constituent la protection de demain. Pour nos enfants. Pour notre santé. Pour la Guinée. »

Fin des sanctions : la Guinée pleinement réintégrée dans la CEDEAO

La CEDEAO a officiellement levé toutes les sanctions contre la Guinée, saluant le retour à l’ordre constitutionnel après l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Après l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la levée totale des sanctions prises contre la Guinée à la suite du coup d’État du 5 septembre 2021, qui avait conduit à la chute du président Alpha Condé.

Dans un communiqué officiel, l’organisation sous-régionale a salué le gouvernement et le peuple guinéens pour le déroulement jugé satisfaisant de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, ainsi que pour l’investiture du président Mamadi Doumbouya, intervenue le 17 janvier 2026. La CEDEAO encourage par ailleurs les autorités à poursuivre des politiques favorisant la cohésion sociale, l’unité nationale et une prospérité inclusive au profit de tous les citoyens guinéens.

« La Conférence des chefs d’État et de gouvernement lève, avec effet immédiat, toutes les sanctions résiduelles contre la République de Guinée et les personnes concernées par le processus de transition, et réintègre pleinement la Guinée dans l’ensemble des organes décisionnels de la CEDEAO ainsi que dans les mécanismes d’intégration régionale », indique le communiqué.

Tenant compte du contexte sociopolitique du pays, l’institution ouest-africaine invite les autorités guinéennes à tirer pleinement profit du retour à l’ordre constitutionnel pour renforcer le dialogue national. Elle les exhorte à intensifier les concertations entre toutes les parties prenantes afin de garantir une inclusion élargie, de consolider la cohésion sociale et de bâtir un consensus national, à l’approche des élections législatives et au-delà.

La CEDEAO appelle également le gouvernement guinéen à redoubler d’efforts pour renforcer la démocratie, promouvoir la bonne gouvernance, consolider l’État de droit et accélérer le développement économique et social.

Enfin, l’organisation sous-régionale encourage les États membres, l’Union africaine, les Nations unies ainsi que l’ensemble des partenaires internationaux à poursuivre leur appui en faveur de la stabilisation, du renforcement de la démocratie et du développement durable en République de Guinée.

La Guinée lance la semaine du soldat pour les 65 ans de l’armée Guinéenne

Le ministre de la défense et de la sécurité nationale a lancé mardi 31 octobre 2023, la semaine du soldat.

 

C’est sous le thème « Notre armée, notre raison d’être », que cet évènement a été lancé en présence des membres du gouvernement et des étudiants et élèves pour un exposé sur les différents corps qui composent l’armée guinéenne. En effet, cet événement qui se situe dans le cadre de la célébration des 65 ans de l’armée guinéenne est une initiative du Président de la Transition le Colonel Mamadi Doumbouya qui s’inscrit dans le cadre de la refondation. Il vise aussi à « rapprocher les populations et l’armée guinéenne ».

Pour cette semaine du soldat qui est lancée, plusieurs activités sont lancées à l’instar de l’ouverture des ouvre des stands pour que les citoyens puissent connaître les composantes de l’armée et leurs missions.  Le commissaire divisionnaire de la police a indiqué que, pour les 65 ans de l’armée, « nous lançons un message de collaboration à tous les citoyens, nous sommes à leurs services. Qu’ils ne voient pas en la police, un instrument de répression, mais un outil de prévention et de dialogue pour renforcer le tissu social », a laissé le commissaire divisionnaire de la police Lanceï Camara.

Avant d’ajouter que, exhorté les citoyens au respect de la loi et au renforcement des liens entre l’armée et les citoyens. « L’armée c’est le creuset de l’unité nationale et la règle de la police c’est la défense des individus, de la société et leurs biens ».Apprend-on sur Guinée360.

Guinée : les enseignants contractuels de Kankan reprennent les cours

Les enseignants contractuels de Kankan ont massivement repris les chemins de l’école, ce lundi 30 octobre 2023.

 

Après la signature du protocole d’accord entre la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée et les ministres de l’Enseignement Pré-universitaire et celui de l’Administration du territoire, ces enseignants ont été appelés à rejoindre les classes.Au lycée Almamy Samory Touré (AST), le proviseur, N’faly Sidibé, a confirmé la présence effective des contractuels dans son établissement. « Les enseignants contractuels programmés ont tous répondu présent à 100% avec détermination. Et d’ailleurs, ils avaient tous leurs cahiers de préparation à jour, des leçons bien préparées et ils sont à l’aise en dispensant les cours aux enfants comme s’ils n’étaient pas en grève. Je trouve ça très salutaire. J’avoue que cette situation était devenue inquiétante parce que c’est moi-même qui tenais les classes en manque de professeur ». Apprend-on sur Guinée 360.

De son côté, Youssouf Touré, proviseur du Lycée 3 Avril de Kankan reconnaît que «  depuis le samedi, nous étions très contents de cette annonce, car l’absence de ces enseignants se faisait ressentir au sein de mon établissement. Ce sont eux qui dispensaient toutes les matières (français, physique, chimie, histoire), dans toutes les classes d’examen. Vraiment, je dis merci aux signataires de cet accord ». Pour toucher les faits du bout des doigts, notre reporter s’est dirigé vers une des classes de terminale science mathématique au Lycée AST. Dans cette classe, Fodé Mara, enseignant contractuel, dispense un cours de Physique. « Nous avons appris qu’un accord a été signé entre les deux parties. Donc, en tant que contractuel, je ne peux que venir dispenser mes cours comme d’habitude », a-t-il confié.

À noter que depuis l’ouverture des classes, le 4 octobre dernier, les enseignants contractuels de Kankan, avaient boudé les écoles publiques.

Source: Guinée360

Guinée-transports : Félix Lamah annonce le début des visites techniques le 1er novembre

Le ministre des transports a annoncé à travers un communiqué que,  les opérations de contrôle de vignette et celui technique obligatoire et les certificats de visite démarrent, ce mercredi 1er novembre 2023 pour tout type de véhicule.

 

Le communiqué du ministre des transports, Félix Lamah, publié le 28 octobre 2023, précise que les opérations de contrôle de vignette ne concerne uniquement que les véhicules circulant à Conakry ou se rendant à l’intérieur du pays, en attendant l’installation très prochainement d’autres centres de visite technique dans les villes de l’intérieur.

Le Ministère des Transports ajoute par la même occasion que le contrôle des certificats de visite technique pour les catégories de véhicules ci-dessous ayant démarré, le 02 mai 2023, se poursuit et obéit au même principe:
– Transport d’hydrocarbures et de matières dangereuses :
– Transport d’agrégats:
Tout type de transport de marchandises:
– Tout type d’engins miniers, agricoles et de travaux publics empruntant la voie publique.

Rappelons que, ces contrôles concernent tout véhicule  de transport public et privé de voyageurs (taxis urbain et interurbain, mini bus, bus) ainsi que pour les véhicules particuliers.

CNT: les conseillers adoptent deux projets de lois

Réunis en plénière, ce mercredi 25 octobre 2023, les conseillers nationaux de la transition ont adopté, à l’unanimité, deux projets de lois relatifs au régime de l’état civil et l’identification des personnes physiques en République Guinée.

 

La première loi portant Identification des personnes physiques comprend 119 articles répartis en 3 titres. Elle donne un régime juridique propre à l’identification des personnes physiques qui, avant ce projet, n’existait pas, selon le conseiller Fingui Camara, vice-président de la commission Constitution, lois organiques, Administration publique, Organisation judiciaire. Cette loi prévoit aussi des règles visant à garantir et à assurer la sécurité juridique aux citoyens guinéens et la protection de leurs données personnelles, fonder les politiques publiques sur des données fiables en perpétuelle évolution, mieux connaître la population guinéenne et la population étrangère, résidant en Guinée.

Elle permet, en outre, de préfigurer la création d’un registre national des personnes physiques, mais aussi de l’attribution d’un numéro personnel d’identification (NPI) à chaque citoyen guinéen. Elle définit et détermine les procédés d’identification nominative, personnelle, numérique et biométrique des personnes physiques dans le pays.

La seconde loi qui porte sur le régime de l’état civil est composée de 286 articles répartis en 6 titres. Selon le conseiller Sayon Mara, rapporteur de ladite commission, cette autre loi vise la modernisation et la généralisation du système de l’état civil guinéen sur l’ensemble du territoire national. Elle apporte des innovations, concernant entre autres, le rapprochement de l’état civil des populations par la création des centres principaux, des centres secondaires et des centres de déclaration de l’état civil et de l’identification, la consécration du mariage dans les lieux de culte, la mise en place d’un processus de dématérialisation et de digitalisation des actes de l’état civil, qui permettra de stocker les données au niveau national et de les sécuriser, les règles régissant l’état civil des Guinéens et des étrangers résidant en République de Guinée, les procédures d’enregistrement des faits d’état civil, leur gestion informatisée et la production des statistiques vitales, les modes de traitement des actes de l’état civil, les précisions sur les registres de l’état civil et sur les jugements supplétifs tenant lieu des actes de l’état civil. Ainsi que les rapports entre le parquet et les officiers de l’état civil, le régime des sanctions disciplinaires et pénales en structurant ces dernières en des peines d’amende correctionnelles et criminelles.

Pour le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, l’adoption de ces lois par le CNT « est un service rendu à la refondation et à la rectification institutionnelle de notre nation à tous les niveaux».

Selon Mory Condé, ces lois vont permettre «d’offrir une base de données unique interopérable avec le secteur de la santé du niveau poste de santé jusqu’au niveau central en passant par les centres de santé, les centres médicaux communaux, les hôpitaux préfectoraux et régionaux. Elles contribueront aussi à l’amélioration de la gouvernance à travers l’interopérabilité entre tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle et politique de notre pays ».

Source: Guinée 360

Le président de la transition nomme les membres du conseil d’administration de la poste

Le colonel Mamadi Doumbouya a nommé les membres du Conseil d’administration de la Poste guinéenne, ce mercredi 25 octobre 2023 à travers un décret lu à la télévision nationale.

 

Parmi les nouveaux membres on note : Youssouf Boundou Sylla, secrétaire général du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi (président)

Dr Mahmoudou Touré, Secrétaire général du ministère du Plan et de la Coopération internationale

Mme Fatoumata Binta Barry : ministère des infrastructures et des transports.

Fodé Fofana : Inspecteur général ministère des Postes, télécommunications et de l’Economie Numérique.

Samba Bokoum : Conseiller chargé des questions industrielles et du contenu local au ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME.

Dr Cheik Sidya Diabaté : conseiller chargé de gouvernance territoriale participative au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Abdoulaye Touré : Directeur national des postes au ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

Mohamed Diallo : directeur général du contrôle des marchés publics au ministère de l’Economie et des Finances.

Yaya Condé : directeur général du contrôle permanent de la BCRG.

L’ambassade de Guinée en Belgique inaugurée

Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a inauguré mardi 24 octobre 2023, les nouveaux locaux de l’ambassade de Guinée en Belgique.

 

Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, qui s’est exprimé à la télévision nationale, indique que le bâtiment composé de plusieurs bureaux.

Selon le site Guinée 360, le bâtiment de l’ambassade de Guinée en Belgique a été acheté par le président de la transition Mamadi Doumbouya. le prix reste pour le moment inconnu.

La cérémonie inaugurale a connu la présence de plusieurs ambassadeurs du pays en Europe. Il s’agit notamment de ceux de la France, de l’Allemagne et du Royaume Uni.

Guinée : la loi sur le financement de l’accès à l’électricité promulguée

Le président de la transition Colonel Mamadi Doumbouya a promulgué ce lundi 23 octobre 2023, la loi portant autorisation de financement du projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée.

 

L’accord-cadre signé le 12 mai 2023 entre la Guinée et la Banque islamique de développement (BID), porte sur un montant de 90 millions de dollars américain.

La loi demandant l’autorisation de financement de ce projet a été votée en plénière le 14 juillet 2023 par les Conseillers nationaux du CNT. Apprend-on sur le site Guinée360.

Guinée : Bernard Goumou ordonne la récupération des passeports diplomatiques des hauts cadres

L’annonce a été faite à travers un communiqué publié lundi 23 octobre 2023, par le premier ministre.

 

La récupération des passeports diplomatiques et de services des fonctionnaires et  hauts cadres de l’Etat est une mesure qui vise à améliorer les formalités administratives concernant les voyages professionnels de ces fonctionnaires et hauts cadres de l’Administration.

A cet effet, le chef du gouvernement invite le ministre secrétaire général du gouvernement à travailler dans un bref délai, en collaboration avec le ministre des affaires étrangères à faire des propositions de réorganisation du circuit administratif d’octroi des ordres de mission, des formalités d’obtention de visas et des formalités de départ et d’arrivée à l’aéroport de Conakry.

Pour finir, le premier ministre a profité de cette occasion pour réitérer sa confiance aux membres de son gouvernement et rappelle que la refondation exige l’amélioration continue de la qualité des services publics.

Guinée : Mamadi Doumbouya  inaugure l’École régionale des Arts et Métiers

Le président de la transition va se rendre ce vendredi 20 octobre 2023, à Coyah pour l’inauguration de l’école régionale des arts et métiers (Eram) de Coyah.

 

Situé à Bentourayah dans la préfecture de Coyah, l’école régionale des Arts et Métiers de Coyah est une nouvelle école au compte du ministère de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi.

Ce centre de formation technique et professionnel à caractère régional compte plusieurs filières. Parmi lesquelles : génie mécanique, multimédias, électricité, électronique. Des filières du bâtiment, comme le carrelage, la peinture, la topométrie, la mécanique du sol, etc.

Notons qu’après l’inauguration à Coyah, le président de la transition va se rendre à Donka pour inaugurer une autre école du même genre. Le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Alpha Bacar Barry, est déjà sur place avec tous les cadres de son département.

Guinée : Mamadi Doumbouya nomme plusieurs hauts cadres au ministère de l’enseignement supérieur

Le président de la transition a signé u décret mercredi 18 octobre 2023, portant nomination des hautes fonctions au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

 

Parmi les nouveaux responsables, l’on note :

Institut supérieur des arts Mory Kanté de Dubréka (ISAMK)

-Directeur général : Dr Faya Pascal Ifono, précédemment directeur général adjoint chargé de la recherche de l’Institut supérieur des arts Mory Kanté;
-Directrice générale adjointe chargée de recherche : Dre Mafory Bangoura précédemment directrice générale de la recherche de l’Institut supérieur des arts Mory Kanté de Dubréka.

École supérieure de l’hôtellerie et du tourisme:

-Directrice générale: Dre Fatoumata Bah, enseignante chercheuse précédemment conseillère chargée des questions de recherche scientifique et d’innovation ;
-Directeur général adjoint chargé des études : Dr Ousmane Sangaré, enseignant chercheur précédemment directeur général adjoint chargé des études à l’institut supérieur de formation à distance.
-Directeur général adjoint chargé de la recherche : Karamoko Lansary Sylla précédemment directeur général adjoint chargé des études à l’institut supérieur de formation à distance ;
-Secrétaire général : Mamadou Kouyaté enseignant chercheur à l’institut supérieur de formation à distance.

Institut supérieur de Formation à distance (ISFAD)

-Directeur général adjoint chargé des études : Fayimba Mara, enseignant chercheur à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia.
-Secrétaire général : Kandja Camara, enseignant chercheur à l’Université général Lansana Conté de sonfonia .

Institut supérieur des mines et géologies de Boké:

-Directeur général chargé de la recherche : Dr Ahmed Amara Konaté, enseignant chercheur précédemment directeur du laboratoire de recherche en géologie appliquée de l’Institut supérieur des mines et géologies de Boké en remplacement de Dr Mamady Cissé, appelé à d’autres fonctions.

Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLCSC)

-Recteur : Pr Daniel Lama, enseignant chercheur précédemment recteur de l’université de Kindia en remplacement de Pr Manga Keita appelé à d’autres fonctions.
-Vice-recteur chargé de la recherche : Pr Abdoul Karim Diallo, enseignant chercheur précédemment inspecteur général au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation en remplacement de Dr Bagbo Onivogui appelé également à d’autres fonctions.

Université de Kindia :

-Recteur : Pr Akoï Massa Zoumanigui, précédemment directeur général de l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), en remplacement de Pr Daniel Lamah appelé à d’autres fonctions.

Institut supérieur des arts et sciences de l’éducation (ISSEG)

-Directeur général : Pr Mamadou Cellou Diallo, précédemment directeur général adjoint chargé de la recherche à l’institut des sciences de l’éducation en remplacement de professeur Akoï Massa Zoumanigui.
-Directeur général adjoint chargé de la recherche : professeur Faya Oularé, enseignant chercheur à l’Université Julius Nyéréré de Kankan.

Institut de linguistique appliquée (IRLA)

-Directrice générale adjointe: Dr Saran Camara enseignante chercheuse précédemment secrétaire scientifique du centre de recherche et de documentation environnementale pour le développement intégré de la Basse Guinée de Kindia.

Institut de recherche en biologie appliquée de Guinée (IRBAG):

-Directeur général : professeur Mohamed Sahar Traoré, précédemment directeur général adjoint de l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée.
-Directeur général adjoint : Dr Bago Onivogui, précédemment vice-recteur chargé de la recherche à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia.

 

 

 

Guinée : un nouveau-né meurt empoisonné à Kignenkoura

Le nourrisson de 48 heures a été retrouvé mort dans le domicile de ses parents mardi 17 octobre 2023, à  Kignenkoura relevant de la Commune urbaine de Siguiri.

 

La scène s’est déroulée à Kignenkoura dans  la commune de Siguiri. Selon les informations relayées sur le site Guinée 360, la voisine de la mère du bébé serait à l’origine de cet empoisonnement. C’est une femme qui est soupçonnée avoir empoisonnée  cet enfant. Selon le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Siguiri, qui a expliqué que la mort du nourrisson a été causée par une substance.

Les faits se sont déroulés tels que : « C’est la maman de ce bébé qui s’est déplacée pour se laver en laissant un de ses enfants pour surveiller le bébé, mais la dame du nom de Djenaba Traoré aurait commissionné l’enfant qui était à côté du bébé pour acheter le café pour son père. À son retour, l’enfant s’est croisé avec sa Maman qui avait fini de se laver. Ils ont trouvé que le bébé a perdu la vie », a relaté le médecin. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri s’est saisi du dossier. Dans le cadre d’une enquête qu’il a ordonnée, le doyen du village a été interrogé.

Il affirme que ces deux femmes ne sont pas des coépouses, mais elles ne s’entendaient pas et c’est leur jalousie qui serait à l’origine de la mort du nouveau-né. La femme mise en cause a été mise aux arrêts et conduite au commissariat central de Siguiri pour des fins d’enquêtes.

Guinée-insécurité à Siguiri : le préfet met sur pied  un numéro vert

Pour lutter contre l’insécurité dans la ville de Siguiri, le préfet de Siguiri, Dr Mouramani Cissé  a mis à la disposition des habitants, dimanche 15 octobre 2023, un numéro vert.

 

Le numéro 611515121 est disponible désormais 24h/24 pour remonter les informations. En effet, il a été mis sur pied pour lutter contre l’insécurité grandissante qui s’observe de plus en plus dans la ville de Siguiri depuis quelques temps.

En effet, le numéro vert mis à la disposition de la population va permettre aux habitants de dénoncer tout acte de banditisme dans la ville.

Rappelons que, c’est après l’arrestation samedi dernier de deux individus avec des armes à feu et des armes blanches dans le district de Bouré Balato, relevant de la sous-préfecture Kintinian, par les forces de défenses et les chasseurs dans le cadre de la lutte contre le banditisme que, le préfet a décidé de mettre un numéro vert à la disposition des habitants.

La Guinée inaugure sa première académie des sciences à Conakry

 La cérémonie d’ouverture de la première académie des sciences à Conakry s’est déroulée mercredi 11 octobre 2023 en présence du  Premier ministre Dr Bernard Goumou.

 

L’Académie des Sciences de Guinée a été officiellement lancée à Conakry ce mercredi, 11 octobre 2023. En effet, cette dernière vise à apporter de l’expertise à l’État et aux institutions publiques et privées et  à veiller à la qualité de l’enseignement des Sciences, des Lettres, des Arts et de la Culture à tous les niveaux du système éducatif, à prendre position sur des questions touchant les relations entre la Science et la Société.

L’académie des sciences de Guinée est composée d’une trentaine d’éminents scientifiques, composés de femmes et d’hommes, issus de plusieurs domaines. L’académie comprend 5 collèges qui sont : le Collège des sciences et techniques, le Collège des sciences naturelles et agronomiques, le Collège des sciences de la santé, le Collège des sciences humaines et sociales, des arts et culture et le Collège des sciences juridiques, politiques et économiques.

Notons que c’est une  initiative des autorités de la transition, pour éclairer la société et les plus hauts décideurs nationaux à travers des productions scientifiques et techniques.

Guinée : le colonel Doumbouya nomme des  ambassadeurs au  Japon et au Brésil

Le président de la transition a signé mercredi 11 octobre 2023,  les décrets portants nominations de l’ambassadeur du Japon et du Brésil.

 

À travers un décret lu à la télévision nationale ce mercredi 11 octobre 2023, le président de la transition a procédé à la nomination des ambassadeurs de la Guinée au Japon et au Brésil.

Selon le décret, Moussa Fanta Camara précédemment chargé d’affaires à l’ambassade de la République de Guinée au Japon est nommé ambassadeur.

Ibrahima Komara, quant à lui, a été nommé ambassadeur de la Guinée au Brésil. Il était jusque-là, chargé des questions sociales, humanitaires et culturelles à la mission permanente de la République de Guinée à New-York.

Guinée-détournements de fonds publics : Amadou Damaro mis en liberté provisoire

L’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, a été remis en liberté provisoire lundi 09 octobre 2023, le président de la chambre de jugement, Francis Kova Zoumanigui.

 

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné la mise en liberté provisoire de l’ancien président de l’Assemblée nationale en Guinée. L’ancien président de l’Assemblée nationale qui s’est présenté à la barre lundi, s’est expliqué sur les faits de détournement des deniers publics et de complicité dont il est accusé, notamment sur la passation de marché de rénovation de son cabinet et les 15 milliards destinés à la construction du siège de l’institution.

Avant sa mise en liberté provisoire, la Cour a invité la Banque centrale, l’EDG, la SEG le DAF de l’ancienne Assemblée nationale à communiquer toutes les pièces comptables et financières se rapportant à l’utilisation des 15 milliards de francs guinéens. A l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara de produire le titre de ses biens saisis par le tribunal, le 16 décembre 2022. Avant de suspendre les débats, la CRIF a fixé la date de renvoi au jeudi 16 novembre 2023, à 9 heures.

Rappelons que L’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, est poursuivi pour détournements de deniers, publics, d’enrichissement personnel, de blanchiment d’argent et de prise illégale d’intérêt public et privé entre autres, et placé sous mandat de dépôt depuis 18 mois.

 

 

Guinée : un jeune homme retrouvé mort à Diguiling

Le corps sans vie d’un homme âgé d’une vingtaine d’années a été retrouvé à Diguiling, relevant de la commune rurale de Siguirini, à 150 kilomètres de Siguiri.

 

La découverte macabre a été faite lundi 9 octobre 2023. Le corps identifié de  Doura Keita a été découvert aux environs de 18 heures. Selon le site Guinéematin, il aurait été touché par un engin roulant et a perdu beaucoup de sang.

Ce dernier aurait succombé à ses blessures. Le jeune homme souffrait d’une maladie mentale. Le chef du poste de santé de Diguiling, Mamoudou Traoré, a expliqué les circonstances dans lesquelles il a trouvé le corps du jeune. « C’est un jeune qui vient de Dabola. D’après mes diagnostics, il a été sûrement touché par un engin roulant parce que nous avions retrouvé des plaies sur son corps et le jeune avait dégagé beaucoup de sang. Donc, c’est suite à ça qu’il a finalement rendu l’âme », a précisé Mamoudou Traoré à travers le site d’informations  Guinée matin.

Après l’accord du procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Amadou Kindy Baldé, le corps a été remis aux autorités locales de Diguiling pour son inhumation.