L’article 60 de la constitution adoptée le 21 septembre 2025 oblige le président guinéen à déclarer ses biens au début et à la fin de son mandat, avec contrôle par la Cour des comptes.
La nouvelle constitution guinéenne, adoptée par référendum le 21 septembre 2025, encadre désormais la transparence du patrimoine présidentiel. L’article 60 impose au président de la République de déposer une déclaration écrite sur l’honneur de ses biens, dans un délai de dix jours à compter de son investiture.
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Cette déclaration concerne l’ensemble des biens du chef de l’État : biens immobiliers (foncier bâti et non bâti), biens mobiliers (meubles, électroménager, véhicules, animaux, situation financière) et autres possessions personnelles.
L’alinéa 2 de l’article 60 prévoit également que, à la fin de son mandat, le président doit renouveler cette déclaration auprès de la Cour constitutionnelle dans un délai similaire. Dans la pratique, ces déclarations doivent être mises à jour annuellement.
L’article 61 précise que la Cour des comptes est chargée de contrôler la régularité de ces déclarations. Tout écart entre la déclaration initiale et celle de la fin de mandat ou de fonction doit être justifié devant cette institution. Les informations sont également transmises aux services fiscaux afin d’assurer un contrôle exhaustif et transparent.
À titre de rappel, l’ancien président Alpha Condé avait accompli cette formalité au début de son second mandat. La présidence guinéenne avait annoncé cette démarche le 6 janvier 2015.




