Réouverture des locaux de l’UFDG : la justice rejette la demande

Le président de l’’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo a saisi le juge des référés du tribunal de première instance de Dixinn pour demander la réouverture de son siège et de son Quartier général quadrillés par les forces de l’ordre depuis le 20 octobre 2020.  Dans son verdict rendu hier, mercredi, le tribunal de Dixinn a rejeté la demande de l’UFDG.

Après avoir délibéré conformément à la loi,  le tribunal a rejeté la demande de l’UFDG. Une décision qui n’a pas laissé de marbre Maître Salif Béavogui un des avocats du parti.

« Cette décision est mauvaise en soi. Elle n’est pas conforme à la loi mais elle ne nous surprend guerre lorsque nous savons la nature des décisions que nous connaissons dans  des dossiers qui ont des ramifications inexplicable », a-t-il dit.

« C’est une fermeture illégale et abusive qui ne repose sur aucune base juridique », martèle Maitre Béavogui, rappelant que l’UFDG avait décidé de saisir le juge des référés pour constater que la « charte des partis politiques a été violée ».

« Aujourd’hui, tous les autres partis politiques tiennent leurs assemblées hebdomadaires et fonctionnent librement. Il n’y a pas de raison que ce soit seulement l’UFDG et son siège qui soient fermés », ajoute-t-il.

Se disant déçu de la décision, Maitre Salifou Béavogui affirme que « nous avions estimé que le juge aurait eu le courage d’ordonner la réouverture des lieux », avant d’annoncer que « nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin. Nous continuerons à mener la lutte en relevant appel ».

Rapport d’Amnesty International : le ministère de la justice apporte un démenti

Dans un rapport publié le 02 février, Amnesty International a fait état des cas de décès dans les prisons guinéennes mais aussi de la détention des opposants ainsi que des conditions carcérales en Guinée.

Le ministère de la justice n’a pas tardé à démentir le rapport à travers des observations qui mettent en cause les affirmations d’Amnesty International.

Ci-dessous, les observations du ministère de la justice :

C’est avec étonnement que le Ministère de la Justice a pris connaissance par voie de presse du contenu du rapport unilatéral, non contradictoire d’Amnesty International fondé sur des éléments manifestement erronés, n’ayant fait l’objet d’aucun recoupement pour la manifestation de la vérité.

Plus grave, le contenu de ce rapport a été exposé sur Radio France internationale ce jour 03 février 2021 par Monsieur Fabien OFFNER se disant Chercheur en Afrique de l’Ouest à Amnesty International, sans la moindre objectivité.

Le Ministère de la Justice apporte un démenti formel à toutes ces allégations infondées qui dénotent de l’esprit partisan et subjectif d’Amnesty International sur toutes les questions de droits humains concernant la République de Guinée.

Cependant, sans vouloir entrer en polémique avec Amnesty International, le Ministère de la Justice tient à apporter les précisions suivantes :

1- La République de Guinée est signataire de plusieurs conventions Internationales et Régionales relatives aux droits humains, tous ces instruments juridiques ont été internalisés dans sa législation pour être en conformité avec les standards internationaux en matière de détention.

À ce titre, les droits fondamentaux des détenus sont respectés aussi bien dans le domaine de la santé, de l’alimentation, de l’hygiène que de l’intégrité physique et morale.

En outre, ils bénéficient tous de l’assistance judiciaire à travers les prestations des avocats.

Affirmer péremptoirement qu’une telle prison est un « mouroir » où il n’existerait qu’« un médecin pour deux mille détenus environ », relève d’une légèreté déconcertante et méprisante de son auteur.

Par ailleurs, c’est le lieu de souligner que tous les détenus malades sont suivis par une équipe de médecins et bénéficient de soins appropriés dans les deux plus grands hôpitaux de la capitale.

2- Tous les cas de décès enregistrés à la Maison Centrale de Conakry, ont fait l’objet de communications du Ministère de la Justice accompagnées de dossiers médicaux délivrés par les médecins traitant avec indication des causes des décès et la possibilité pour les parents ou toutes les structures intéressées de demander d’éventuelles autopsies des corps.

À ce propos, aucune demande d’autopsie n’a été refusée ou restée infructueuse comme le prétend Amnesty International.

3- Le Ministère de la Justice rassure l’opinion que les personnes interpelées n’ont fait l’objet d’aucune arrestation arbitraire.

Toutes ces personnes sont poursuivies pour des infractions précises de nature à troubler l’ordre public et la stabilité de l’Etat.

Le Ministère de la Justice, garant des droits et liberté fondamentaux des citoyens, réaffirme son adhésion à la déclaration universelle des droits de l’homme et son attachement aux principes de l’Etat de Droit et de la Démocratie.

Fait à Conakry, le 03 Janvier 2021

Service de Presse et de la Communication

Sekou KEITA

 

Le président Alpha Condé obtient sa carte d’identité biométrique

Le président de la république Alpha Condé a lancé hier, mardi 02 février 2021 la délivrance des cartes d’identité biométriques. C’est dans l’enceinte du palais  Sékhoutouréyah qu’Alpha Condé s’est fait enrôler.

« Monsieur le président de la République, premier citoyen du pays, s’est prêté à cet exercice. A partir d’aujourd’hui, il a son acte de naissance biométrique et sa carte d’identité. Les éléments qui permettent une identification irréprochable d’un citoyen sont désormais réunis de façon sécurisée dans ce document« , indique le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation.

Après son enrôlement, le chef de l’État s’est exprimé en ces termes sur sa page Facebook: « Carte d’identité biométrique, extrait de naissance: la modernisation de l’état civil est en marche ».

Selon le commissaire Mamadouba Paye Camara, chef de projet carte d’identité nationale biométrique, cette carte protège les donnés personnelles des usagers, « vous savez, la carte nationale d’identité biométrique comporte deux éléments très importants, à savoir votre empreinte biométrique et votre reconnaissance faciale qui sont des données personnelles bien protégées avec cette nouvelle carte ».

Pour le contrôleur général Mamadouba Paye Camara, « il n’est pas facile pour une autre personne d’avoir vos données personnelles. Cela  permet d’être protégé. A supposer que vous perdez votre d’identité ordinaire et quelqu’un met sa photo dessus, vous êtes responsable du dégât qu’il va faire. Mais avec la carte d’identité biométrique qu’on dispose maintenant, il n’est pas facile que quelqu’un puisse utiliser vos données personnelles« .

Notons que, cette nouvelle carte d’identité biométrique permet la libre circulation dans l’espace CEDEAO.

 

 

Exercice de la fonction de diplomate: Alpha Condé fixe les conditions dans un décret

Dans un décret lu partiellement à la télévision nationale, le lundi 1er février 2021, le président Alpha Condé  fixe désormais l’organisation et la gestion de la carrière diplomatique et consulaire en République de Guinée.

Dans ledit décret présidentiel, il est indiqué que

« l’appartenance à la fonction diplomatique et consulaire est exclusivement réservée aux citoyens guinéens jouissant de leurs droits civiques, n’ayant encouru aucune peine afflictive ou infamante et dont les attitudes sont conformes à la morale publique et les aptitudes propres aux services publics », selon le présentateur du journal qui n’a lu que trois articles sur les 49 que compte le décret.

A noter que lors de la passation de service le vendredi dernier au département des affaires étrangères, Mamadi Touré, ministre sortant, avait dans son discours invité son successeur, Dr Ibrahima Khalil Kaba, à poursuivre les réformes qu’il avait déjà entamées. Parmi celles-ci, figurait

« L’application effective de la carrière diplomatique et consulaire, à travers la signature du décret et la mise en œuvre des textes y afférents, pour mettre fin à la sédentarisation et au manque de rotation de nos diplomates ».

 

Morts en détention et prison ferme pour des opposants : Amnesty International interpelle les autorités guinéennes

Les autorités guinéennes doivent faire la lumière sur les conditions de la mort en détention d’au moins quatre personnes et mettre fin à la vague d’arrestations ciblant depuis la publication des résultats de l’élection présidentielle d’octobre, au moins 400 militants de l’opposition et de membres de la société civile dans tout le pays, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

En deux mois, quatre personnes dont trois militants ou sympathisants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition) sont mortes pendant leur détention provisoire à la prison centrale de Conakry la capitale. Elles ont été arrêtées dans le cadre de la contestation du référendum constitutionnel et des résultats de l’élection présidentielle en mars et octobre derniers.

« Ces personnes sont décédées alors qu’elles étaient détenues dans des prisons qui sont de notoriété publique des mouroirs où les règles du droit international pour le traitement des détenus ne sont pas appliquées, a déclaré Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Conclure à des décès naturels sans faire d’enquête approfondie, et n’autoriser la libération ou l’hospitalisation des détenus que quand leurs cas sont désespérés, comme le font les autorités, témoigne d’un profond mépris pour la vie humaine, et d’une indifférence totale à la déshumanisation des lieux de détention dans le pays. Les autorités doivent faire la lumière sur les circonstances de ces morts en détention et améliorer de toute urgence les conditions de détention. »

 « On ne m’a jamais dit que mon mari était malade… »

Mamadou Oury Barry qui avait été placé sous mandat de dépôt le 5 août 2020 « pour coups et blessures volontaires » est mort en prison le 16 janvier dernier. Selon le ministère de la Justice, « il est décédé d’une mort naturelle liée à une occlusion intestinale et une anémie bioclinique au service des urgences de l’Hôpital Ignace Deen. »

Barry a déclaré le 14 janvier à un de ses parents qu’il avait mal au ventre. Malgré son arrivée à la prison avec des médicaments et de la nourriture, le parent a été interdit d’accès.

« Quand je suis arrivé à la prison avec de la nourriture et des médicaments, on m’a dit que je ne pouvais pas rentrer. En début d’après-midi du 21 janvier, on m’a appelé pour me dire qu’il était gravement malade. Une fois arrivé sur place, on m’a appris son décès, » a déclaré le proche parent de M. O. Barry à Amnesty International.

A la date du 29 janvier, la famille n’avait toujours pas pu récupérer le corps, malgré une demande de restitution adressée dix jours auparavant au procureur du tribunal de première instance de Dixinn.

Roger Bamba, membre du conseil national des jeunes de l’UFDG, est mort le 16 décembre 2020 en détention « des suites de maladie », selon le ministère de la Justice. Il avait été arrêté le 6 septembre 2020 au siège de l’Assemblée nationale où il travaillait comme attaché parlementaire, et envoyé en prison quatre jours après, accusé de « production, diffusion de propos de nature à troubler la sécurité publique ».

« On ne m’a jamais dit qu’il était malade, jamais … À chaque fois que je partais là-bas je présentais mon permis de communiquer mais on me refusait la visite en me disant qu’il était interdit de voir les prisonniers politiques. Je n’ai pu le voir qu’une seule fois le 23 novembre et il se portait bien. Ensuite je ne l’ai plus revu avant le 16 décembre, et quand j’y suis allée c’était trop tard, » a déclaré la femme du défunt à Amnesty International.

Mamadou Lamarana Diallo, 25 ans, est décédé le 5 décembre 2020. Il avait été arrêté le 2 avril 2020 à Conakry, ville traversée par des troubles à la suite du référendum contesté du 22 mars 2020.

« Depuis son arrestation on n’a pas revu Mamadou Lamarana Diallo jusqu’au 4 décembre, » a déclaré un parent. Le jeune homme est décédé quelques heures après sa libération, après avoir été conduit quasi-mourant auprès de parents par des membres des forces de défense et de sécurité.

Un autre détenu de la prison centrale de Conakry, Thierno Ibrahima Sow, est décédé dans la nuit du 17 novembre 2020.

Un médecin pour 2000 détenus à la prison de Conakry

Les conditions de détention sont en flagrante violation avec les standards minimum requis par le droit international, notamment tels qu’édictés par la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples dans les lignes directrices dites de Robben Island.

Les témoignages recueillis par Amnesty International auprès de parents de détenus décédés et d’ex-détenus montrent que les autorités guinéennes ne respectent pas les standards internationaux en matière de protection des droits des détenus. Par exemple, à la prison centrale de Conakry, construite pour une capacité de 300 personnes environ, un seul médecin sur place est censé s’occuper de près de 2 000 détenus.

Des délégués d’Amnesty International se sont rendus quatre fois entre 2015 et 2019 à la prison centrale de Conakry. L’organisation a recueilli le témoignage d’un militant de l’UFDG détenu à la prison centrale de Conakry à la fin de l’année 2020 :

« On se couche les uns sur les autres, la nourriture arrive déjà pourrie. Les prisonniers font leurs besoins les uns à côté des autres… Un jeune est là-bas depuis six mois, arrêté seulement parce qu’il dansait dans la rue sur des musiques qui faisaient l’éloge de Cellou Dalein Diallo… Il n’y a pas d’infirmerie, c’est seulement une inscription sur une porte. Un seul médecin vient pour tous ces détenus. Quand les gens se révoltent, on les envoie à l’hôpital Ignace Deen. »

« Les conditions de détention dans la prison de Conakry sont inhumaines. Tout détenu a le droit d’être traité avec dignité, de recevoir de la nourriture, des conditions d’hygiène et des soins adéquats et appropriés. Lorsqu’un détenu est malade, il doit pouvoir consulter un médecin dans les plus brefs délais et avoir accès aux traitements nécessaires, » a déclaré Fabien Offner.

Vague d’arrestations et condamnations

Oumar Sylla dit Foniké Mengué un des cadres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) avait été arrêté à Conakry le 29 septembre 2020, alors qu’il mobilisait contre la candidature du président Alpha Condé à l’élection présidentielle.

Après quatre mois de détention arbitraire, il a été condamné le 28 janvier 2021 à 11 mois de prison ferme pour « participation à un attroupement interdit susceptible de troubler l’ordre public. » Amnesty International considère que la détention d’Oumar Sylla est arbitraire et appelle à sa libération immédiate et sans condition.

Selon une liste nominative établie par des avocats représentant des opposants, et consultée par Amnesty International, 167 militants ou sympathisants du FNDC ou de partis politiques de l’opposition sont actuellement détenus à la maison centrale de Conakry. Ils font partie des quelques 350 à 400 personnes du même profil qui seraient détenus dans l’ensemble du pays, selon cette même liste, présentée comme non exhaustive.

On compte parmi eux Souleymane Condé, coordinateur du FNDC aux Etats-Unis et Youssouf Dioubaté, membre du FNDC. Tous deux ont été condamnés le 13 janvier 2021 à un an de prison ferme et 20 millions de francs guinéens d’amende (1500 euros). Arrêtés le 12 septembre 2020 alors qu’ils revenaient d’une réunion, ils étaient poursuivis pour des faits de « production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publique ». Youssouf Diabaté était en compagnie de Souleymane Condé lors de son arrestation.

Des cadres de l’UFDG dont Ibrahima Chérif Bah, Ousmane « Gaoual » Diallo et Abdoulaye Bah sont quant à eux toujours en attente de jugement, depuis leur placement en détention entre le 11 et le 13 novembre 2020. Ils font tous l’objet de 11 chefs d’inculpation, parmi lesquels : « détention et fabrication d’armes légères, association de malfaiteurs, trouble à l’ordre public, pillage et destruction, participation à un attroupement, propos incitants à la violence. »

Le 25 janvier 2021 le procureur du tribunal de première instance de Dixinn a requis 10 ans de prison ferme contre Mamadi Condé, un partisan de l’UFDG poursuivi pour « menaces, injures, atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, xénophobie, incitation à la révolte ». Plusieurs des détenus précités ont connu ces dernières semaines des problèmes de santé, selon leurs avocats.

« Ces figures de l’opposition sont l’arbre qui cache la forêt des anonymes, souvent maintenus en détention pendant des mois sans être amenés devant un juge dans des prisons en marge de l’Etat de droit, » a déclaré Fabien Offner.

« Toutes les personnes en détention provisoire doivent avoir accès à un avocat et être jugées dans un délai raisonnable ou libérées dans l’attente de l’ouverture d’un procès, comme le prévoit le droit international. En outre, nous appelons les autorités guinéennes à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes arrêtées et détenues pour avoir simplement usé de leur liberté d’expression et de réunion pacifique. »

Source : Amnesty.org

Fonction publique : Alpha Condé prend de nouvelles mesures

Dans sa volonté de gouverner autrement, le président de la République a effectué lundi une visite dans les locaux des ministères des Finances et du Budget, à la direction nationale des impôts ainsi qu’à la Banque centrale.

Le président, Alpha Condé y a constaté de nombreuses absences ce qui l’a amené à prendre de nouvelles mesures concernant les fonctionnaires. Parmi ces nouvelles mesures, le président a annoncé la désignation d’un contrôleur des cas d’absence, mais aussi l’établissement d’un contrat de performance.

« J’ai constaté que beaucoup de cadres n’arrivent pas à l’heure. On va maintenant désigner quelqu’un qui va contrôler. Et les impôts doivent fournir au moins le double de ce qu’ils fournissent actuellement. Nous avons des contrôleurs qui sont sur le terrain. Ceux qui font des combines avec ces entreprises ne les contrôlent pas réellement. Surtout ceux qui s’occupent des sociétés. Nous allons voir le résultat donné par l’ITIE en 2018 et le résultat que nous allons enregistrer et nous trouverons le manquant. En tout cas, je préviens tout le monde…  Chacun aura un contrat de performance. S’il [le] remplit, il aura des primes, s’il ne [le] remplit pas, il sera sanctionné. Que cela soit clair pour tout le monde », a martelé le Président Alpha Condé.

Alpha Condé explique aux guinéens son concept « gouverner autrement »

Depuis l’élection du Professeur Alpha Condé comme président de la quatrième République, il a annoncé qu’il gouvernera autrement. Un slogan qui pour certains est loin d’être une réalité.

Le président Alpha Condé s’est adressé samedi, 30 janvier 2021 à la Nation. Une adresse au cours de laquelle il a expliqué aux guinéens son concept  » gouverner autrement ».

Alpha Condé a déclaré que son ambition est de bâtir avec l’ensemble des guinéens une « nouvelle Guinée unie et solidaire dans laquelle chacun aura sa place et tous auront le sentiment d’appartenance commune à la même nation ».

Ci-dessous l’intégralité du discours :

Guinéennes et Guinéens,
Mes chers compatriotes,

Face à toutes vos interrogations légitimes et vos attentes nombreuses pour ce début du 1er mandat de la 4ème République, il me paraît opportun et nécessaire de vous expliquer les choix d’aujourd’hui et les décisions à venir. Gouverner en Démocratie et à notre époque de toutes les exigences, c’est de consulter avant de décider et d’expliquer ce qu’on décide pour l’adhésion de chacun et de tous. ‘’ Gouvernement autrement’’ qui est un engagement de campagne et une option politique ferme et irréversible de ma part, mérite d’être expliqué pour qu’ensemble nous soyons capables de relever ce défi ambitieux.

‘’ Gouverner autrement’’, certes ce sont des hommes et des femmes sélectionnés sur la base de leurs compétences et de leur intégrité, mais, c’est surtout une méthode, une vision, des objectifs clairs et précis, un système d’évaluation-sanction, bref, c’est une autre façon de voir, de concevoir, de faire et de se comporter dans la société, l’Etat, l’administration publique : Autres temps, autres mœurs !

Mes chers compatriotes,

Dans les jours, semaines et mois à venir, nous devons réussir un sursaut pour notre pays, nous rassembler, nous réinventer, pour être plus efficaces et responsables dans toutes nos actions. Nous devons traduire, au quotidien, dans tous nos actes et nos comportements, notre volonté de rupture incarnée par notre engagement résolu de ‘’ Gouverner autrement’’. Il s’agit, d’une reconversion de nos mentalités pour le bénéfice de nos populations, pour aussi poser de nouveaux jalons d’une Guinée solidaire, prospère, attrayante, écologique, profondément attachée à l’éthique et à des vertus partagées.
C’est dans cet esprit que je tiens à orienter notre pays dans une nouvelle ère d’espérances et de conscience patriotique, celle du ‘’ Gouverner autrement’’ dont je voudrais partager avec vous, le serment.

Mes chers compatriotes,

J’entends par ‘’ Gouverner autrement’’, mobiliser et fédérer toutes les énergies, les compétences et talents du pays dans un pacte républicain et patriotique sans exclusive ni exclusion pour le développement économique et social harmonieux du pays
‘’ Gouverner autrement’’, c’est aussi s’assurer que les moyens dont nous disposons grâce à l’élan de notre reprise économique contribuent à améliorer le panier de la ménagère, à réduire les inégalités sociales très fortes encore , malgré tous les efforts consentis. Notre objectif demeure d’améliorer les conditions de vie sociale. La croissance économique n’est pas une fin en soi, au contraire, elle devrait être le levier d’une répartition équitable des richesses crées par tous et pour tous.

‘’ Gouverner autrement’’, c’est engager dès maintenant un train de reformes qui vont changer le quotidien de nos concitoyens en leur offrant une meilleure qualité de vie et plus d’opportunités de réussite.

Je pense à l’administration qui doit se réformer pour mieux remplir sa mission de service public. Je pense aux infrastructures, aux transports, à l’aménagement de la ville, au cadre de vie notamment dans notre capitale. Mais la question qui nous interpelle le plus et tous, c’est d’apporter des réponses concrètes et innovantes aux attentes de nos jeunes et des femmes au cœur de nos préoccupations et des politiques publiques.

Mes chers compatriotes,

Je mesure l’ampleur et l’urgence de tous les défis auxquels notre pays se trouve confronté. En priorité, une attention particulière sera accordée à des piliers essentiels d’une gouvernance vertueuse, à savoir :
1- La restructuration de l’administration

Elle comporte :
– La lutte contre la corruption, les malversations financières et les détournements des deniers publics
– La réforme du système judiciaire
– La réforme des mécanismes de passations des marchés et contrats publics, de l’Etat.
A propos de la commande publique, toutes les sociétés de prestation, de fourniture de biens et services seront passées en revue afin que celles qui sont affiliées à des ministres, des hauts cadres de l’Etat, de l’administration publique ou sont proches des familles de décideurs publics soient identifiées et disqualifiées dans le processus de passation des contrats et des marchés publics. Partout où il y aura un conflit d’intérêts avéré ou un mélange des genres , je prendrai mes responsabilités , car ‘’ Gouverner autrement’’, c’est de s’employer à éliminer les distorsions dans l’économie, de veiller à l’égalité de chances entre les citoyens.
D’autres défis de transparence et des mesures de sûreté pour notre économie seront pris en compte :

– L’augmentation substantielle des ressources internes par un effort de mobilisation plus important des recettes intérieures pour lesquelles des mesures sont envisagées pour leur sécurisation

– La systématisation des contrôles et audits des agences

– La digitalisation des opérations de l’Etat

2- Le contrôle et les audits concerneront aussi les ressources affectées aux collectivités et communautés à la base
– L’amélioration du réseau routier, routes urbaines et rurales
– La construction d’un chemin de fer
3 – L’amélioration de la qualité de vie dans la zone spéciale de Conakry comprend :
– La création d’une nouvelle cité administrative
– Une campagne massive de salubrité dans la capitale
– L’amélioration de la circulation routière
– Un programme ambitieux de logements sociaux
4 -Les initiatives et programmes en faveur des jeunes et des femmes et destinés aussi à préserver notre environnement consistent à :
– La création de 100.000 entreprises pour les jeunes
– La création de fonds d’investissements assortie de programmes de formation pour les jeunes
-La création de fonds, de programmes de formation et de bourses scolaires pour les femmes
-Le lancement de programmes de reboisement
– La planification, au niveau national, de ramassage de déchets recyclables
– La mise en place d’unités de production d’énergie propre

Guinéennes,
Guinéens,
Mes chers compatriotes,

Dans les prochains jours, afin que les 4 priorités définies soient réalisées rapidement, j’envisage de mettre en place à la Présidence de la République, une équipe restreinte hautement qualifiée et pluridisciplinaire. Elle sera chargée de coordonner et impulser toutes les réformes annoncées.

Le Premier Ministre et le Gouvernement, sous mon autorité et ma supervision, ont la mission et la responsabilité de la mise en œuvre effective et rapide de la transformation profonde de notre administration et plus particulièrement de son fonctionnement. Une administration qui pêche par des lenteurs et des lourdeurs nombreuses et est appelée à des mutations profondes pour se qualifier davantage en ressources humaines et méthodes de travail.

Mes chers compatriotes, un audit diagnostic pour identifier les forces et les faiblesses de nos administrations et institutions publiques sur le plan de la qualité des ressources humaines, des moyens techniques et financiers, de l’environnement du travail sera réalisé.
Le but de cette opération de grande envergure est de tenir compte dans le choix des cadres et de leur promotion, dans la nomination aux postes de responsabilité du critère fondamental de l’adéquation des profils et des postes. En clair, l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.
Par ailleurs, je serai plus vigilant et sans concessions à propos de la bonne collaboration à tous les niveaux qui repose sur le respect de la hiérarchie, des responsabilités dévolues à chacun et à tous, de manière à ce que personne n’empiète sur les prérogatives de l’autre, personne ne se sente exclue ou marginalisé dans les équipes de travail et la prise des décisions. Seuls ont leurs places dans les Ministères les fonctionnaires habilités et il n’est pas question que des Personnes nommées pour des tâches précises soient remplacées par d’autres à la discrétion des ministres ou de leurs cabinets.

Avec l’accompagnement de nos partenaires comme la BAD, il est prévu une certification pour les hommes et les femmes dans la fonction publique ainsi que pour les établissements et institutions publiques et parapubliques. Cette démarche permettra de fixer des objectifs clairs à des personnes de qualité qui partagent mon ambition d’accroître, d’ici la fin de l’année et de manière significative , les recettes publiques mais d’accélérer aussi le rythme de développement de notre pays.

Le processus de certification permettra d’attirer les meilleurs Guinéens partout où ils se trouvent et permettra aussi aux intelligences oubliées, aux compétences dans l’ombre d’émerger pour bâtir une administration de performances et de résultats.
Mes chers compatriotes, je recevrai, dans les prochaines heures, les ministres et leurs collaborateurs, les responsables des différentes régies financières du pays pour que chacun comprenne bien son rôle, sa place, la charge spécifique qui lui incombe. Rien ne sera plus comme avant , je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises et à plusieurs occasions. Chaque agent de l’Etat et de notre administration , du plus anonyme au plus illustre, du haut cadre au subalterne, doit être à son poste de travail et à l’heure, attelé à la tâche jusqu’à la fin de son service sans se laisser distraire par aucun moyen de divertissement. Le temps du laisser-aller et laisser-faire et de l’oisiveté dans le service public est révolu.
Nous pourrons ainsi obtenir des résultats et des services de qualité au moyen des nouvelles technologies , de mettre chacun à la place qu’il mérite, de porter la qualité des régies financières et les grands services de l’Etat aux normes et standards internationaux pour une certification en bonne et due forme.

Guinéennes,
Guinéens,
Mes chers compatriotes,

J’entends et comprends votre impatience ainsi que le besoin de changement qui nous anime tous et qui demande un effort et un engagement de notre part, chacun et tous.

Je réitère ma volonté et ma détermination sans faille à combattre la corruption et tous les travers de l’administration publique.
Une action vigoureuse sera engagée contre la spéculation sur les denrées de première nécessité et la flambée fantaisiste des prix sur le marché, en général. Des missions d’inspection et de contrôle des prix seront régulièrement menées afin d’identifier les spéculateurs et leur infliger des sanctions exemplaires.
Le Gouvernement a la responsabilité de protéger les consommateurs Guinéens de la cherté de la vie suscitée et entretenue par des opérateurs véreux.
La réforme de notre société et de notre Etat que nous voulons tous, a besoin d’une forte adhésion populaire. C’est pourquoi, je me propose d’engager de larges consultations avec tous les acteurs de la vie nationale, afin que chacun s’approprie les réformes et les soutienne aussi pour en assurer l’acceptation et le succès.
Notre préoccupation à tous est de renforcer la confiance entre Gouvernants et gouvernés et de parvenir à la crédibilité de l’action publique.

Mes chers compatriotes,

‘’ Gouverner autrement’’, c’est aussi la culture du mérite et de l’excellence et de l’obligation de résultats pour chacun et tous.
J’assignerai à chaque ministre des objectifs précis et mesurables pour lesquels une évaluation se fera chaque année. Je déterminerai avec le Premier Ministre et l’Assemblée Nationale les moyens nécessaires à la feuille de route de chaque ministre. Ainsi, dans la transparence et l’équité et la rigueur, chaque acteur sera évalué et jugé sur ses performances à des échéances déterminées, à l’avance.
Dans la même dynamique, l’audit, sera la règle établie. La bonne gestion sera récompensée, la mauvaise, ne restera pas impunie.
Chers compatriotes, mon ambition, de toujours, a été d’apporter aux Guinéens le bonheur, à la Guinée la prospérité et le renouveau démocratique. Mais, tout seul, je ne peux réussir, malgré mon engagement et ma détermination personnels. J’ai besoin de l’appui et du soutien de tous les Guinéens. Le changement est notre affaire à tous, nous concerne tous, commence par changer nos habitudes et nos mentalités. Chacun de nous doit privilégier l’intérêt général dans tout ce qu’il fait et entreprend. La Guinée, d’abord, avant tout et tout le monde.

J’invite donc toutes les Guinéennes et tous les Guinéens, à se
Mobiliser avec moi pour la cause de notre pays et pour répondre aux aspirations profondes et légitimes de nos braves populations. Entre autres, développer notre pays, lutter contre la précarité sociale, garantir l’avenir de notre jeunesse, œuvrer pour l’émancipation des femmes.

Guinéennes et Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Pendant trop longtemps, l’élan de notre pays a été freiné par des querelles intestines et politiques interminables. Le temps est venu de tourner la page de toutes les années sombres de notre histoire pour nous tourner résolument vers un avenir d’unité et de solidarité à notre portée.

Mon ambition est de bâtir avec vous une nouvelle Guinée unie et solidaire, dans laquelle chacun aura sa place et tous auront le sentiment d’appartenance commune à la même nation.

Comme à l’occasion de la date historique du 28 septembre 1958, les Guinéens ont relevé un autre important défi pendant les dernières élections législatives, référendaires et Présidentielles. Dans l’ordre , la discipline et le calme, nous nous sommes rendus aux urnes pour décider librement de notre avenir et de notre destin. La Guinée, pour l’occasion, a exercé son droit absolu de souveraineté, les guinéens, ont encore fait preuve de maturité politique et civique.
Nous sommes tous en droit d’être fiers d’avoir franchi cette étape de notre histoire, malgré toutes les épreuves et toutes les adversités.

Mes chers compatriotes, aujourd’hui, le monde entier est confronté à la pandémie de la Covid 19 qui a bouleversé le cours de la vie et de l’histoire.

La Guinée, contrairement à beaucoup de pays, grâce à notre effort d’anticipation et aux sacrifices consentis par nos populations et le corps médical, a pu jusqu’à présent se prémunir contre une forte propagation de la maladie avec ses conséquences dramatiques.
Je salue le civisme et la discipline de nos concitoyens face aux mesures préconisées par les autorités sanitaires. Je rends, en votre nom, hommage, à nos personnels de santé qui, avec professionnalisme et un grand dévouement, restent mobilisés et vigilants pour protéger, soigner nos populations.
Cet exemple de patriotisme et de conscience civique doit nous inspirer tous dans notre engagement pour notre pays exposé à des menaces internes et externes dans le domaine notamment de la sécurité et de nos acquis démocratiques, à cause de menées subversives et de nombreuses tentatives de déstabilisation de nos institutions.

Mes chers compatriotes,

Je remercie le peuple de Guinée qui vient de me renouveler sa confiance et me félicite de son vote d’adhésion.
C’est une lourde responsabilité que je mesure parfaitement. Elle m’engage à donner le meilleur et le maximum de moi-même dans la tâche exaltante de servir encore et toujours le peuple de Guinée. Je demeure un humble serviteur de la Guinée et de tous les Guinéens égaux en droits et en devoirs. Je veux être le Président de tous les Guinéens comme il est de mon devoir et de ma responsabilité.
J’en fais le serment solennel devant la nation. Ensemble, nous sommes déterminés à changer le destin de notre pays et avancer sur le chemin de l’unité et du progrès de notre jeune nation. Nous sommes les héritiers d’une grande histoire et les acteurs solidaires de la Guinée de demain.
Bâtir notre nation et léguer un héritage honorable aux générations futures est notre ambition commune pour notre pays.
Ensemble, nous réussirons ce pari individuel et relèverons ce défi collectif.
Dieu bénisse la Guinée !

CHAN 2020 : la Guinée obtient son passe pour la demi-finale

Le Syli national local sera bien présent en demi-finale de la compétition grâce à l’unique but réalisé par Morlaye Sylla ( 1-0).
La Guinée était opposée au Rwanda dimanche soir au stade Omnisports de Limbé pour le compte des quarts de finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), le Syli national qui débute mal le match en concédant un carton rouge par l’intermédiaire de son milieu Mory Kante et c’est les hommes de Lappe qui vont concéder le nul 0-0 jusqu’à la mi-temps.
Au retour des vestiaires, Olivier Kwizera fauche le Guinéen Yakhouba Gnagna Barry qui semblait filer au but et écope d’un carton rouge. Sur le coup franc qui suit, l’entrant Yves Kimenyi ne peut rien faire contre le ballon parfaitement brosser par Morlaye Sylla (60e,1-0)
Le score est resté inchangé jusqu’au coup sifflet final du match, Morlaye Sylla hisse le Syli national local en demi-finale du Championnat d’Afrique des Nations pour la deuxième fois de son histoire.
Mission accomplie pour le Syli national qui espère toujours décrocher la première médaille de son histoire dans la compétition. Les locaux guinéens seront opposés à ceux du Mali. Ce choc ouest-africain est prévu ce mercredi à 15h.
Bonne chance à notre Syli de Guinée.

Affaire Fatou Bangoura : le RPG fait une mise au point

Dans l’affaire de l’arrestation de Hadja Fatou Bangoura, le RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) Arc-en-ciel a fait une mise au point. Le parti politique guinéen a fait savoir qu’il ne s’agit pas de sa militante, mais plutôt d’une dame nommée Hadja Fatou Bangoura, poursuivie pour usurpation d’identité, usage de faux et propos malveillants visant le président de la République, Alpha Condé.

Mise au point du RPG :

Le RPG Arc-en-ciel tient à attirer l’attention de l’opinion et des médias que les services de police ont interpellé une dame se faisant appelée Madame Hadia Fatou Bangoura, pour usurpation d’identité, faux et usages de faux ainsi que pour des propos malveillants à l’endroit du Chef de l’Etat et de certains hauts cadres de l’Etat.

Le RPG Arc-en-ciel précise que la mise en cause, qui répondra de ses actes devant les juridictions compétentes, n’a rien à voir avec la véritable militante et responsable du parti Mme Fatou Bangoura.

Par conséquent, le RPG Arc-en-ciel dément catégoriquement les allégations tendancieuses concernant la convocation et/ou l’interpellation de sa militante et responsable connue et respectée de tous.

Le RPG Arc-en-ciel appelle l’ensemble de ses militants, sympathisants et responsables à la plus grande vigilance, et exhorte les médias à plus de professionnalisme dans le traitement de l’information.

Le RPG Arc-en-ciel sait compter sur la bonne compréhension de chacun et de tous.

 

Condamnation de Foniké Mengué : le FNDC dénonce la « caporalisation » de la justice par Alpha Condé

L’activiste Oumar Sylla alias Foniké Mengué a été condamné à 11 mois de prison ferme hier, jeudi 28 janvier 2021 par le tribunal de première instance de Mafanco. A travers un communiqué, le FNDC dénonce cette condamnation. Selon le front, « cette décision  politico-juridique fait suite à l’échec de plusieurs  émissaires envoyés par Alpha Condé auprès de son prisonnier politique Foniké Menguè dans le but de le convaincre à renoncer au combat du FNDC contre le coup d’Etat constitutionnel ».

Ci-dessous l’intégralité du communiqué :

Après avoir fait crouler toutes les institutions du pays, faire couler un flot de sang et emprisonné injustement des milliers de citoyens opposés à son pouvoir à vie, Alpha Condé vient d’ordonner à la juge du 3ème mandat, Djenabou Donghol Diallo, de condamner le démocrate et patriote OUMAR SYLLA alias Foniké Menguè à une peine de 11 mois de prison ferme.

Cette décision politico-juridique fait suite à l’échec de plusieurs émissaires envoyés par Alpha Condé auprès de son prisonnier politique Foniké Menguè  dans le but de le convaincre à renoncer au combat du FNDC contre le coup d’État constitutionnel.

Ce jeudi 28 janvier 2021, à la surprise générale du Collectif des avocats du FNDC, la juge a requalifié les faits pour lesquels Oumar Sylla est poursuivi et  illégalement détenu depuis septembre 2020 pour le condamner à la peine dictée par le dictateur Alpha Condé.

Cette condamnation injustifiée n’est rien d’autre qu’un chantage politique qui vise à utiliser la prison comme monnaie d’échange à la validation du 3ème mandat imposé au peuple de Guinée.

La coordination nationale du FNDC dénonce la caporalisation de la justice et de toutes les institutions de la République par Alpha Condé et son clan corrompu.

Cette sentence téléguidée contre le militant de l’alternance démocratique ne saurait réduire au silence les voix discordantes au régime de terreur instaurée par le despote Alpha Condé.

La FNDC apporte son soutien indéfectible à Foniké Menguè et continuera à accompagner le Collectif des avocats du FNDC dans la poursuite de toutes initiatives permettant de libérer tous les prisonniers politiques.

Le Peuple de Guinée honorera ses martyrs et ses héros à la libération du pays de la tyrannie.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons! Conakry, le 28 janvier 2021

Foniké Mengué condamné à 11 mois de prison ferme

L’activiste Oumar Sylla alias Foniké Mengué vient d’être condamné à 11 mois de prison ferme ce jeudi  par le tribunal de première instance de Mafanco.

le verdict vient de tomber, Foniké Mengué, responsable des antennes et de la mobilisation du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) a été condamné à 11 mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Mafanco.

Poursuivi pour participation délictueuse à un attroupement susceptible de troubler l’ordre public, il a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés.

« Le tribunal déclare Oumar Sylla coupable de délit de provocation directe à un attroupement non armé. Constate que cette provocation directe à un attroupement non armé, condamne Oumar Sylla à 11 mois d’emprisonnement en application des articles 621, 628, 629, 632 du code pénal et 548 du code procédure pénale », a déclaré la juge en charge du dossier Djenab Doghol Diallo.

Arrêté le 29 septembre 2020 à Gbessia une banlieue de Conakry, Foniké Mengué retourne à la maison centrale de Conakry où il est détenu depuis près de 4 mois.

Nouvelles nominations dans le gouvernement : Mouctar Diallo remplacé à la tête du ministère de la Jeunesse

Dans un décret lu à la télévision nationale, hier, mercredi 27 janvier 2021, le président de la république a procédé à la nomination  de douze ministres dans le nouveau gouvernement que dirige le premier ministre Kassory Fofana. 

  1. Ministre des Postes, des Télécommunication et de l’Economie  Numérique : Said Oumar Koulibaly
  2. Ministre des Transports : Mohamed Keita, précédemment ambassadeur de la Guinée en Russie
  3. Ministre de la Culture et du Patrimoine historique: Sona Konaté
  4. Ministre de l’Information et de la Communication : Amara Somparé
  5. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Aboubacar Sylla, précédemment ministre des Transports
  6. Ministre des Hydrocarbures : Djakaria koulibaly
  7. Ministre du Commerce : Mariama Camara , précédemment ministre de l’Agriculture.
  8. Ministre de l’environnement des Eaux et forêts: Oyé Guilavogui
  9. Ministre de la jeunesse et de l’Emploi jeune: Aissatou Baldé précédemment ministre conseillère à la présidence de la République
  10. Ministre de la Pêche et de l’Aquaculture et de l’Economie maritime : Fréderic  Loua
  11. Ministre des Investissements et des partenariats public-privé : Gabriel Curtis
  12. Ministre de l’Action sociale et de l’Enfance : Aissata Daffé ancienne députée UFR

 

 

Condamnation de Beny Steinmetz : la coalition Tournons la page se réjouie de la décision de la justice suisse

Dans la course effrénée pour le contrôle des ressources minérales en République de Guinée, des entreprises recourt aux pratiques de corruption pour s’enrichir rapidement avec la complicité des hauts commis de l’Etat et des membres de la famille présidentielle qui perçoivent des pots-de-vin.

Cet état de fait, maintes fois documenté et dénoncé par les organisations de la société civile nationales et internationales, a été à nouveau mise à nu lors du procès de Beny Steinmetz du 22 janvier 2021.  Ce jour-là, la justice suisse qui enquête depuis des années sur le dossier de corruption concernant la mine de Simandoua déclaré Beny Steinmetz coupable de corruption d’agents publics en Guinée et l’a condamné à cinq ans de prison ferme.

La coalition Tournons La Page Guinée salue cette décision sans précédent qui est un signal fort dans la lutte contre la corruption dans les mines en République de Guinée. Elle répare également une injustice contre le peuple de Guinée plongé dans l’extrême pauvreté et sur le dos duquel des personnes morales et physiques s’enrichissent en toute impunité.

Au regard de l’impossibilité pour les corrupteurs d’échapper à la justice internationale, la coalition Tournons La Page Guinée espère que cette décision pourrait, à l’avenir, contribuer à dissuader les candidats à la corruption et à créer plus de transparence dans le mode d’adoption des « conventions » et d’acquisition des « permis » d’exploitation des gisements de minerai en Guinée.

Coalition Tournons La Page rappelle qu’elle a déposé une plainte en 2020 au parquet financier de paris pour corruption dans le dossier de la AMR et espère un aboutissement de cette démarche pour le bonheur du peuple de Guinée.  

Conakry le 26 janvier 2021

Ibrahima Diallo, Coordinateur TLP Guinée

Violation des droits de l’Homme : Le FNDC invite le conseil de sécurité des Nations Unies à sanctionner le régime d’Alpha Condé

La Coordination Nationale du FNDC salue l’invitation du conseil de sécurité des Nations Unies adressée aux autorités guinéennes d’agir en toute urgence pour sanctionner les violations des droits de l’Homme commises par les forces de défense et de sécurité lors des manifestations.

Le FNDC partage les inquiétudes des Nations Unies sur les restrictions à la liberté d’expression et de réunion par le gouvernement en République de Guinée.

Cette invitation des Nations Unies vient confirmer toutes les allégations de violations des droits de l’Homme, commises par les forces de défense et de sécurité lors des manifestations contre le projet de troisième mandat de M. Alpha Condé, dénoncées par le FNDC et des organisations de défense des droits de l’Homme.

Avec des centaines de personnes tuées, blessées, torturées et emprisonnées pour imposer un troisième mandat illégitime et illégal, le FNDC invite le conseil de sécurité des Nations Unies à sanctionner éventuellement le refus, par le régime totalitaire instauré par Alpha Condé, de rendre justice à des nombreuses victimes des agissements des forces de défense et de sécurité aux ordres de M. Alpha Condé et ses complices.

La Coordination Nationale du FNDC continue à œuvrer pour que les crimes commis par le régime dictatorial de M. Alpha Condé ne restent pas impunis.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

 Conakry, le 27 janvier 2021

Le réseau Panafricain Afrikki exige du président Alpha Condé « l’arrêt des persécutions contre les opposants à son troisième mandat »

Le 15 décembre 2020, Alpha Condé a décidé officiellement de prendre en otage la Guinée et ses institutions au mépris des principes et valeurs démocratiques par le concours de l’armée avec une répression sanglante inouïe, des arrestations arbitraires massives malgré la lutte héroïque du peuple de Guinée au sein du FNDC contre ce projet impopulaire et ses conséquences.

Le réseau AFRIKKI, plateforme africaine dédiée à la renaissance et à la solidarité entre les mouvements sociaux africains et de la diaspora apportent son soutien à l’ensemble des activistes guinéens, particulièrement aux leaders de la coordination nationale du FNDC : Oumar Sylla, Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo.

Les mouvements sociaux africains et activistes d’Afrique et d’ailleurs exigent la libération immédiate et sans condition du camarade Oumar Sylla alias Foniké Menguè responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC et de de tous les détenus politiques, otage du régime de monsieur Alpha Condé.

Le réseau AFRIKKI rend un vibrant hommage aux citoyens engagés au sein du FNDC qui lutte vaillamment, depuis plusieurs mois pour le respect des principes démocratiques et de l’état de droit.

Le réseau AFRIKKI exige de monsieur Alpha Condé à se soumettre aux principes de l’état de droit et l’arrêt des persécutions contre les opposants à son troisième mandat par l’instrumentalisation de la police et de la justice.

Le réseau encourage les institutions internationales de défense de droit de l’homme à suivre de près la situation chaotique en Guinée.

AFRIKKI réaffirme sa disponibilité à continuer à appuyer les efforts inlassables de la coordination nationale du Front national pour la défense de la constitution Guinéenne FNDC pour l’instauration d’une culture d’alternance démocratique en Guinée.

Dakar, le 24 janvier 2021

*Le réseau AFRIKKI (afrikki.org), est une plateforme africaine dédiée à la renaissance et à la solidarité entre les mouvements sociaux africains, la diaspora, les activistes et artistes.

Quelques membres du réseau AFRIKKI :

Y en a Marre (Sénégal)
Balai Citoyen (Burkina Faso/Guinée)
TIKEN JAH FAKOLY (Côte d’Ivoire)
CLAUDY SIAR (France)

Filimbi (RD Congo)
Lalucha (RD Congo)
Youth Decided (Tunisie)
Our Destiny (Cameroum)
Black Lives Matter (USA)
SINDUMUJA (Burundi)
GOM SA BOPPA (Gambie)
RAS LE BOL (Congo)
ANTA TABAN (Sud Soudan)
YELLOW MOVEMENT (Ethiopie)
KINNAREADS (Ghana)
NOVOX (Côte d’Ivoire)
THINKING AFRICA (Comores)
ENOUGH IS ENOUGH (Nigeria)

Les associations de presse condamnent la perquisition des locaux de Gangan RTV

A travers une déclaration, les associations de presse  condamnent la perquisition des locaux de la radiotélévision Gangan, le 22 janvier 2021 par la brigade de répression du banditisme (BRB n2) de Kaporo.

Ci-dessous le déclaration

Les Associations professionnelles de presse en Guinée ont appris avec inquiétude, incompréhension et indignation, la descente musclée dans deux pick-up, des agents de la Brigade de répression du banditisme (BRB N°2) et de la Compagnie mobile d’intervention et sécurisation (CMIS N°2) de Kaporo dans les locaux de la radiotélévision Gangan. Elles condamnent avec la dernière énergie ce comportement liberticide et rétrograde des détenteurs de la force publique.

Il convient de rappeler pour l’opinion que cette perquisition sans mandat dans les locaux d’un média a créé une confusion sans précédent au sein du média. D’emblée, nous disons que cet acte sidérant et liberticide est une violation flagrante de la procédure en la matière et un total manque de respect à l’endroit des médias privés de notre pays.

Les Associations professionnelles de presse en Guinée notent qu’après s’être informées  auprès de la direction du Groupe Gangan, il en ressort que ce comportement rétrograde, insensé et anti-procédural est opéré par la BRB N°2 et la CMIS N°2 de Kaporo sous l’œil vigilant de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DPJ), sans qu’elle ne soit saisie au préalable ni par la Haute Autorité de la Communication, ni  par une quelconque autre autorité, comme l’exige la procédure lorsque l’on constate une violation grave du cahier des charges des médias.

De ce fait, les Associations professionnelles de presse en Guinée exigent des Autorités de la DPJ, la notification sans délai au Groupe Gangan, les motifs de cette perquisition ayant porté de graves préjudices aux travailleurs du média trouvés sur place.

En outre, Les Associations professionnelles de presse en Guinée invitent le ministère de la sécurité à se pencher sérieusement sur la question afin que des mesures idoines soient prises contre ces unités. Elles rappellent, qu’elles ne sauraient tolérer de tels dérapages aux conséquences exclusives des médias privés à la charge de la démocratie.

De ce qui précède donc, les Associations professionnelles de presse en Guinée se réservent le droit d’entreprendre toutes actions utiles pour que plus jamais ça.

Ont signé

URTELGUI, AGUIPEL, AGEPI, REMIGUI, APAC-Guinée, SPPG, UPLG, Upf-Guinée

Alpha Condé confirme quatre autres ministres dans le gouvernement

Le président de la République poursuit la composition des membres du nouveau gouvernement. Dans trois décrets rendus public, samedi, via la télévision nationale, le chef de l’Etat a confirmé quatre membres du gouvernement à leurs postes et a procédé à la nomination de hauts cadres à la Présidence. 

Au sein du gouvernement, le ministre d’Etat, ministre de l’Assainissement et de l’Hydraulique, Papa Koly Kourouma, a été confirmé dans ses fonctions. Sanoussy Bantama Sow prend les commandes du ministère des Sports avec rang de ministre d’Etat.

Dr Ibrahima Kourouma garde son poste de ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire.

Au ministère du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat, Salla Fanta Camara, a bénéficié une nouvelle fois de la confiance du président de la République.

A la tête de la Direction générale du patrimoine bâti public, le chef de l’Etat a décidé de maintenir Mohamed Lamine Yayo dans ses fonctions. Son adjoint Mounir Cissé a été également confirmé dans ses fonctions.

A la présidence de la République, Dr Ibrahima Sory Sow, a été confirmé au poste de ministre conseiller spécial. Bady Touré et Moussa Sylla restent conseillers chargés de mission.

Notons qu’avec ces nouvelles nominations, 23 ministères du gouvernement ont désormais leurs titulaires sur les 37  annoncés.

Mort en détention de l’opposant Mamadou Oury Barry : L’UE réagit

La porte-parole de l’Union Européenne (UE), pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Nabila Massrali s’est prononcée sur la vague de morts des opposants emprisonnés en Guinée. La porte-parole, dans une déclaration publiée sur le site de l’institution jeudi 21 janvier appelle « les autorités guinéennes à remédier à cette situation et à ce que la justice puisse pleinement s’exercer sur la base d’enquêtes menées en toute indépendance ».

Ci-dessous la déclaration :

République de Guinée – déclaration de la porte-parole sur la mort en détention de l’opposant Mamadou Oury Barry

Monsieur Mamadou Oury Barry est décédé le 16 janvier alors qu’il était incarcéré à la prison centrale de Conakry.

Cet événement rallonge la liste des opposants politiques décédés en détention en Guinée ces derniers mois. Ces faits, répétés, mettent en évidence les dysfonctionnements du système pénitentiaire et de l’appareil judiciaire guinéen.

L’Union Européenne appelle les autorités guinéennes à remédier à cette situation et à ce que la justice puisse pleinement s’exercer sur la base d’enquêtes menées en toute indépendance. Le droit à un procès équitable et à la dignité pour les détenus fait partie intégrante des Droits de l’Homme à laquelle l’Union Européenne est indéfectiblement attachée ainsi qu’à la liberté d’association, d’expression et de manifestation. »

L’OGDH appelle les autorités guinéennes à respecter les droits de l’homme dans les milieux carcéraux

Au moins quatre détenus ont perdu la vie à la maison centrale de Conakry en l’espace de trois mois. L’Organisation des guinéennes des droits de l’homme (OGDH) dénonce la banalisation des droits des prisonniers et invite les autorités à améliorer les conditions de détention en milieu carcéral.

Thierno Souleymane Bah, nouveau président de l’OGDH constate avec amertume que les droits de l’homme sont négligés en Guinée.

« Ça signifie que les droits de l’homme ne sont pas respectés dans notre pays. Nous observons tout ce qui se passe ces derniers temps. Depuis qu’on a commencé à parler d’élections et autres, il y a eu de graves violations des droits de l’homme », dénonce-t-il.

« Dans les milieux carcéraux, la situation est encore plus grave. Parce qu’aucune condition n’est créée pour que les prisonniers vivent dans de bonnes conditions. Il faut que les gens comprennent que le seul droit qu’un prisonnier n’a pas, c’est la liberté d’aller et de venir. Tous les autres droits lui sont reconnus », ajoute-t-il.

Ce défenseur des droits de l’homme en Guinée estime que s’il y a eu des morts en prison, « c’est parce qu’on leur refuse le droit à la santé, à la nourriture. Bref, on leur refuse les droits les plus élémentaires. Ce n’est pas une forme de négligence de l’Etat, ils le font sciemment. Depuis les années 90, l’OGDH a tout fait pour qu’on nous permette d’améliorer les conditions de vie des prisonniers ».

« A chaque fois qu’on vient, on nous dit que le gouvernement prend tout en charge. Malheureusement, ça ne s’est jamais fait. Lorsque vous entrez à la Maison centrale de Conakry, vous noterez a une surpopulation. C’est une prison qui a été construite pour 200 personnes, aujourd’hui, elle a plus de 2000 détenue », ajoute M. Bah.

« Et il y a pire que ça. Lorsqu’ils se rendent compte que les individus malades sont devenus un bloc humain en prison, on les prend pour les lâcher nuitamment dans les rues. Parfois, c’est dans les rues de Kaloum ou en haute banlieue qu’on les laisse. C’est inadmissible que des humains fassent cela à des humains », poursuit-il.

Le président de l’OGDH assure que sa structure n’entend pas baisser les bras dans la défense des droits de l’homme. « Nous allons essayer de faire ce qu’on peut. C’est-à-dire amener les autorités guinéennes à jouer leur véritable rôle pour que les conditions carcérales soient vraiment meilleures que ça. Nous prendrons des mesures au niveau de l’OGDH. Nous demandons à l’Etat de revoir la situation des détenus. Il faut que le ministre de la justice passe dans les prisons pour voir ce qui s’y passe », souhaite Thierno Souleymane Bah.

Décès de l’opposant Mamadou Oury Barry en prison : le FNDC « condamne vigoureusement cet énième assassinat de prisonnier politique »

Le FNDC est endeuillé par la triste nouvelle de l’assassinat d’un autre détenu politique, Mamadou Oury Barry, ce samedi 16 Janvier 2021 à la Maison Centrale de Conakry qui est devenue une tombe pour les opposants au troisième mandat du clan Alpha Condé.

Le régime d’Alpha Condé poursuit l’exécution de son plan macabre visant l’élimination de ses opposants et des militants de la démocratie. Mamadou Oury Barry a été kidnappé depuis août 2020, illégalement détenu à la Maison centrale sans procès et dans des conditions insupportables ayant causé sa mort à l’âge de 21 ans.

Le FNDC condamne vigoureusement cet énième assassinat de prisonnier politique commandité par le régime d’Alpha Condé et exige qu’une enquête internationale soit diligentée sur la pratique de la torture et d’autres méthodes secrètes d’élimination dans les prisons en Guinée.

Cet assassinat ainsi que la mort subite de plusieurs prisonniers politiques, quelques jours après leur libération, s’inscrivent dans un plan d’instauration d’une dictature atroce en Guinée.

Le FNDC exprime sa vive préoccupation et alerte l’opinion nationale et internationale que les vies des centaines de leaders de la société civile et de partis politiques illégalement détenus en prison sont en danger. Ils sont tous exposés à la guillotine secrète mise en place par Alpha Condé et son clan.

Le FNDC adresse ses sincères condoléances à la famille de Mamadou Oury Barry ainsi qu’à celles des centaines de Guinéens tués par le régime d’Alpha Condé pour imposer un troisième mandat illégal au peuple de Guinée.

Nous exprimons tout notre soutien à toutes les personnes illégalement emprisonnées et exigeons leur libération immédiate.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Conakry, le 19 janvier 2021.

CHAN 2020 : la Guinée fait une belle entrée en battant la Namibie (3-0)

Le Syli National Local a réalisé le meilleur score de la première journée du CHAN, 3-0 contre les Brave Warriors de la Namibie au Stade Omnisports de Limbé.

La Guinée s’est imposée face à la Namibie, mardi 19 janvier, lors de leur premier match du CHAN 2020 au Cameroun en écrasant la Namibie sur un score de 3-0.

Une parfaite réussite occasionnée par non seulement l’esprit d’équipe des joueurs du syli local, mais aussi la lucidité de Yakhouba Gnagna Barry, auteur d’un doublé et Morlaye Sylla l’artisan du deuxième but, qui a d’ailleurs été l’homme du match.

Les poulains du sélectionneur Lappé Bangoura  ont répondu favorablement à la requête du Président Mamadou Antonio Souaré, qui avait demandé aux joueurs guinéens, quelques heures seulement avant le coup d’envoi de la rencontre, d’inscrire trois buts lors de ce premier match contre la Namibie.

Alpha Condé procède à la composition partielle du nouveau gouvernement

Après avoir présenté lundi 19 janvier la structure du premier gouvernement de la 4éme République, le président de la république, Alpha Condé a procédé mardi 19 janvier 2021 à la composition partielle du gouvernement. Dirigée par le Premier ministre Kassory Fofana, les occupants de 16 départements ministériels sont désormais connus.

1-    Ministre d’État chargé des Affaires présidentielles, ministre e la Défense nationale : Dr Mohamed Diané ;

2-    Ministre d’État conseiller spécial du président de la République, ministre de l’Industrie et des PME : Tibou Kamara

3- Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes : M. Mouctar Diallo  ;

4- Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation : général Bouréma Condé ;

5- Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : M. Albert Damantang Camara ;

6- Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Me Mory Doumbouya ;

7- Ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger : M. Ibrahima Kalil Kaba, précédemment ministre directeur de Cabinet à la Présidence de la République ;

8- Ministre du Plan et du Développement économique : Mme Mama Kanny Diallo ;

9- Ministre de l’Économie et des Finances : M. Mamadi Camara ;

10- Ministre du Budget : M. Ismaël Dioubaté ;

11- Ministre délégué à la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Élevage : M. Roger Patrick Millimouno, précédemment ministre de l’Élevage ;

12- Ministre des Travaux publics : Mme Kadiatou Émilie Diaby, haut-fonctionnaire à la Banque africaine de développement ;

13- Ministre de l’Énergie : Mme Bountouraby Yattara ;

14- Ministre de la Santé : général Rémy Lamah ;

15- Ministre des Droits et de l’Autonomisation des femmes : Mme Hawa Béavogui ;

16- Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’emploi : Mme Zénab Nabaya Dramé.

Décès en détention de Mamadou Oury Barry : le ministère de la justice parle d’une mort naturelle

Mamadou Oury Barry a trouvé la mort, le samedi 16 janvier 2021 alors qu’il était en détention à la maison centrale de Conakry. Selon un communiqué publié lundi, le ministère de la Justice a annoncé que Mamadou Oury Barry, détenu en prison depuis le 5 aout dernier, est décédé d’une mort naturelle.

Ci-dessous le communiqué :

Mort d’un opposant en détention : Cellou Dalein invite « les guinéens à se lever pour mettre fin à la violation des droits de l’homme par le pouvoir en place »

Mamadou Oury Barry, arrêté au mois d’aout dernier à Cosa, vient allonger la liste des détenus morts en détention à la Maison centrale de Conakry. Cellou Dalein Diallo invite les guinéens à se mobiliser pour mettre fin à ce qu’il qualifie de violations récurrentes des droits humains.

Après plus de cinq mois en prison sans procès, Mamadou Oury Barry est décédé, samedi dernier avant d’être situé sur son sort par un juge. Une mort que regrette Cellou Dalein Diallo.

« Je déplore la mort par manque de soins de Mamadou Oury Barry à la Maison centrale où il était arbitrairement détenu depuis le 5 août », réagit le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée.

Selon Cellou Dalein Diallo, « il vient ainsi allonger la liste des victimes de la répression aveugle du régime liberticide d’Alpha Condé ».

Priant pour le repos de l’âme du défunt, l’ancien Premier ministre invite les guinéens à se lever pour mettre fin à la violation des droits de l’homme par le pouvoir en place.

« J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et invite le peuple de Guinée à rester mobilisé pour mettre un terme à ces violations récurrentes des droits humains », souhaite Dalein.

Le Bloc Libéral invite le premier ministre Kassory Fofana à reconstituer le tissu social en Guinée

A l’occasion de son Assemblée générale tenue le samedi 16 janvier,  le vice-président du Bloc Libéral (BL) a d’abord félicité Dr Ibrahima Kassory Fofana pour sa reconduction à la tête du Gouvernement avant de l’inviter à privilégier le dialogue mais surtout à œuvrer pour la libération des détenus politiques.

« Concernant la nomination hier du Premier ministre, évidemment il a été reconduit. Le BL prend acte du renouvellement de la confiance du Président en la personne de Mr Kassory Fofana. Le BL l’en félicite et lui souhaite bonne chance dans sa lourde tâche et l’invite surtout à prendre ses responsabilités par rapport à la décrispation de la crise politique qui assaille le pays et par la même occasion fait un plaidoyer à son endroit afin d’appuyer les demandes que le BL, à travers son président, a entrepris pour la libération de tous les prisonniers politiques. Car n’oubliez pas, on a beaucoup de nos amis qui sont emprisonnés après les élections. Donc il y a crise postélectorale qui est là qui ne dit pas son nom », a dit Mamadou Adama Diallo, vice-président du BL.

Puis d’ajouter : « le Premier ministre, on le sait, a un rôle capital sur l’instauration d’un dialogue franc et sincère entre les fils de notre pays quand les lois de la République lui confèrent. On sait que dans les différentes constitutions qu’on a eu il y a une place réservée pour le Premier ministre concernant le dialogue entre les fils de notre nation »

Le Bloc libéral déplore également la condamnation des journalistes Sidy Diallo, Thierno Maadjou et Ibrahima Lincoln Soumah. Le parti invite l’autorité et en particulier le ministre de la Justice à faire en sorte que  ces journalistes bénéficient de la loi L002 qui leur est consacrée.

Le ministre des sports, Bantama Sow reçoit « le prix du soldat du changement »

Pour sa constance et son engagement pour le développement de la Guinée, le ministre des sports, Bantama Sow a été gratifié du prix « du soldat du changement ». C’était lors d’une cérémonie organisée vendredi au Musée national de Sandervalia. L’initiative est de la structure MOSAD Communication.

Selon les membres de cette structure, le prix décerné au ministre d’Etat, en charge des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique n’est pas fortuit. Il découle selon eux, de l’engagement de Bantama Sow auprès du président Alpha Condé durant des années de combat pour le changement dans une constance remarquable.

« Nous avons institué le prix du soldat du changement. Depuis 2010, nous décernons ce prix. Nous le décernons aux cadres, qui, par leurs actes ont inspiré, qui, par leurs actes ont fait bouger les choses, qui, par leurs actes ont donné des exemples à être imités », a déclaré le Directeur de la Communication de cette structure.

Satisfait, le ministre Bantama Sow, a laissé entendre que ce prix est la reconnaissance du travail bien fait. Il souhaite que son parcours puisse inspirer la nouvelle génération.

En Guinée, dit-il, « il n’y a plus de conviction. Les gens se positionnent en fonction de leurs intérêts. Je n’aime pas parler de moi, je préfère que les gens le fassent. Je devais être un exemple pour la jeunesse guinéenne en matière de conviction ».

Avant de poursuivre : « Je suis membre fondateur du RPG. J’ai été militant clandestin quand j’étais au lycée. J’ai reparti des tracts pour Alpha Condé. Quand j’étais en première année, j’étais le président du Conseil supérieur des sports et de la culture de l’université de Kankan avant d’être président du Mouvement étudiant ».

A ceux qui pourraient avoir des doutes sur l’exactitude de ses propos, Bantama Sow leur charge de demander à « tous les étudiants qui sont passés à Kankan à mon temps, ils vous diront que je suis une fierté de l’université guinéenne. Parce que je me suis battu corps et âme pour l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants ».

Evoquant son parcours, le ministre des sports et de la culture affirme avoir fait ses études au Washtenaw Community College dans le Michigan avant de rentrer au bercail en 2010. Il a également fréquenté, selon ses dires, l’université de Harvard qui fait partie des universités les plus prestigieuses des Etats-Unis.

Le GOHA initie une campagne de solidarité en vue d’aider les commerçants bloqués aux frontières

Apres plusieurs menaces de manifestations sans succès et de cris de cœurs sans solution, le GOHA décide de changer de stratégie. Elle vise maintenant à mettre en place un fonds pour venir en aide aux commerçants bloqués aux frontières avec leurs marchandises.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué :

Suite à la fermeture prolongée des frontières guinéo sénégalaises, le GOHA constate avec amertume l’entêtement du pouvoir guinéen à maintenir ce statu quo, malgré la souffrance aussi bien des commerçants que des transporteurs bloqués aux frontières et, à ce jour, sont en manque des moyens de subsistance. C’est pourquoi, le groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) initie une campagne de solidarité en leur faveur et en appelle à l’ensemble des commerçants et transporteurs pour exprimer leur solidarité à l’égard de leurs homologues bloqués aux frontières guinéennes avec le Sénégal, la Sierra Leone, la Guinée Bissau, et cela  depuis près de quatre mois.

En rappel, le président du GOHA a effectué ces derniers jours un déplacement à la frontière guineo-senegalaise pour toucher la réalité du doigt. Le constat sur place révèle que les conducteurs qui s’y trouvent avec les véhicules sont en manque de nourriture et de produits pharmaceutiques, pour ceux qui sont tombés malade.

En tout état de cause, le GOHA rend l’État Guinéen non seulement responsable de tout ce qui arrive physiquement et mentalement  à ces compatriotes, mais également des pertes qu’ils subissent en termes des biens perdus par suite d’une fermeture prolongée et injustifiée des frontières.

Le GOHA s’engage à introduire une action en justice auprès des  instances régionales et sous  régionales afin que ces victimes des décisions impopulaires d’Alpha Condé soient rétablies dans leurs droits. Pour cela, il est demandé aux commerçants, transporteurs et chauffeurs de bien remplir les fiches mises à leur disposition destinées à leur identification et à l’évaluation des dommages par eux subis.

Le GOHA profite de l’occasion pour remercier et féliciter les autorités sénégalaises à tous les niveaux pour les marques de solidarité et d’assistance à l’endroit de ces sinistres transporteurs et commerçants. Le GOHA invite les membres des forces de défense et de sécurité guinéens intervenant au niveau des frontières,  de cesser leurs actes de tracasseries qui ne font qu’aggraver la situation de nos compatriotes qui n’ont jamais souhaité vivre un tel calvaire. Si réellement la Guinée est une famille, c’est le lieu et le moment pour ces agents et officiers de  traduire cela en actes concrets.

Le 14 janvier 2020

Chérif Mohamed Abdallah Haïdara

Président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

Le délibéré dans l’affaire Foniké Mengué reporté

Initialement prévue ce jeudi, 14 janvier, la décision du tribunal de Première Instance de Mafanco dans l’affaire Oumar Sylla alias Foniké Mengué, a été reportée au jeudi, 28 janvier.

Ainsi en a décidé ce matin la présidente du tribunal, Dame Djenab Donghol Diallo.

Arrêté en septembre dernier alors qu’il attendait son procès en appel pour « diffusion de fausses nouvelles », Oumar Sylla responsable de la mobilisation du FNDC (front national pour la défense de la Constitution), est poursuivi pour « participation délictueuse à un attroupement sur la voie publique ». Le procureur  demande sa condamnation à un an d’emprisonnement.

« Nous sommes très surpris par cette décision qui ne vise qu’à faire souffrir notre client », a déploré maître Salifou Béavogui, avocat de la défense.

Le collectif des avocats d’oumar Sylla dit Foniké Menguè  espère tout de même que le droit sera dit dans cette affaire.

Condamnation de trois journalistes : le SPPG mécontent de cette décision

Le verdict vient de tomber dans l’affaire opposant les journalistes de l’émission Africa 2015 sur Nostalgie Fm à une directrice d’établissement privé. Ils ont été  condamnés à deux mois de prison avec sursis  et au paiement d’une amende de 500.000gnf chacun. Le syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée (SPPG) mécontent de cette décision du juge a fait une déclaration qu’il a rendue public ce 14 janvier 2021.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué :

C’est avec indignation que le syndicat des professionnels de la Presse Privée de Guinée a appris ce mercredi 13 janvier 2021,  la décision condamnant des journalistes de la radio Nostalgie Guinée à 2 mois de prison avec sursis et au paiement d’une amende de 500.000 GNF chacun.

En effet, depuis deux ans, les journalistes Ibrahima Lincoln Soumah, Sidi Diallo et Thierno Madjou Bah étaient poursuivis pour diffamation par sœur Marie Louise Barry, Directrice de l’école des jeunes filles Saint Joseph de Cluny sis à Kaloum. Cette assignation est intervenue après que ces journalistes ont reçu dans leur émission ”Africa 2015”, un enseignant de ladite école qui a dénoncé des décisions de licenciement abusif prise  par la direction et des prétendus cas de viol répétés au sein de cet établissement d’enseignement scolaire.

Vu le  contexte dans lequel nos confrères ont été mis en cause, l’on se rend compte aisément qu’ils étaient dans l’exercice de leur métier. En pareille circonstance, si la personne qui se sent diffamée décide de porter plainte, le juge saisi du dossier doit avoir pour référence, la loi 002 qui dépénalise les délits de presse en République de Guinée. Mais très malheureusement, nous avons été surpris de constater que le juge Abdoul Gadiry DIALLO a plutôt condamné les journalistes cités ci-haut sous l’empire de la loi pénale. Fidèle à l’une de ses principales missions qui consiste à défendre la liberté de la presse, le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée demande à ce que cette décision à la fois liberticide et juridiquement infondée soit purement et simplement rangée dans les tiroirs des couloirs judiciaires. Le SPPG demande à tous les hommes de médias de se mobiliser contre cet acte qui, en réalité, n’est qu’un coup d’essai pour ceux qui veulent museler la presse dans notre pays. Si cette condamnation à la prison avec sursis passe aujourd’hui, ils prononceront demain une peine à la prison ferme. La menace est d’autant plus réelle que 3 autres journalistes ont leur dossier pendant devant le même tribunal de Kaloum. Il s’agit de Youssouf Boundou SYLLA de Guinée news, Moussa Moïse SYLLA d’inquisiteur et Ibrahima Sory TRAORE de Guinée 7, tous poursuivis dans l’affaire dite “Nabaya gate”, également pour diffamation. Pour marquer notre désapprobation totale à cette décision illégale, nous allons mener une série d’actions qui commencera par un sit-in devant le tribunal de première instance de Kaloum.  Et, si rien n’est fait pour annuler cette faute judiciaire qui devrait pousser celui qui l’a prise à la démission pour sauver l’honneur de la noble profession de magistrat, nous annonceront d’autres actions encore plus énergiques.

Pour terminer, le SPPG réaffirme son soutien aux journalistes mis en cause dans cette affaire qui sent de la manipulation et tous les autres confrères inquiétés pour avoir mené un travail de journaliste.

Vive la liberté de la presse pour que vive la démocratie.

Conakry, le 14 janvier 2021.

Le SPPG

Des syndicats de transporteurs plaident pour la réouverture des frontières

L’union nationale des transporteurs routiers de Guinée et la fédération syndicale nationale professionnel des transporteurs de la mécanique générale de Guinée étaient à la bourse du travail à Conakry mardi 12 janvier, en vue de  restituer les travaux menés dans le cadre de la réouverture des frontières terrestres fermées à la veille de l’élection présidentielle de 2020 pour des raisons de sécurité d’État, selon les autorités.

«C’e n’est pas un procès entre nous et l’État. On ne veut pas savoir pourquoi les frontières sont fermées. On vient auprès de l’État pour nous trouver la solution pour nous permettre de vivre. On ne peut pas vivre sans faire le transport», plaide  le secrétaire général de la fédération syndicale des transports routiers de Guinée, Ousmane horoya Sylla.

Alpha Amadou BAH, président intérimaire de l’union nationale des transporteurs routiers de Guinée a suggéré la mise en place d’une commission mixte pour fouiller tous les camions, puisque les autorités ont évoqué des raisons de sécurité d’État.

« On peut par exemple mettre en place une commission mixte pour fouiller tous les camions pour que les camions soient libres voir les marchandises qui doivent être dédouaner et libérer tous les camions. Les camions qui seront saisis les chargeurs de ces camions ou les propriétaires vont prendre la responsabilité. Nous ne pouvons pas estimer le nombre de pertes, mêmes si on vous cent milliards. Côté Sénégal, il y a 135 camions qui sont stationnés chargés nos marchandises sont pourries, du côté de la Guinée, il y a 133 camions qui veulent sortir, Coté Sierra Léone, il y a 105 camions qui sont stationnés là-bas, les autres frontières, on en parle pas », a-t-il énuméré.