Le Bloc Libéral invite le premier ministre Kassory Fofana à reconstituer le tissu social en Guinée

A l’occasion de son Assemblée générale tenue le samedi 16 janvier,  le vice-président du Bloc Libéral (BL) a d’abord félicité Dr Ibrahima Kassory Fofana pour sa reconduction à la tête du Gouvernement avant de l’inviter à privilégier le dialogue mais surtout à œuvrer pour la libération des détenus politiques.

« Concernant la nomination hier du Premier ministre, évidemment il a été reconduit. Le BL prend acte du renouvellement de la confiance du Président en la personne de Mr Kassory Fofana. Le BL l’en félicite et lui souhaite bonne chance dans sa lourde tâche et l’invite surtout à prendre ses responsabilités par rapport à la décrispation de la crise politique qui assaille le pays et par la même occasion fait un plaidoyer à son endroit afin d’appuyer les demandes que le BL, à travers son président, a entrepris pour la libération de tous les prisonniers politiques. Car n’oubliez pas, on a beaucoup de nos amis qui sont emprisonnés après les élections. Donc il y a crise postélectorale qui est là qui ne dit pas son nom », a dit Mamadou Adama Diallo, vice-président du BL.

Puis d’ajouter : « le Premier ministre, on le sait, a un rôle capital sur l’instauration d’un dialogue franc et sincère entre les fils de notre pays quand les lois de la République lui confèrent. On sait que dans les différentes constitutions qu’on a eu il y a une place réservée pour le Premier ministre concernant le dialogue entre les fils de notre nation »

Le Bloc libéral déplore également la condamnation des journalistes Sidy Diallo, Thierno Maadjou et Ibrahima Lincoln Soumah. Le parti invite l’autorité et en particulier le ministre de la Justice à faire en sorte que  ces journalistes bénéficient de la loi L002 qui leur est consacrée.

L’opposant Faya Milimouno aux arrêts !

L’opposant guinéen Faya Milimouno a été arrêté ce vendredi 5 avril 2019 à Conakry par la police. Il a été conduit en direction de la sûreté urbaine de Conakry sise dans la commune de Kaloum.

Accompagné de plusieurs de ses partisans, le leader du Bloc Libéral était parti à l’Assemblée Nationale pour empêcher que les députés siègent alors que leur mandat a expiré depuis le 13 janvier dernier. Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2015, Faya Milimouno avait appelé à une mobilisation ce vendredi 5 avril 2019 pour bloquer la rentrée parlementaire aujourd’hui. Son interpellation a eu lieu aux abords de l’hôtel Riveira Royal.

Opposant farouche au « projet de troisième mandat », le leader du Bloc Libral a menacé d’écourter le mandat en cours d’Alpha Condé s’il s’obstine à violer la Constitution. Son arrestation risque de détériorer davantage les relations déjà tendues et dégradées entre l’opposition et le parti au Pouvoir. Il faut dire qu’il y a un important dispositif sécuritaire qui est déployé aux abords du palais peuple qui abrite l’Assemblée Nationale. Les entrées sont filtrées par des éléments de la police. Le mandat des députés guinéens a été prorogé par décret présidentiel. Mais cette prorogation est vivement critiquée.

Guinée : Faya Millimono déplore l’adoption de la nouvelle loi sur la Commission Électorale Nationale Indépendante

Le Dr Faya Millimono,  président du Bloc Libéral, et représentant de l’opposition extra parlementaire,  déplore l’adoption de la nouvelle loi sur la Commission Électorale Nationale Indépendante. C’est ce qui ressort d’un entretien téléphonique qu’il a accordé à journaldececonakry.com ce jeudi.

Le président du BL a dit toute sa surprise par rapport au contenu de cette nouvelle loi qui,  selon lui n’a pas tenu compte des accords de 2015 et de 2016, relatifs à la CENI.

« Si vous revisitez les accords, vous verrez qu’ils avaient indiqué qu’on parte d’une CENI politique vers une CENI technique. Alors que celle qu’on nous a donné à travers cette loi est encore plus politique que celle qui est actuellement en vigueur », dénonce l’opposant au régime d’Alpha Condé.

Pour Faya Millimono, il y a un autre problème avec cette nouvelle loi sur l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée.

« C’est comme si ceux qui l’on conçue (la nouvelle loi, ndlr), ont fait un deal pour être les seuls représentants au niveau de la CENI », estime le leader du Bloc Libéral.

«L’essentiel du budget de l’institution électorale, c’est le ministère de l’Administration du territoire qui le fournit, ça enlève à la CENI son indépendance si elle n’obtempère pas à certaines injonctions du gouvernement en place, ça c’est très dangereux, c’est comme si on ramenait l’organisation des élections dans les mains du MATD, c’est comme si nous avons tourné le dos à tous les sacrifices que nous avons faits pour partir de l’organisation des élections par un organe indépendant qu’on a appelé la CENI pour le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation », a déclaré le président du BL.

« Il n’y a pas eu beaucoup d’avancée à part le fait de réduire le nombre de commissaires de 25 à 17 parce que la CENI demeure un organe partisan », a conclu Dr Faya Millimono président du Bloc Libéral.