Législatives en Guinée : Le GDE ouvrira le passage des partis candidats dans les médias

Cinq jours après l’ouverture de la campagne électorale pour les législatives du 16 février, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a procédé lundi 20 janvier au tirage au sort de l’ordre de passage des 30 partis politiques candidats au scrutin de liste nationale ou élection à la proportionnelle des députés. Et c’est le Parti (GDE) Guinée pour la Démocratie et l’Equilibre qui a été tiré premier pour ouvrir le passage des partis politiques dans les médias du service public.

La GDE sera suivi dans l’ordre de passage par les Partis Afia, PDG-RDA, UFD et autres RGP et UPR. Le premier tour de l’ordre de passage des partis candidats au scrutin proportionnel sera clôturé par les partis GéCi (29e position) et l’UFC, 30 e dans le tableau issu du tirage au sort du 20 janvier 2020 dans la salle du 25 aout, siège de la HAC à Kaloum-Conakry.
Selon les responsables de la HAC, la RTG, l’AGP, les Radios Rurales et le journal Horoya se feront l’écho du passage des partis politiques candidats à l’élection de liste nationale à la proportionnelle et couvriront les activités de campagne de ces formations politiques. En revanche, les candidats au scrutin uninominal seront couverts par les radios rurales dans les préfectures ou ils sont candidats.

Cette stratégie permet au candidat de s’adresser directement aux électeurs de la sphère géopolitique et administrative dans laquelle il sollicite les suffrages des habitants. Par exemple, les candidats uninominaux de Coyah et de Kankan n’auront pas besoin des cameras et micros de la RTG ou de l’AGP qui seront branchées (avec des équipes multi médias) aux partis candidats au scrutin de liste nationale à la proportionnelle. Par contre, les candidats uninominaux de Coyah et de Kankan seront couverts de façon équitable par les radios rurales de Coyah et de Kankan.

Autres nouveautés ou exceptions, les candidats uninominaux des cinq communes de Conakry peuvent bénéficier de la couverture de la RTG, de l’AGP et du journal Horoya. Cependant, en raison des difficultés logistiques et financières, les équipes multimédias sont pour le moment à Quay. Elles n’ont pas été constituées ni équipées pour couvrir la campagne des partis politiques candidats au scrutin proportionnel. Même la HAC est privée de ressources pour exécuter son programme d’activité.

Outre le projet d’échanges ou de remise à niveau des journalistes et les contours du journal de campagne, la HAC et les médias du service public attendent des moyens logistiques et financiers pour un déploiement dans les 33 préfectures et pour l’animation de l’émission « Programmes croisés des partis et candidats ». Environ 23 partis politiques sur les 30 en lice à la proportionnelle ont été représentés à la rencontre d’échanges lundi 20 janvier entre les Partis Politiques, les responsables des médias et la HAC.

Législatives : Le PADES relève des difficultés majeures dans le processus électoral

Le président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) Dr Ousmane Kaba continue de relever les difficultés constatées dans le processus de préparation des élections législatives prévues pour le 16 février 2020. Ce constat est fait depuis le lancement des opérations d’enrôlement en Guinée.

Lors de la rencontre de travail des leaders politiques avec la délégation du NDI (National Democratic Institute) mardi, 10 décembre 2019, à Conakry, le leader du PADES est revenu sur certaines difficultés à savoir, le non-respect des délais constitutionnels des élections en Guinée, le déroulement de ces élections à commencer par un fichier électoral qui n’est pas propre, le recensement des électeurs avec beaucoup d’irrégularités notamment le recensement des mineurs un peu partout dans le pays, ce qui selon lui, jette des doutes sur la crédibilité du fichier. Il y a également les problèmes de comptabilisation et de centralisation des votes à l’image des élections locales passées.

Parmi ces difficultés signalées à la délégation du NDI, le président du PADES a qualifié le changement de la constitution comme une difficulté majeure. Pour lui, c’est un ‘’ Coup d’Etat constitutionnel’’ qui laisse le pays sans repère, avant d’ajouter que la délégation s’est montrée très satisfaite et a pris l’engagement de ne laisser aucun feu embraser l’Afrique de l’Ouest.

Prenant part à la marche du FNDC, Dr Ousmane Kaba, a souhaité que toutes les difficultés liées aux préparatifs des élections législatives soient d’abord traitées à défaut de l’arrêt des opérations d’enrôlement en cours dans le pays. Il a aussi demandé que le Chef de l’Etat renonce à son projet de coup d’Etat constitutionnel ou changement de la constitution en faveur d’une alternance démocratique en Guinée.

Les opposants au référendum restent fermes sur leur position

Le projet de référendum fait face à l’opposition de mambres de la classe politique et de la société civile. Ce référendum pouvant aboutir à l’eventualité d’un troisième mandat d’Alpha Condé, divise toujours.

Depuis environ six semaines, malgré l’emprisonnement de ces principaux leaders, et les manifestations teintées de violences qui se sont soldées par une vingtaine de morts selon l’opposition, le FNDC n’en démord pas. Le parti entend s’opposer au projet de référendum jusqu’au bout. Et après avoir obtenu une autorisation, le FDNC s’en tient à l’itinéraire autorisé par les autorités, rapporte RFI qui précise que cette marche du rond-point de la tannerie au stade du 28 septembre, s’est déroulée sans incident.

Notons qu’en ce moment, les opérations de recensement se poursuivent dans différentes localités en vu des législatives de février 2020. Lors de sa tournée la semaine dernière qui semble avoir montré un certain engouement de la population pour le projet d’Alpha Condé d’une part, et de la réserve d’autre part, le président de la République a exhorté les nouveaux électeurs à se faire recenser.

Elections législatives : Les opérations d’enrôlement se préparent à Pita

Les partis politiques impliqués dans les élections législatives, la société civile, les représentants de l’administration, les structures de veille des élections, les représentants des services de défense et de sécurité et les membres de la Commission Electorale Indépendante se sont réunis au siège de la commune urbaine de Pita pour s’approprier de l’ensemble des activités liées aux opérations d’enrôlement des électeurs.

Les participants se sont familiarisés avec les opérations d’enrôlements des électeurs grâce aux différentes instructions données par les délégués, venus du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Les participants ont appris comment inscrire un nouvel électeur, comment identifier et corriger les anomalies constatées dans les données Alpha numériques et biométriques, et surtout comment radier les électeurs décédés et ceux qui ne répondent pas aux conditions.
Par la même occasion, les fiches d’enrôlements ont été présentées aux participants qui ont également appris les différentes pénalités du processus.

Au terme de cette formation, les principaux acteurs du processus électoral sont à mesure de mieux jouer leurs rôles pour le bon déroulement du processus électoral.

À Labé, des citoyens s’expriment sur le report des législatives

Après le report des élections législatives, l’institution en charge des élections en Guinée a fixé une autre date, le 16 février 2020 pour l’élection des députés de l’Assemblée nationale. A Labé, les populations sont divisées sur le respect de cette nouvelle date.

« Je ne crois pas en cette CENI. Depuis 2011, elle fixe des dates sans les respecter. On avait dit que ce serait en décembre dernier. Finalement, rien. Et si elle fixe encore une autre date, moi je ne peux qu’attendre jusqu’à voir clair », nous a confié Abdoullaye Souaré, chauffeur.

Par contre, d’autres sont optimistes quant à la tenue des élections législatives au mois de février prochain. C’est le cas de Salimatou Camara interrogé au marché central de Labé.
« Moi je pense que la CENI pourra le faire parce qu’il y’a du temps et d’autres travaux sont déjà faits. Si c’est vrai, mouvance et opposition veulent de ces élections ; Je ne vois pas pourquoi, nous ne pouvons pas aller aux élections dans deux mois. Les manifestations et les violences peuvent retarder certains travaux surtout les recensements.

C’est pourquoi, moi je demande à l’Etat de se comprendre avec son opposition pour le respect de cette date. Mais comme suis pas technicienne et spécialiste des questions électorales, on attend de voir » s’est défendue la jeune entrepreneure au micro de notre correspondant régional.
Le mandat de l’actuelle Assemblée Nationale a expiré depuis longtemps et on parle même de députés périmés.

Législatives 2019 : La CENI se dit prête pour le traitement du fichier électoral

AGP Guinée_ La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) prépare activemment pour la tenue des élections législatives à la date annoncée, c’est-à-dire le 28 décembre 2019.

L’un des points stratégiques de ces préparatifs, c’est le site de traitement des données appelé « Site central de la CENI », où se font la remontée, le traitement et l’analyse de toutes les données liées au processus électoral notamment le fichier électoral. Ce site central est situé dans la commune de Kaloum à Conakry, précisément à la Cité des Nations, non loin de l’Etat-major Général de la Gendarmerie Nationale.

Le chef service de l’administration du site, M. Ousmane Keita, explique : « Le site central de la CENI est le centre de traitement de l’information électorale. C’est-à-dire les informations personnelles de tous les électeurs. Notamment les données alpha numériques et les données biométriques (les empreintes et le facial). Ici nous avons six salles : La salle des serveurs, la salle de déduplication ABIS, la salle d’impression des documents électoraux ; la salle de correction des données alpha numériques ; la salle des backups et la salle de tris et de conditionnement des documents électoraux ».

Il soutient que « les électeurs se font enrôler sur le terrain et les données sont remontées au site central. Nous faisons d’abord la consolidation qui permet de regrouper toutes les données des différentes localités en une seule donnée que nous appelons une base de données. Ensuite nous recrutons des opérateurs d’adjudication pour faire le jugement entre les citoyens qui sont dans les cas de doublons. Ainsi , les données qui sont plus récentes sont enregistrées et celles qui sont plus anciennes sont archivées. Avec le système ABIS, nous faisons le dé doublonnage que ça soit facial ou empreintes. Par la suite on retrouve une donnée unique qui est propre au citoyen avant de procéder à son affectation à un bureau de vote de sa localité. Et c’est sur cette base de données qu’on produit les cartes d’électeurs avec tous les renseignements nécessaires de l’électeur en toute sécurité».

M. Kéita ajoute par ailleurs que le logiciel de gestion des données acquises cette année par la CENI est un logiciel de dernière génération et il permet de prendre en compte non seulement les empruntes mais aussi le traitement facial ainsi que des données alpha numériques. Ça peut être les noms, les prénoms, les lieux de naissance, la filiation etc. Le même logiciel, ajoute-t-il, permet de faire les listes électorales provisoires, les listes définitives, les cartes d’électeurs, les listes d’émargement etc.

Le chef service de l’Administration du site central rassure qu’à date, la migration des données de l’ancienne base vers la nouvelle, est complètement terminée depuis le 16 Septembre 2019. Il précise que la remontée des données se fait pour être dans le délai fixé par la CENI. A ce jour, déclare M. Kéita, ‘’on peut dire sans nul que le site central de la CENI est fin prêt pour réaliser l’opération de traitement des données des électeurs guinéens.’’

Lansana Komara déclare qu’il n y a aucune anomalie sur le fichier électoral

Alors que la transparence et la régularité du fichier électoral a été mis en doute par l’opposition, le ministre Lansana Komara s’est chargé de démentir cette information.

En effet, selon des partis de l’opposition, dont l’UFR et l’UFDG, le fichier comporte près d’un million et demi d’électeurs fictifs et devrait donc être assaini avant d’aller à toute élection. Mais le RPG Arc-en-ciel, par la voix de Lansana Komara, a tenté d’apporter un démenti en déclarant qu’il n’existe aucune anomalie dans le fichier électoral pour le scrutin législatif prévu le 28 décembre, conformément à l’annonce faite par la CENI.

Le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a profité de l’assemblée générale du parti qui a eu lieu le 21 septembre, pour dénoncer « une stratégie des adversaires du pouvoir visant à justifier leur éventuelle défaite » selon lui. Il a également invité les militants du RPG Arc-en-ciel à participer activement à la mise en place des commissions administratives de révision et d’établissement des listes électorales. « A partir du 25 septembre, les commissions administratives vont commencer à être installées sur toute l’étendue du territoire national de notre pays. Nous demandons de ne pas perdre une minute pour vous faire représenter dans ces commissions administratives de révision et d’établissement des listes électorales » a t-il déclaré.

Cellou Dalein Diallo : « Le chronogramme du président de la CENI n’est pas réaliste ni faisable »

(AGP Guinée)- Les consultations nationales relatives aux élections législatives et l’éventualité d’une nouvelle constitution animent les débats dans les QG des partis politiques.

Ces deux points ont été les plus dominants lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée(UFDG), organisée, samedi, 21 septembre 2019, au siège national du parti à Commandanya, sous la présidence d’El Hadj Cellou Dalein Diallo.
Après la présentation de nouveaux adhérents aux cadres et militants du parti, l’honneur est revenu au président de l’UFDG, El Hadj Cellou Dalein Diallo de s’exprimer devant ses militants fortement mobilisés.

« L’actualité est dominée par les élections législatives, vous vous interrogez, il y a les concertations avec le premier ministre et il y a le troisième mandat, tout ça ne vise qu’un seul objectif : octroyer une présidence à vie à Alpha Condé », révèle le président de l’UFDG avant d’ajouter que le chronogramme du président de la CENI n’est pas réaliste ni faisable,
« Qu’est- ce que Me Salif Kébé veut? Pourquoi la Guinée est comme ça ? On sait pertinemment qu’il est impossible de faire des élections dans ce délai, et quand même on dit on peut parce qu’Alpha Condé a dit qu’il le faut, l’indépendance de la CENI n’est plus là. C’est le même Kébé qui nous a dit qu’il fallait 235 jours », s’interroge Cellou Dalein.

Pour lui, le chronogramme que Me Kébé vise, n’a qu’un seul objectif, c’est de bâcler les élections pour donner au président Alpha Condé la majorité qualifiée et lui dispenser de l’organisation du référendum pour faire adopter la nouvelle constitution à l’Assemblée. Si non, dit-il, les commissaires se sont retrouvés, ils ont évalué toutes les actions à mener et ils ont estimé que le plutôt pour les élections, c’est le 02 mars 2020.

Abordant le chapitre des consultations, Cellou Dalein a indiqué que certains acteurs socio-politiques sont partis aux consultations, c’est leur droit, mais s’il s’agit de parler de nouvelle constitution, dit-il, notre position est connue, on ne discute pas de changement de constitution, il n’y a aucun motif pour changer la constitution.
« Il est dit que nul ne peut exercer plus de deux mandats, je suis pour ça, si je suis président demain, je respecterai cette disposition de la loi, je demande à Alpha Condé de respecter son serment et la constitution à partir de laquelle il a été disons élu. Nous lui garantissons tous les avantages et privilèges d’un ancien président », promet le chef de file de l’opposition guinéenne.

Législatives 2019 : L’opposition conteste la date retenue

Tout juste après que les commissaires de la CENI aient annoncé que le 28 décembre a été retenue pour la tenue des élections législatives, l’opposition s’est mise à grogner.

En effet, El Hadji Bano Sow et plusieurs membres de l’opposition ont contesté cette date. « Après plusieurs jours de travaux houleux et intenses, les commissaires de la Céni n’ont pas pu s’accorder sur un chronogramme (calendrier) réaliste pour les prochaines élections législatives » ont écrit les commissaires de l’opposition, qui jugent qu’elles ne peuvent pas être légalement et pratiquement organisées avant mars 2020.

« Nous n’accepterons pas que des élections bâclées soient organisées pour faire plaisir à Alpha Condé, qui veut avoir coûte que coûte une majorité pour faire passer son projet occulte de modification de la Constitution et s’octroyer une présidence à vie », a déclaré un membre de la Céni sous le couvert de l’anonymat, selon Jeune Afrique.

Législatives 2019 : Le président de la CENI a proposé le 28 décembre

Après la rencontre du lundi 16 septembre à la primature, le président de la commission électorale a proposé la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives.

« La date que nous avons pu trouver au niveau de la plénière de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) est le 28 décembre 2019 et cette date est tenable » a déclaré le président de la commission, Salif Kébé, au sortir de la rencontre.

Initialement prévues en septembre-octobre 2018, les élections législatives avaient été reportées et les préparatifs pour les organiser en novembre 2019 se sont avérés laborieux. Le chef du gouvernement a « pris acte de l’annonce de l’instance électorale et promis d’en rendre compte au chef de l’État », qui avait insisté le 4 septembre pour qu’elles se déroulent « dans le courant de cette année ».

Elections législatives 2019 : La date choisie diviserait les commissaires de la CENI

Des commissaires de la CENI devraient se présenter à la primature ce lundi 16 septembre afin de proposer une date pour l’organisation des législatives, selon Guinée114.

Et, toujours selon le média, c’est la date du 28 décembre 2019 qui diviserait les commissaires en pourparlers pour aplanir leurs divergences. Ceux issus des partis d’opposition, ne seraient pas favorables à cette date avancant que le timing prévu par la loi pour la révision du fichier est de 90 jours (trois mois). Il faut donc respecter ce délai, et faire une révision crédible du fichier infesté de doublons et de d’électeurs fictifs. Même s’il faut organiser les élections dans le premier trimestre de 2020.

L’autre camp invoque une autre partie de la loi électorale qui donnerait au président de la CENI la possibilité de compresser le délai de révision du fichier. Ce camp défend alors la position selon laquelle, la révision peut être faite en 45 jours pour pouvoir aller aux élections avant fin 2019.