Ousmane Gaoual répond à Alpha Condé

Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, principal parti d’opposition en Guinée a averti que le Chef de l’Etat veut une guerre civile en Guinée.

Se disant Inquiet et déçu, le parlementaire assure que l’affrontement prôné par le Président Condé n’aura pas lieu en Guinée. Alpha Condé peut cependant redouter une insurrection populaire, selon Ousmane Gaoual. « J’ai écouté le discours avec beaucoup d’inquiétude et de déception. D’abord, j’ai écouté un Chef d’Etat qui a peur et qui sait que le peuple de Guinée n’est pas en accord avec lui, et qui maintenant veut compter sur l’appareil de l’Etat, l’armée, (il a dit qu’il va renforcer les PA), la justice pour imposer sa volonté de changement de la constitution pour le troisième mandat. Il a clairement montré la voie, là où il veut. Et pire, il est prêt à pousser le pays dans la guerre civile parce que si un président de la république dit à ses militants ou à ses partisans de s’apprêter à l’affrontement, il prône la loi du talion : œil pour œil ! Dent pour dent. Il dit aux gens lorsqu’on vous marche sur les pieds, répliquez. Il ne dit pas lorsqu’on vous provoque allez vers la justice ou vers la gendarmerie, il dit répondez. Ça veut dire qu’il est prêt à pousser le pays vers la guerre civile. C’est extrêmement grave ce qu’Alpha Condé a dit aujourd’hui (dimanche 24 mars 2019, Ndlr). Mais ce n’est pas surprenant, parce que c’est quelqu’un qui a perdu tous ses repères et qui contre l’histoire, contre la volonté du peuple de Guinée veut encore rempiler pour un autre mandat. Mais le peuple de Guinée qui a su se dresser en 1958, le peuple qui a su se lever en 2006 face à la répression qui était là, ce peuple saura lui apporter la réponse », réagit Ousmane Gaoual Diallo.

L’affrontement qu’il cherche n’aura pas lieu en Guinée, soutient le coordinateur de la cellule de Communication de l’UFDG. Mais ce qu’il peut redouter, c’est une insurrection parce que le peuple de Guinée se dressera contra sa volonté, prévient M. Diallo. Alpha Condé, le président de la République a tenu un discours virulent ce dimanche au siège du RPG arc-en-ciel devant ses partisans auxquels il a demandé d’être prêts à l’affrontement.  « Si les gens sont prêts pour le débat politique, soyez prêts, si c’est pour l’affrontement, soyez aussi prêts. Voilà. Car quand tu danses avec un aveugle, il faut de temps en temps lui monter dessus pour qu’il sache qu’il n’est pas seul », a-t-il lancé précisant qu’il va ôter le manteau de Chef de l’Etat pour faire face aux « nains politiques ».

Alpha Condé inaugure le premier Tribunal de commerce en Guinée

Le président Alpha Condé a inauguré ce mercredi 20 mars 2019 le tout premier siège du Tribunal de commerce de Guinée.

C’était en présence du Président-directeur général de la Société financière internationale (SFI), Philippe Le Houerou, en visite officielle en Guinée.  La mise en place de ce tribunal de commerce vise à assurer une sécurité juridique et judiciaire en vue de faciliter l’activité des entreprises, d’améliorer la fourniture de ce service public aux investisseurs, de rassurer quant à la transparence et l’équité dont ils bénéficieront dans la conduite de leurs affaires en Guinée, de stimuler la croissance des investissements locaux et étrangers.

Pour son mot de bienvenue, le président du Tribunal de commerce, Pierre Lamah, a rappelé que ce dit Tribunal a été créé par la loi N°33 du 4 juillet 2017 modifiant certaines dispositions de loi portant organisation judiciaire en République de Guinée et promulguée par décret le 10 septembre 2017. Le ministre d’Etat à la Justice garde des sceaux, Me Cheick Sako,  a exprimé sa satisfaction de participer au côté du Président de la République à la cérémonie d’inauguration  du Tribunal de commerce de la Guinée. « Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des grandes orientations de réforme de la justice telle qu’inscrit dans la politique nationale de réforme de la justice adoptée en juillet 2014, sous les auspices de son Excellence M. le président de la République Pr Alpha Condé. L’axe un de cette politique, est en effet consacré à l’accès au droit et à la justice.  Je sais que Monsieur le Président tient beaucoup compte à ça », dit-il.

Pour lui, la création du tribunal de commerce vise à assurer une prise en charge cohérente, efficace et diligente de litiges économiques.  « Dans la même dynamique, pour la composition de ce tribunal la voix de la mixité a été empruntée, c’est-à-dire la coexistence des magistrats professionnels et des juges consulaires élus afin de garantir les connaissances des règles de fonds et de procédures. Mais aussi la perception pour chaque affaire de sa dimension économique », a-t-il expliqué.

Président cette cérémonie d’inauguration solennelle, Alpha Condé a indiqué qu’il est extrêmement important d’inaugurer ce Tribunal de commerce puis que quand « nous avons commencé à travailler avec SFI pour le financement, ils ont dit comment voulez-vous qu’on vous accompagne vous n’avez pas un tribunal de commerce ? Donc c’est un défi que la SFI nous a lancé pour pouvoir nous accompagner.  La justice est un grand problème en Guinée, nous avons fait les états généraux de la justice en 2011, pour voir ce qui ne va et faire les reformes. Mais j’ai toujours un problème avec les juges. Le Conseil Supérieur de la Magistrature sanctionne. Il y a des juges qui sont révoqués, certains sont rétrogradés, suspendus. Mais la population ne le sait pas, donc comment voulez-vous que la population soit encouragée à porter plainte, quand ils ne savent pas.  Si je pose la question au garde des sceaux, il me dit c’est le prestige des magistrats.  Mais est-ce que les Magistrats sont différents des professeurs d’Université et des autres ? ».

Poursuivant, il rappelle que personne n’est au-dessus de la loi donc tous les citoyens sont égaux à cet effet. « Il n’y a pas de raison si un juge est révoqué, qu’on ne soit pas informé.  Si les gens savent que les juges peuvent être révoqués, ils seront encouragés chaque fois à porter plainte. C’est bien de créer le Tribunal, mais faudrait-il que les juges soient corrects. Et qu’ils rendent effectivement la justice, c’est-à-dire qu’ils soient indépendants de l’argent. Mais pour y arriver il faut que l’action judiciaire soit appliquée. Nous constatons aujourd’hui, qu’il y a des hommes d’affaires qui portent plainte et ils gagnent en première instance, en appel et à la Cour suprême.  Cela ne va encourager les gens à aller devant en justice. »

Sidya Touré défi à Alpha Condé

Sidya Touré vient de lancer un défi au président Alpha Condé dont il était le haut représentant, jusqu’à une période récente!

Si le chef de l’Etat vante son bilan qu’il expose avec fierté, son ancien haut représentant le renvoie devant la dure réalité. Trois (3) milliards de dollars investis dans l’énergie, mais le résultat final, selon l’opposant, c’est qu’aucune ville en Guinée ne dispose d’une distribution constante de l’électricité. Surpris par les montants engloutis dans le secteur énergétique depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, l’ancien premier Ministre s’interroge sur le résultat. « J’ai cru comprendre qu’on aurait dépensé 3 milliards $, soit une fois et demi le budget de la Guinée pour obtenir 725 MWT. Ce serait l’électricité la plus chère au monde », dénonce Sidya Touré avant de lancer un défi.

Après le « fiasco » de Kaléta, le Gouvernement guinéen mise sur le barrage de Souapiti en construction pour résoudre le déficit énergétique dans le pays. « Mais au fait, peut-on me citer une ville en Guinée qui dispose d’une distribution constante d’électricité? », s’interroge le leader de l’UFR. Opposé au projet de troisième mandat, le leader de l’UFR parie  sur la présidentielle de 2020 pour prendre les rênes du pays après deux échecs (2010 et 2015).Depuis son divorce avec le président Alpha Condé, Sidya Touré a arboré le manteau d’opposant qui ne porte plus de gants pour dénoncer les « turpitudes » du pouvoir.

Boffa : le président Alpha Condé aux obsèques de l’imam ratib

Le Président de la République était l’hôte des populations de la Préfecture de Boffa le lundi, 18 mars 2019 où il a assisté aux obsèques d’Elhadj Aboubacar Conté,  ancien imam ratib, ancien secrétaire préfectoral aux Affaires religieuses et Kountigui de la ville de Boffa.

Il est décédé le samedi 16 mars 2019 à Conakry, des suites de maladie à 98 ans. Accompagné d’une forte délégation gouvernementale, le. Président Alpha Condé est arrivé à Boffa à 13 heures 40 minutes où il a été accueilli au stade préfectoral par les autorités politiques, administratives et religieuses de la localité. De là, le Président de la République s’est rendu à la Mosquée centrale de Boffa. Devant une foule nombreuse plongée dans une forte émotion, le secrétaire général aux Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, a loué les efforts que le Chef de l’Etat a déployés pour la prise en charge des préparatifs des obsèques.

Après la prière de 14 heures, suivie de celle sur le corps, dirigée par le premier Imam de la Grande Mosquée Faycal, Elhadj Mamadou Saliou Camara, le secrétaire général a clôturé la lecture du Saint Coran. Au nom de la famille du défunt, Elhadj Souleymane Conté, fils de l’illustre disparu, a vivement remercié le Président de la République pour tout ce qu’il a fait suite au  décès de son père. Il indiquera que le geste du Chef de l’Etat prouve à suffisance son attachement aux vertus humaines et religieuses et que la famille lui en restera toujours reconnaissante.

Au nom du Président Alpha Condé, Moualim Touré, conseiller du Chef de l’Etat, a sollicité des prières et des bénédictions en faveur de la paix et de la stabilité pour le développement harmonieux du pays. Une demande bien accueillie par le Khalif de Boffa Khouréralandé, Khalif Alsény Camara, qui a fait des prières et des bénédictions. Avant de quitter Boffa, le Président Alpha Condé s’est rendu à la maison mortuaire pour saluer la famille du défunt qui laisse derrière lui deux veuves et 16 enfants.

 

Déguerpissement à Conakry : de nouvelles instructions

Alpha Condé vient de donner de nouvelles instructions par rapport aux opérations de déguerpissement dans la capitale Conakry.

Ce jeudi 14 mars 2019, Alpha Condé a ouvertement instruit son gouvernement  d’expliquer aux citoyens les motivations et les objectifs du déguerpissement, ensuite d’identifier tous les agents publics des administrations centrales, déconcentrées et décentralisée responsables de la vente illégale des domaines de l’Etat et l’application à leur encontre de sanctions disciplinaires sans préjudice de poursuites judiciaires. «  Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’anticiper, à l’avenir, sur les occupations illicites des domaines publics en empêchant l’installation de citoyens sur des espaces réservés. Il a également mis l’accent sur l’urgence d’entreprendre, sur les terrains récupérés, afin d’en éviter la réoccupation »,  a expliqué le porte-parole du gouvernement Aboubacar Sylla.

Par ailleurs des enquêtes doivent être diligentées afin d’identifier les cadres de l’administration et des services décentralisés à la base de la cession indue de certaines parcelles afin de donner des suites administratives et judiciaires à ces délits. « Le Chef de l’Etat a invité à la reforme et au renforcement des brigades publiques chargées de veiller sur les espaces publics et en particulier interdire et empêcher l’occupation des domaines publics maritimes, le remblayage des bordures de mer, la destruction de la mangrove et la réalisation de constructions anarchiques au mépris des plans d’urbanisation des villes », a précisé la même source.

Présidentielle 2020 : Alpha Condé cible la jeunesse

Alors qu’il est censé quitter le pouvoir en 2020, le chef de l’Etat multiplie les annonces prometteuses à l’endroit de cette couche.

Ressassant certaines promesses qu’il a déjà tenues, Alpha Condé affiche une fierté quant à son bilan pourtant critiqué par l’opposition. Constitutionnellement, il doit céder son fauteuil en 2020. Mais les signes se multiplient quant à ses velléités de garer le pouvoir. Veut-il maintenant charmer les jeunes pour soutenir son projet de troisième mandat ? Rien n’est moins sûr !  « Ce que les trois ou quatre organisations patronales n’ont pas pu faire depuis 2011, voilà des jeunes qui l’on réussit. A la place de certains, je n’aurais pas applaudi mais plutôt baissé la tête. Vraiment j’encourage ces jeunes  et il faut être certains que le gouvernement va vous accompagner. Nous allons créer d’abord des conditions dans le domaine de l’électricité, de l’eau et  des infrastructures parce que nous ne pouvons pas nous industrialiser quand nous n’avons pas l’énergie et commercialiser quand nous n’avons pas les routes et les chemins de fer. L’Etat va créer la base matérielle et les conditions physiques et techniques », s’est engagé le dirigeant guinéen.

« Lorsque  je suis arrivé, pour avoir un téléphone c’était de la mer à boire, à peine 10%des guinéens détenaient un téléphone désormais il y a plus de téléphones portables que de personnes. Cela montre que les guinéens sont capables de s’adapter. J’ai été surpris lors de la journée des paysans de la capacité d’invention et d’innovation des jeunes, c’était vraiment extraordinaire. J’ai demandé qu’on ait une journée des innovations pour que des jeunes viennent exposer et de prouver qu’on a rien à envier aux autres. Aujourd’hui la jeunesse africaine maîtrise aussi bien les nouvelles technologies que les européens et les américains. Au moins dans ce domaine-là, on n’est pas en retard, ce qui veut dire que notre retard doit être notre chance », soutient le chef de l’Etat.

Présidentielle 2020 : Cellou Dalein Diallo dément La Lettre du Continent

Le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée vient de réagir aux informations qui annoncent son soutien en faveur d’un troisième mandat pour Alpha Condé.

« Une certaine presse me dit prêt à négocier le 3ème mandat…Ma lutte n’est pas négociable. Le respect de la Constitution est une priorité, la restauration de l’État de droit une urgence. Seul le respect du jeu démocratique nous permettra de vivre un meilleur avenir », a réagi Cellou Dalein Diallo sur les réseaux sociaux. Cette réaction de Cellou Dalein Diallo intervient après la publication d’un article de La  LETTRE DU CONTINENT  n° 796 du 13 mars 2019 qui parle d’un « deal entre Sarkozy, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo pour 2020 ». Cet article insinue que grâce à Nicolas Sarkozy et Robert Bourgi qui passent pour des parrains du président de l’UFDG, Alpha Condé a obtenu un accord avec Cellou Dalein Diallo qui lui dégage la voie pour se présenter à un troisième mandat en 2020.

Cellou Dalein Diallo était candidat malheureux aux présidentielles de 2010 et 2015, il veut mobiliser les forces vives du pays pour créer l’alternance en 2020.Mais la division et la guerre des egos au sein de l’opposition renforcent les supporters d’Alpha Condé qui multiplient les appels pour son maintien au pouvoir. Discret, Alpha Condé refuse pour l’instant de dévoiler ses intentions pour la présidentielle prévue en 2020. Mais le chef de l’Etat enchaîne les sorties pour séduire les électeurs à travers des promesses.

SADEN 2019 : incompréhension entre entrepreneurs guinéens

Les travaux de la première édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) ont démarré dans la soirée de ce mardi 12 mars 2019.

C’est le Président de à République, Pr Alpha Condé qui a officiellement donné le coup d’envoi du SADEN 2019 qui durera deux jours en présence de plusieurs personnalités gouvernementales, diplomatiques et institutionnelles. Organisé par le gouvernement guinéen à travers les Ministères des Investissements et du Partenariat Public-Privé, celui de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail et le Centre du Commerce International, ce salon a pour objectifs d’utiliser l’entreprenariat comme moteur de développement de la Guinée en participant à l’essor de domaines peu ou sous exploités comme l’agriculture, le tourisme, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et l’environnement ; Lutter contre le chômage et l’émigration clandestine des jeunes en créant des activités génératrices de revenus par le biais de l’entreprenariat, parmi tant d’autres.

D’entrée, l’honneur est revenu au Directeur général de l’AGUIPE, Sékouba Mara de prendre la parole au nom du comité d’organisation de souhaiter la bienvenue à l’ensemble des invités et participants, avant d’indiquer : « Le diagnostic de la situation économique et sociale de la plupart des pays africains démontre des défis majeurs pour assurer la transformation structurelle de leurs économies ; entre autres défis, figure en bonne place, l’insuffisance du capital humain et/ou la faible adaptation de celui-ci aux besoins du système productif national, aussi, un système productif peu évolutif et à faibles effet de création d’emploi décent. Pour inverser cette tendance, en Guinée, l’assurance de l’emploi décent, de l’inclusion sociale des couches vulnérables constitue un résultat stratégique du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Le volet emploi est le premier domaine à promouvoir pour l’atteinte de ce résultat à travers la promotion de l’emploi productif et l’entrepreneuriat des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap… »

 

Parlant de l’accompagnement, la Directrice exécutive du Centre du Commerce International, Arancha Gonzalez et la représentante du chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée n’ont pas manqué de mots pour magnifier les bonnes relations qui existent entre leurs institutions respectives et la Guinée. Elles ont par ailleurs rassuré que l’accompagnement de entrepreneuriat occupe une place importante dans leur domaine d’intervention à travers le monde en général en général et dans les pays africains en particulier. Le ministre des Investissements et Partenariats Publics et Privés, Gabriel Curtis a mis un accent particulier sur les efforts fournis depuis huit ans par le gouvernement dans le cadre de la promotion du secteur privé guinéen. « Depuis huit ans, le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République, Pr Alpha Condé s’est engagé dans une série de réformes pour améliorer le climat des affaires et rendre le secteur privé plus compétitive… »

Le parti de Sidya Touré se désolidarise de Baidy Aribot

Le désormais ancien secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines et son parti politique, ce n’est plus « l’amour parfait ».

L’information donnée par Baidy Aribot à propos de la mise en circulation de nouvelles coupures de billets a été démentie la  semaine dernière par l’un des vice-présidents de l’UFR. « Paradoxalement, dès qu’on annonce une échéance électorale, il y a des coupures de nouveaux billets qui s’annoncent aussi. En 2015 c’étaient les billets de 20 mille FG qui sont sortis, et ces coupures de 20 mille, on a vu l’usage qu’on en a fait. Ça a servi pour la campagne », a rappelé Ibrahima Bangoura qui fait un parallèle entre la mise en circulation de ces nouveaux billets et la campagne pour un éventuel troisième mandat pour le Président Alpha Condé.

 

Baidy Aribot qui parlait d’une nécessité de renforcer la sécurité de la monnaie fiduciaire comme raison de l’émission de nouvelles coupures de billets, le député Ibrahima Bangoura y voit plutôt comme un moyen de financement d’une campagne électorale. « Cette année aussi, la campagne s’annonçant, surtout la campagne du troisième mandat, les gens ont fait sortir les billets de 20 mille et des billets de 10 mille. Et ce sont les mêmes billets qu’on voit circuler dans les concessions à Conakry et à l’intérieur du pays », regrette ce vice-président de l’UFR.

« Tentative d’assassinat » contre Cellou: les enquêteurs livrent leur rapport

Le véhicule de l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo avait été pris à parti par les forces de l’ordre lors d’une manifestation de l’UFDG.

La  brigade de recherche de Kipé chargée de l’enquête préliminaire dans l’affaire de l’attaque du véhicule de Cellou Dalein Dialo le 23 octobre 2018 a clôturé ses investigations. Selon les  informations, le dossier a été transmis le 07 mars 2019 au Procureur de République près le Tribunal de première Instance de Dixinn, M. Sidy Souleymane Ndiaye. Sans désemparer, le magistrat du parquet a fait ouvrir une  information judicaire au cabinet du doyen des juges d’instruction. Après l’attaque du 23 février, Cellou Dalein Diallo avait aussitôt déclaré qu’il a échappé à une « tentative d’assassinat » au niveau du rond-point de la Bellevue, dans la commune de Dixinn. Le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a porté un doigt accusateur sur le Président Alpha Condé qui selon lui, aurait donné l’ordre de l’éliminer physiquement. « La fois dernière je vous avais dit qu’il (Alpha Condé, Ndlr) a ordonné de m’assassiner. Voilà la preuve la plus éloquente, regardez le pare-brise. Les gendarmes ont visé et ont tiré », avait accusé l’opposant

Kaporo-rails : divergeance entre Alpha Condé et Ibrahima Kourouma

Entre les dernières instructions du Chef de l’Etat sur les opérations de déguerpissement à Kaporo-rails et la réalité sur le terrain, il y a déphasage.

 

Selon  un des conseillers de la Présidence de la République, Alpha Condé aurait déjà donné des instructions pour l’arrêt des opérations de déguerpissement à Kaporo-rails. Elle affirme aussi que  le Président Condé continue à croire que ce sont les baraques et d’autres installations qui ont été détruites depuis le début des opérations de déguerpissements. « Ce qui était prévu c’est de débarrasser de cette zone tous les occupants qui avaient déjà été déguerpis, dédommagés, et qui sont venus se réinstaller après », confie-t-elle.

Le constat sur le terrain est pourtant tout autre. De nouvelles maisons ont été cochées ; elles  seront démolies dans les prochaines heures. A moins que le Président Alpha Condé n’intervienne. Cette fois peut-être, il faudra que lui-même vienne sur le terrain pour faire le constat. Ce week-end, le Président Alpha Condé a prévenu que les opérations de déguerpissement se poursuivront « sans état d’âme », menaçant toute autorité qui se rendrait coupable de vente illégale de parcelle de sanction.

Lire aussi : Kaporo-rails: Alpha Condé promet de sévir

L’anniversaire d’un grand président

La Guinée des villes et des campagnes fête, chacun en sa manière, ce lundi 4 mars 2019, la date de naissance de l’un de ses fils les plus prestigieux, le patriote Alpha Condé, le président bâtisseur qui est une gratification divine en faveur du peuple pour sauver le pays d’Ahmed Sékou Touré.

Né le 4 mars 1938 à Boké, une ville située à 300 km de Conakry, en Basse-Guinée, Alpa Condé est fils de Mamadou Condé, cadre dans l’administration française et de Saran Camara. Le couple aura six enfants, trois filles et trois garçons : Aminata, Sékou, Yaba, N’Sira, Alpha et Malick.

Après plusieurs postes dans l’intérieur du pays, la famille s’installe à Conakry dans le quartier de Madina, en 1947. Scolarisés à l’école primaire du centre, puis au collège (séminaire) des pères, à Dixxin, Alpha Condé, ses frères et sœurs sont des élèves méritants que leurs parents encouragent dans la poursuite d’études secondaires à l’étranger. A l’âge de 15 ans, muni de son brevet, Alpha Condé devient l’élève en classe de seconde au lycée Gambette (Pierre de Ferrat) de Toulouse, en France. Il poursuit son cursus à Louviers, où des relations de son père le confient au maire Pierre Mendes-France qui devient son tuteur pendant les deux ans de ses classes de première et de la première partie du bac. Alpha Condé passe ensuite son baccalauréat à  Paris, au lycée Turgot, où il se lie d’amitié avec Bernard Kouchner, l’actuel ministre français des Affaires Etrangères.

Très jeune, il endosse d’importantes responsabilités familiales lorsque l’évolution  du régime du président Ahmed Sékou Touré impose une coupure entre la Guinée et la France. Il assume les responsabilités de tuteur pour ses parents arrivés progressivement en France pour y poursuivre des études. Jeune bachelier inscrit à la Sorbonne, Alpha Condé décroche une License en sociologie avant de passer le concours d’entrée à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po, section service public), en 1963. Dans ces célèbres murs, il a, entre autres pour camarades de promotion et amis : Pierre-André Wiltzer (futur ministre français de la Coopération) ; François Polge de Combret (future Secrétaire général de l’Elysée, sous le président Valery Giscard d’Estaing) ; un des futurs dirigeants  de la Banque Lazard à New York, Jean-Paul Dessertine (de la Banque européenne) ; Jean-Pierre Chevènement ( qui deviendra  plusieurs fois ministre) ; les futurs patrons de presse André Larquié , Dominique Wallon, Etienne Mougeotte…  Avant d’obtenir successivement, un diplôme d’études supérieures, un doctorat d’Etat en droit public à la faculté de droit de Paris-Panthéon.  Là, le natif de Boké a pour camarades de promotion : Michelle Alliot-Marie ancienne  ministre française de la justice. André Santini (député-maire d’Issy-les-Moulineaux), Theodore Pangolos (vice-Premier ministre grec).

Alpha Condé est aussi un homme de la plume. Il s’initie très tôt à la rédaction politique à travers le journal L’étudiant guinéen’ avant d’écrire pour d’autres journaux et des ouvrages universitaires. Il participe à des projets pour l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et exprime une vision politique par le biais d’un ouvrage politique intitulé, Albanie d’Afrique ou néo colonie américaine, paru aux éditions Git-le-cœur, en 1972.

Il poursuit à travers différentes publications de brochures :

-Quel avenir pour la Guinée, en mai 1984 ;
-Propositions pour la Guinée, décembre 1984 ;
-Pour que l’espoir ne meure en 1985 ;
-Où  allons-nous, trois ans après, le poisson pourri par la tête.

Dans des journaux comme le patriote créé en janvier 1985 et interdit trois ans après, Sèguèti et Malanyi.
Sur le plan professionnel, Alpha se lance dans la carrière d’enseignant. Il dispense des cours à la faculté de droit et de sciences économiques (Paris I-Panthéon Sorbonne) pendant 10 ans, puis à l’école supérieure des PTT.

Avec l’accession de la Guinée à l’indépendance, en 1958, la jeunesse scolaire et étudiante guinéenne se retrouve incorporée à la Jeunesse du Rassemblement Démocratique Africain (JRDA). Alpha Condé qui milite au sein de l’Association des Etudiants Guinéens en France (AEGF) se retrouve alors membre de cette plus large organisation au sein de laquelle il développe une vision de l’importance de l’intégration régionale comme solution aux problèmes du continent. Dans la fièvre de l’Afrique nouvellement indépendante, le Guinéen qu’il est, ne manque pas quelques années plus tard de s’inscrire dans l’aile progressiste  des forces politiques  alors opposés  au président Ahmed Sékou Touré. Pendant que l’opposition guinéenne plus proche des milieux conservateurs français est prête, elle, à toutes les compromissions, Alpha Condé refuse de devenir l’instrument d’une ancienne métropole alors en rupture avec la jeune République indépendante.

Pourtant après le débarquement armée du 22 novembre 1970, dans la capitale guinéenne, organisée par des opposants financés et soutenus par le Portugal, il est condamné à mort par contumace dans le procès qui s’en suit à Conakry, alors qu’il avait toujours gardé ses distances avec le Rassemblement des Guinéens de l’Extérieur très impliqué alors avec le pouvoir Gaulliste.

Il devient militant au sein du Syndicat de l’enseignement supérieur (Sne-sup), cumulant les fonctions de responsable au sein de l’Association des étudiants Guinéens en France (AEGF), le président de la Fédération des Etudiants d’Afrique noire en France (Féanf), dès 1963, puis de 1967 à 1975, responsable de la coordination de la direction des groupes nationaux africains, qui supervisent les activités  de la direction. C’est au sein de la Féanf que se développent son leadership et son influence parmi les cadres africains venus de toute l’Afrique francophone. La plupart de ses pairs y occupent d’importantes responsabilités une fois de retour dans leur pays respectif et restent des alliés  importants au sein  du réseau africain  d’Alpha Condé.

En 1977, dans la foulée de la réconciliation tripartite à Monrovia, au Liberia, entre les présidents guinéen Ahmed Sékou Touré, ivoirien Félix Houphouët-Boigny et sénégalais Léopold Cedar Senghor, Alpha Condé crée le Mouvement National Démocratique (MND) avec le professeur Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres membres fondateurs. Le MND subira plusieurs mutations de la lutte clandestine à la lutte semi-clandestine et enfin la lutte légale depuis 1991.

Le MND se transforme d’abord en Unité, Justice, Partie (UJP), puis en Rassemblement des Patriotes Guinéens (RPG) et enfin en Rassemblement du Peuple de Guinée.

Hors de sa patrie, le président Alpha, occupera plusieurs  fonctions de cadre dirigeant d’entreprise dans le négoce international.

Une fois avoir pris congé  de l’enseignement en 1977, le futur leader du RPG part rejoindre la société de négoce  international Sucres et denrées, en tant que responsable Afrique. La position lui permet d’étendre considérablement la présence et l’influence  du groupe sur le Continent en créant plusieurs filiales (en Côte D’Ivoire, au Congo, au Cameroun, au Burundi, etc.).

En 1985, Alpha Condé crée Africonsul, un bureau d’études économiques et financières  dont il est le directeur général jusqu’en 2001. Il y offre du conseil économique, financier et social aux gouvernements africains aux entreprises internationales  désireuses de travailler en Afrique et pour le compte  d’institutions internationales. La société réalise des études pour les Nations Unies, des sociétés privées et des gouvernements (notamment celui du Congo). Alpha Condé est également missionné en tant que consultant dans le règlement de conflits politiques auprès de plusieurs chefs d’Etat de la région.

C’est après l’arrivée des militaires au pouvoir en 1984 à Conakry que l’opposant historique passera une longue période d’observation avant de prendre le chemin définitif du retour au pays, le 17 mai 1991 pour son célèbre meeting du stade de Coléah. Il y est accueilli par des centaines de milliers de sympathisants, tous vêtus de T-shirts à son effigie, et venus relever le défi d’interdiction de rassemblement populaire ordonné alors par le régime militaire en place.

Depuis lors, le Prof. Alpha Condé deviendra dans des circonstances difficiles,  le premier challenger du général Lansana Conté. Après la phase d’observation des premières consultations électorales de 1993, le président du RPG remporte les élections. Mais l’administration électorale annule la totalité des votes dans les grandes localités de la Haute-Guinée (Siguiri et Kankan). A cette occasion, le candidat présomptif, Alpha Condé, prône l’apaisement, demandant à ses militants  de ne pas descendre dans les rues et d’accepter ces résultats afin d’éviter une guerre civile.  Il déclare ceci: « Je ne suis pas venu en Guinée pour gouverner les cimetières ». L’homme refusera  de nombreuses sollicitations ministérielles, primature comprise pour son mouvement.

En 1998, il est arrêté  en plein processus électoral, puis emprisonné sans procès équitable. Il passera plusieurs mois en prison avant d’être libéré le 18 mai 2001 suite à une prétendue grâce présidentielle sous la pression internationale. Face aux différents tripatouillages de la constitution par le pouvoir en place, Alpha Condé au sein de la Codem boycotte la présidentielle de 2003.

Après le décès du général Lansana Conté en décembre 2008,  et la prise du pouvoir par la junte  militaire, Alpha Condé milite dans les forces vives constituées de l’opposition politique, des syndicats et des acteurs de la société civile, pour la tenue d’élections justes, transparentes et inclusives en 2010.

Ainsi sous le magistère du père de la démocratie guinéenne, le président de la transition, le général Sékouba Konaté Alpha Condé devient président de la 3e République le 21 décembre 2010.

Le professeur engage entre autres, les reformes macro-économiques, la mise en place de toutes les institutions républicaines, notamment la cour
constitutionnelle, la cour des comptes et le conseil constitutionnel.

Aussi la reforme de l’armée, le développement du secteur agricole, les états généraux de la justice et l’indépendance énergétique ne sont-ils pas en bonne voie.

Autant dire que la construction du barrage hydroélectrique de Kaléta a permis à la Guinée d’avoir son indépendance énergétique. En ce sens qu’aujourd’hui, l’électricité est fournie parfois pendant la saison pluvieuse 24 h/24 dans plusieurs villes de la Basse Guinée et de la Moyenne Guinée.

Outre la construction du plus grand barrage hydro-électrique de la sous-région Souapiti, il y aura des micros barrages dans les villes de l’intérieur. Farankonédou et Kogbédou à Kankan ; N’zébéla en forêt ; Koukoutamba à Tougué ; le Touba dans Gaoual et Daboya dans la préfecture de Kindia.

Sous la première République, comme susmentionné, la Guinée comptait plusieurs unités industrielles sur toute l’étendue du territoire national, force est de reconnaître que ces usines ont connu un sort déplorable au fil des ans. Le Président Alpha Condé s’est tourné vers la réhabilitation de certaines d’entre elles, c’est le cas de l’usine de jus de fruits de Kankan et l’huilerie de Dabola. Il y a aussi la GI Ciment, le CIMAF, Diamant Ciment, le Moulin de Conakry, et le Moulin d’Afrique.

A cela  s’ajoute la construction des 16 nouvelles unités industrielles parmi lesquelles figure une usine de transformation du fonio annoncée par le ministre, de l’Industrie et des PME Tibou Kamara à l’occasion d’une conférence de presse en parlant du bilan et perspectives de son département

Sur le plan diplomatique, le Président poursuit son ambition qui est celle de toujours marquer la présence de la Guinée au sein de la communauté internationale.

Autant dire que le grand retour de la Guinée sur la scène internationale est incontestablement l’œuvre de l’époux de Hadja Diènè Kaba. Le pays d’Ahmed Sékou Touré occupe désormais dans les organisations internationales la place qui était la sienne sous la première République.
C’est là justement qu’on retrouve tout le sens de la célèbre phrase du locataire de Sékoutouréya : « je reprendrai la Guinée là où Sékou Touré l’a laissée ».

Au regard du panafricanisme du président guinéen, du rayonnement actuel de la Guinée, des grandes reformes économiques et l’assainissement des finances publiques qui ont contribué à la normalisation des relations avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), de l’obtention de ce grand contrat de 20 milliards de dollars avec les chinois, des reformes dans le secteur minier qui ont créé un cadre propice d’investissement, du partenariat public-privé qui se développe avec la réorganisation du secteur privé et l’évolution des activités du secteur informel, de la restructuration de l’économie rurale, et d’une manière générale au soutien au monde agricole en vue de consolider l’autosuffisance alimentaire, et du fait que des hôtels de haut standing poussent comme des champignons dans la capitale, on peut dire sans risque de se tromper qu’Alpha Condé est bel et bien un don de dieu pour le peuple de Guinée .

Comme quoi, il a fallu un président bâtisseur pour que le peuple de Guinée et le reste du monde sachent que malgré le retard, la Guinée reste un pays qui a encore ses 32 dents pour mordre dans la vie. L’anniversaire d’un tel président ne peut passer inaperçu. Tout le monde en parle. Dans les radios, les télévisions, les tabloïdes  et sur les réseaux sociaux l’événement est à la une. Ceci n’est pas fortuit, c’est la reconnaissance des efforts prométhéens d’un président  qui rêve d’une Guinée émergente et d’un havre de la paix  où tous les Guinéens vivront ensemble dans la fraternité et la convivialité.

A n’en pas douter,  ces acquis de la deuxième République empêchent l’opposition guinéenne de dormir qui redoute aujourd’hui que le peuple n’accorde un troisième mandat à  l’actuel locataire de Sékoutouréya.

Pour l’heure n’anticipons rien, souhaitons joyeux anniversaire à notre grand président. Puisse allah lui gratifier de plusieurs autres années encore à vivre  dans la santé pour le grand  bonheur du peuple de Guinée.

Kaporo-rails: Alpha Condé promet de sévir

C’est la première fois que le président de la république s’exprime sur ce sujet depuis le début des opérations de déguerpissements à Kaporo-rails.

C’est sous un ton ferme que  le Chef de l’Etat, Alpha Condé a promis ce vendredi 1er mars 2019, qu’il n’y aura pas d’état d’âme dans la récupération et le dégagement des parcelles appartenant à l’Etat.   « On a pris la mauvaise habitude, il n’y a pas de civisme. Chacun se rend justice, on gâte n’importe comment. On construit des routes, les gens viennent envahir et vont jusqu’à construire sur le goudron. Lorsque j’ai cassé les maisons dans la forêt (de Démoudoula), les gens ont commencé à crier, mais un mois après il y a eu 1 000 morts à Freetown (…) L’indiscipline a amené les gens à construire même dans les marécages. »

Il a évoqué le fait que les populations construisent   n’importe comment : « la deuxième République a dégagé Kaporo-rails jusqu’à 60%. Il restait peu.  Mais les gens sont venus occuper de nouveau et de façon illégale. Il n’y aura pas d’état d’âme pour tous ceux qui occuperont les domaines de l’État. Celui qui revendra un domaine de l’État sera sanctionné et on récupérera. » De nombreuses familles déguerpies à Kaporo-rails  passent la nuit à la belle étoile exposées aux intempéries.  L’opposition a dénoncé cette action du Gouvernement. Depuis quelques jours, un élan de solidarité a été enclenché pour venir en aide aux sinistrés.

Mine : fin de la guerre entre Beny Steinmetz et Alpha Condé

Après des années de bras de fer, Alpha Condé a finalement trouvé un accord avec le milliardaire Beny Steinmetz pour étouffer  l’affaire Simandou.

Selon l’accord signé entre  Beny Steinmetz  et Alpha Condé, le milliardaire abandonne ses poursuites contre la Guinée en échange du gisement du minerai de fer de Zogota. Le ministre guinéen des mines Abdoulaye Magassouba s’est réjoui de ce dénouement : « Nous sommes heureux qu’il y ait eu un règlement à l’amiable du différend avec BSGR, d’autant plus que la Guinée va récupérer le gisement de classe mondiale des blocs 1 et 2 de Simandou. »

Beny Steinmetz avait obtenu les blocs 1 et 2 de Simandou en 2006 en complicité avec l’épouse de l’ancien président Lansana Conté, Mamady Touré. Poursuivi en Israel pour corruption, Steinmetz avait perdu ses licences d’exploitation du site de  Simandou qui abrite les plus grands gisements de fer du monde. Cet accord devrait mettre fin à ce litige qui a duré plusieurs années. Sa signature intervient quelques jours après la visite éclair à Conakry de Nicolas Sarkozy qui a rencontré le président Alpha Condé. Sarkozy était porteur d’un message de Steinmetz dont il est ami de longue date.

Nicolas Sarkozy en terre guinéenne

L’ancien président français est arrivé jeudi  21 février à Conakry en provenance de Paris.

Le ballet des anciens chefs d’Etat se poursuit chez le président Alpha Condé. Après le très controversé Abdoulaye Wade qui attise les polémiques au Sénégal, c’est Nicolas Sarkozy qui vient de fouler le sol guinéen sur invitation d’Alpha Condé. Pour le moment, l’on ignore l’objet de sa visite, quelques jours seulement après celle de son successeur à l’Elysée le socialiste Hollande. Lobbyiste confirmé depuis son départ de la présidence française, Sarkozy, 64 ans, empêtré dans de nombreux scandales, notamment le financement supposé de sa campagne de 2007 par le guide libyen Mouammar Kadhafi, foule pour la première fois la terre africaine de Guinée.

Lors de sa présidence, Sarkozy était en froid avec Alpha Condé. Ce dernier avait déclaré dans la presse que «depuis que Sarkozy est parti, je dors bien, voire même très bien, mon médecin peut le confirmer. » Malgré leur différence idéologique, Alpha Condé et Sarkozy avaient réussi à s’entendre grâce aux bons offices de l’ancien ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner. Cet ami d’Alpha Condé avait effectué plusieurs visites à Conakry après son départ du gouvernement, avant de s’éloigner suite à l’éclatement de l’affaire Bolloré qui concerne le port de Conakry.

S’il refuse de dévoiler ses intentions en 2020, Alpha Condé multiplie ces derniers temps son rapprochement avec des hommes influents.  Dans sa tentative d’isoler l’opposition guinéenne, l’actuel chef de l’Etat tisse son réseau pour anticiper toute éventuelle résistance s’il décide de se maintenir au pouvoir.

 

Alpha Condé encourage le peuple à construire des conditions de paix

Face à la résurgence des tensions politiques dans le pays, Alpha Condé lance un appel.

Les incompréhensions politiques plongent souvent les guinéens dans une psychose permanente. Ce week-end, le pire a été évité de justesse en marge du retour mouvementé de Cellou Dalein Diallo. Son véhicule a été endommagé tandis qu’il dit également avoir inhalé une grande quantité de gaz lacrymogène qui l’a plongé dans un état d’inconscience momentané. « L’argent n’aime pas le bruit. Mettons tout en œuvre pour éviter des soubresauts à des fins déstabilisateurs. Construisons les conditions de sérénité, de quiétude et de paix durable », a lancé le président Alpha Condé. Le président guinéen  veut mettre un terme aux tensions dans le pays. Pour réussir ce pari, il sollicite l’implication des responsables locaux qui sont en contact direct avec les populations. « Le dialogue entre élus et citoyens doit devenir préventif et permanent », enseigne le président Condé, qui promet de lutter farouchement contre la mauvaise gouvernance pour assurer le bien-être aux guinéens.

Alpha condé Marchande pour la paix au Sénégal

Abdoulaye Wade a effectué un court séjour dans la capitale guinéenne à l’invitation de Condé.
Selon le journal Source A, le président Alpha Condé a fait savoir à l’ex chef d’Etat Sénégalais Abdoulaye Wade que son pays est disposé à accueillir Karim Wade, si ce dernier, qui est en exil au Qatar, en exprime la demande. Il s’agit là de l’un des résultats de la visite de l’ancien chef de l’État à Conakry, ce weekend. L’objectif était de le convaincre d’arrêter d’appeler les Sénégalais à saboter le scrutin présidentiel prévu dimanche prochain. L’ancien Président français François Hollande a pris part aux discussions entre les deux hommes. Tout comme le Président ivoirien, Alassane Ouattara, qui est intervenu depuis Paris par téléphone. À en croire le même journal, les discussions n’ont pas été faciles. Wade a continué d’exiger un report de la présidentielle, refusant au passage de prendre l’appel de Ouattarra. Ce dernier, réputé proche de Macky Sall, était présent à Dakar pour l’investiture de ce dernier pour la présidentielle.
Une source du journal indique cependant que « des avancées sont à noter depuis samedi et qu’avec l’accord de Dakar, un facilitateur pourrait être désigné pour mettre tous les protagonistes autour de la table ». Source A croit savoir d’ailleurs que Dakar a dépêché deux émissaires en Guinée pour se joindre aux discussions entre Condé, Hollande et Wade. Ces derniers, souligne le journal sans donner plus de détails, ont été accueillis par le service du protocole du ministère guinéen des Affaires étrangères.
Toutefois les propositions des différentes parties sont à l’étude, d’après une autorité guinéenne qui s’est confiée à Source A. Celle-ci informe que l’étape suivante de cette médiation est Abidjan où se rendra François Hollande dans les prochaines heures, selon le quotidien d’information. D’ici là, a appris Seneweb de bonnes sources, Wade a promis à Condé qu’il se gardera de faire des déclarations incendiaires, d’appeler au sabotage de la présidentielle du 24 février. L’ancien chef de l’État est annoncé à Dakar ce lundi.

Alpha Condé met en garde les élus locaux

Le Président de la république a haussé le ton ce jeudi 14 février 2019 devant les élus locaux du pays.
Alpha Condé qui présidait le lancement des états généraux de la décentralisation a lancé un avertissement vis-à-vis des responsables locaux qui excellent dans la vente des terrains appartenant à l’Etat. Sur un ton ferme, le chef de l’Etat a annoncé qu’il est en train de mener des enquêtes pour récupérer tous les terrains vendus ou baillé. Le Chef de l’exécutif guinéen prévient que ceux sont impliqués dans cette pratique répondront de leurs actes devant la loi. « Il est extrêmement important que nous ayons une nouvelle réforme foncière. Comment voulez-vous que les gens viennent investir lors qu’ils auront fini de tout préparer quelqu’un se lève pour dire non, ce terrain appartient à mon grand-père, à mon arrière-grand-père etc. Messieurs les préfets, aucun préfet n’a le pouvoir de donner un bail à plus forte raison de donner un terrain (…) Il y a certains préfets qui ont vendu des terrains, il y a des maires qui ont vendu des terrains de l’Etat. C’est contraire aux lois. Nous sommes en train de mener des enquêtes, que ça soit très clair, tout terrain vendu ou baillé de façon illégale sera récupéré par le gouvernement. Et nous n’indemniserons en aucun cas les terrains vendus illégalement. Nous n’indemniserons pas », a averti le président Condé.
Il précise cependant que si le terrain est vendu illégalement en incluant la responsabilité de l’Etat, il indemnisera mais tout en sanctionnant le responsable. « Nous prévenons les préfets et les maires, il n’est pas question que vous vendiez les terrains de l’Etat. Nous allons faire un régime foncier clair parce qu’aujourd’hui, les gens se battent pour être maires en pensant qu’ils vont vendre les terrains de l’Etat pour s’enrichir. Non ! Et je vous préviens. Quiconque vendra un terrain sera poursuivi. Vous n’êtes pas là pour vendre les biens du pays. Un citoyen peut vendre un terrain qui lui appartient, mais les terres d’une commune n’appartiennent pas au maire (…). Nous allons veiller de façon stricte sur cette situation. Aucun préfet, aucun maire n’est autorisé à vendre ou à bailler un terrain désormais. Celui qui le fera sera poursuivi sans aucun état d’âme qui qu’il soit. »

Sidya Touré indexe Alpha Condé

Sidya Touré a un constat amer de la gouvernance du président Alpha Condé.
Pour comprendre l’amertume du leader de l’Union des forces républicaines (UFR), un symbole de l’échec de la gouvernance d’Alpha Condé ce sont les élections communales. Entre violences et corruption, l’élection des exécutifs communaux tourne au fiasco à l’image de la commune de Matoto où le parti présidentiel et celui de Cellou Dalein Diallo se livrent une lutte sans merci. Pour Sidya Touré, le véritable poison se trouve ailleurs. « Un an après le vote pas d’exécutifs communaux en Guinée. Au contraire on travaille à rogner les attributions financières des collectivités locales au profit de la PRÉSIDENCE. Résultat : une accumulation de crises à répétition bloquant le fonctionnement de l’état ».
Comme pour donner raison au patron de l’UFR, l’élection de l’éxécutif de Matoto prévue mercredi, a été reportée sans aucune explication. A noter que l’installation des maires à travers le pays a été émaillée de violences qui ont fait plusieurs morts. Sur fond de tensions et débat sur un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé en 2020, la Guinée s’enlise dans une crise électorale sans fin. Du côté de l’entourage présidentiel, aucune réaction pour l’instant sur ces accusations de Sidya à propos de la diminution des attributions financières des collectivités locales au profit de la Présidence

Présidentielle de 2020: l’histoire se répète pour Alpha Condé

Alors qu’il multiplie les signaux pour se maintenir au pouvoir, Alpha Condé pourrait se heurter à un obstacle majeur qui peut lui coûter son fauteuil.

Comme si l’histoire se répétait, c’est une coalition des forces vives qui est en gestation pour bloquer Alpha Condé dès 2020. Selon nos informations, des concertations sont en cours entre les syndicats, la société civile et les partis de l’opposition dirigée par Cellou Dalein Diallo. Alpha Condé faisait partie du Forum des forces vives qui ont fait chuter le sulfureux capitaine Dadis Camara en 2009. A l’époque, le Capitaine Moussa Dadis Camara qui dirigeait une junte, avait réussi à faire l’unanimité contre lui en voulant confisquer le pouvoir. Sa chute fin 2009, avait enclenché la transition qui a abouti à l’élection d’Alpha Condé. A ce jour, le président Alpha Condé se refuse de dévoiler ses intentions de se représenter en 2020, mais estime que c’est le « peuple de Guinée qui va décider ».

Alpha Condé fait un geste pour l’Armée

Après s’être « débarrassé » de plusieurs Généraux nommés ambassadeurs dans différents pays, le président Alpha Condé vient de faire un geste pour l’armée.
Le Chef de l’Etat a procédé à des avancements au grade au sein des forces armées, a-t-on appris de sources proches de l’Etat-major. L’acte a été publié en début de semaine. Pour l’instant nous ne savons pas le nombre exact de militaires qui a bénéficié de ces avancements, ni les raisons. « Il y a eu des avancements au grade de l’armée (air, terre, mer) c’était envisagé depuis novembre. Mais il fallait vérifier et revérifier. On attendait la nouvelle année pour publier parce qu’il fallait prendre en compte le nouveau budget. Et ça été publié hier », a confié à notre rédaction un haut responsable de l’armée.
Notre source a précisé que ces avancements n’ont aucun rapport avec la tentative de vol d’armes et de munitions intervenue la semaine dernière au camp Alpha Yaya Diallo le plus grand du pays. Trois personnes sont dans les mains de la police judicaire qui enquête sur cette affaire. Ces avancements de grade ne touchent pas les forces de police. Interrogé, un haut responsable de la police a indiqué que les dossiers sont en train d’être peaufinés avant d’être envoyés à qui de droit L’acte pourrait pris avant la fin du premier trimestre de 2019, a précisé notre source.

Kiridi Bangoura: ‘’ on discute d’un plan qui n’existe pas pour l’instant’’

Après Cellou Dalein Diallo, c’est Kiridi Bangoura, Ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence et porte-parole de la présidence, qui notre invité ce mercredi, 30 janvier 2019.
Les législatives auront-elles lieux cette année, en Guinée ?
C’est la CENI qui fixe le calendrier électoral en Guinée. Cette CENI est constituée de façon paritaire par l’opposition et la majorité. Y a un constat qui a été fait par les acteurs politiques, y a quelques temps, lors du dialogue politique que les recommandations issues de l’audit du Fichier doivent être implémentées pour que les élections puissent se tenir dans les meilleures conditions possibles. C’est à la suite de cela que la CENI pourra techniquement proposer un calendrier électoral.
‘‘Tout se fait en fonction d’un agenda caché du Président Alpha Condé’’, a déclaré hier l’opposant Cellou Dalein Diallo. Que répondez-vous à cela?
Le chef de file de l’opposition sait très bien qu’il n’y a pas d’agenda caché. Le seul agenda, c’est l’agenda républicain. Le Chef de l’Etat n’a rien à voir quant à la fixation de la date des élections. L’obligation lui est faite, chaque fois que la CENI lui propose une date de prendre un décret pour avancer.
Le report des législatives va-t-il entrainer un report de la présidentielle de 2020 ?
Vous savez, en fait, quand vous êtes dans une programmation du réel, vous vous occupez des problèmes qui se posent à vous concrètement. Il y a un glissement c’est vrai. Un constat a été fait qu’on ne peut pas tenir les élections législatives à date. Mais, si tout se passe bien, les élections là auront lieu cette année. Donc, on pourra poursuivre le déroulé du calendrier républicain, en Guinée.
Est-il envisageable de coupler les législatives et la présidentielle ?
Je ne suis pas membre de la CENI. Le Gouvernement, non plus, n’est pas membre de la CENI. Mais, c’est la CENI qui propose le calendrier électoral dans notre pays. La bonne volonté du Gouvernement est sincèrement assez claire. Et, chaque fois que la CENI va demander au Gouvernement de disposer des moyens budgétaires nécessaires pour l’organisation des élections, le Gouvernement sera au rendez-vous. De ce côté-là, les choses sont excessivement claires.
Allons-nous vers un 3è mandat où pas pour le président Alpha Condé ?
Le Président a tellement à faire ; le taux de prévalence du paludisme dans notre pays vient de passer de 45% à 15%. Le Président est dans le concret. Il est auprès des populations, il est auprès des paysans, il est auprès des jeunes et des femmes pour réaliser le projet de développement national. Et, aider chacun et chaque catégorie à participer à ce plan national de développement économique et social. Cela le préoccupe énormément. Je crois qu’il a assez à faire, et le mandat est totalement ouvert pour lui, je ne sais pourquoi nous allons basculer artificiellement dans une discussion concernant le Président de la République.
Est-ce que vous connaissez l’équivalent en Europe, d’un Chef d’Etat qui discuterait avant la fin de son mandat, de la fin de son mandat. Et, je ne sais pas pourquoi nous allons toujours être traités de façon un peu particulière, excusez-moi madame, je ne suis pas susceptible. Mais, il est important de souligner ça quand même. C’est curieux qu’en 2019, au lieu de s’occuper des législatives et du développement, au lieu de travailler sur cela, nous sommes en train encore de discuter d’un plan qui n’existe pas pour l’instant. Le Président est à la tache au milieu des populations pour faire avancer notre pays.
Mais, pourquoi ne se prononce-t-il pas clairement ?
Madame, la Constitution guinéenne ne prévoit nullement que le Président puisse répondre à cette question, à cette date. Il y a une mission qui est confiée au Chef de l’Etat, pour le moment, il estime qu’il doit mettre toute son énergie dans l’accomplissement de cette mission.
Et vous alors, vous souhaitez qu’il puisse rester, afin de continuer le travail entamé ?
J’entends beaucoup de Guinéens le dire. J’entends d’autres Guinéens qui ont d’autres opinions. C’est ça la démocratie. Il faut que nous acceptions que le débat soit le maître mot de la démocratie. Il ne s’agit pas seulement de rester dans l’observation statique des institutions. Il faut laisser le débat permettre aux opinions de s’exprimer.
Donc, vous reconnaissez qu’il y a un débat ?
Il y a un débat en Guinée actuellement sur la Constitution, sur les institutions, sur l’organisation de l’Etat au niveau du territoire ; est-ce qu’il faut plus de décentralisation ou moins de décentralisation. Il y a un débat très intéressant actuellement sur la codification plus forte des questions environnementales, la place des femmes dans la vie politique. Parce qu’il y a des femmes qui se pose la question si l’égalité doit être formelle, ou si des contraintes de quotas doivent… assurer pleinement leur expression. Tous ces débats-là existent. Et, tous ces débats trouvent leur achèvement à un moment donné dans le texte fondamental de la République.
Une nouvelle République qui permettrait au Chef de l’Etat de se représenter ?
Madame, est-ce que vous êtes d’accord avec moi que le souverain premier, c’est le peuple. Si le peuple décide un jour qu’il y est une nouvelle République, on en parlera. Ni moi ni vous ni Elhadj Cellou Dalein Diallo ni le Président de la République ne peut décider à la place du peuple de Guinée.
Selon certaines informations, un texte de réforme de la Constitution serait déjà prêt ? C’est faux, selon vous ?
Si certains sont lus forts que les volontaires, les citoyens éclairés qui débattent actuellement pour la réforme de la Constitution guinéenne, c’est leur affaire, c’est leur contribution aussi. Je n’ai jamais entendu parler de cela, madame.
Une réforme pourrait entraîner des violences ?
Nous sommes tous derrière le Président de la République sur le chantier du développement, de la démocratie et de l’unité nationale. Ce qui est important, justement pour éviter le pire, c’est de continuer tous à jouir et surtout à observer les devoirs que l’Etat de droit nous impose. La CENI est en place. Il faut que nous nous engagions tous à ce que cette CENI, rapidement, propose un chronogramme électoral au pays. Il y a du travail concret à faire pour préparer les élections législatives à venir. Il faut que les partis politiques, la société civile, les citoyens, s’engagent tous dans ce processus-là.

Alpha Condé : « Il n’y a pas de raisons de se marcher sur les pieds… »

Le Président Alpha Condé s’en est pris de nouveau à l’opposition ce lundi 28 janvier 2019.
Le dirigeant guinéen a traité ses opposants d’ennemis qui font tout pour empêcher la Guinée d’aller de l’avant. « Nous sommes dans un même bateau, mais très souvent des rivalités sont créés par les cadres. Ça ne nous fait pas avancer. Les gens doivent travailler dans un même sens et non chercher à s’imposer les uns sur les autres. Il faut que tout le monde conjugue leurs efforts et éviter de se mettre les bâtons dans les roues. Il n’y a pas deux agendas ou trois agendas, il n’y a que l’agenda du Président. Tout le monde doit travailler dans ce sens. Donc il n’y a pas de raison que les gens se marchent sur les pieds sur le terrain », a déclaré Alpha Condé devant des cadres et notables de Guéckedou.
Le Chef de l’Etat a demandé à ses hôtes de se donner la main afin de barrer la route aux « ennemis » qui ne veulent pas que le pays se développe. « Tout le monde sait que la région forestière est le grenier de la Guinée. C’est la principale région agricole. C’est pourquoi nous voulons donner la force à l’agriculture. Je compte sur vous afin qu’on se donne la main et qu’on aille ensemble. Parce que quand on ne donne pas la main, on favorise l’ennemi. Parce que très souvent aujourd’hui, les opposants ne sont pas des opposants, ce sont des ennemis. Sinon quand on est opposant, on cherche à ce que le pays aille de l’avant pour pouvoir hériter d’une bonne situation et non pas détruire ».
Il rappelle que lorsqu’il était dans l’opposition avec feus Jean Marie Doré, Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, ils n’ont pas cassé les biens d’autrui. « On a été opposant ici, , mais on n’a jamais entendu qu’on a brûlé un véhicule ici, on a jamais entendu qu’on a cassé des maisons à Conakry. Pourtant on a été opposants pendant des années pendant que ceux qui sont opposants aujourd’hui gouvernaient. Donc, l’opposition ce n’est pas de détruire les biens des autres. Au contraire Macky est très content de trouver l’autoroute, l’aéroport, les échangeurs, Alhassane est très content d’avoir 2 millions de tonnes de café, 2 millions de tonnes de cacao, tout ça a été fait avant lui. On doit chercher à accumuler et non pas à détruire. Mais je vous donne la garantie que nous allons continuer notre marche en avant. Quoiqu’il arrive, le train de la Guinée a démarré, personne ne peut l’arrêter », a-t-il prévenu.

Direction Nationale des Impôts : Alpha Condé lance la plateforme d’identification fiscale

Dans le cadre de la stratégie de modernisation du système fiscal guinéen en vue de l’élargissement de l’assiette fiscale, la Direction Nationale des Impôts a mis en place un numéro d’identification fiscale permanent (NIFP) des contribuables.

Les activités de ce bureau spécial de régularisation fiscale (NIF Permanent) ont été lancées ce mercredi 23 janvier 2019, par le président Alpha Condé en présence des membres du gouvernement, des représentants diplomatiques, des présidents d’institutions républicaines, des patrons d’entreprises et de plusieurs cadres techniques de l’administration publique.Le ministre du budget a expliqué que grâce à cette initiative les contribuables guinéens passeront de 2 000 à 15 000 d’ici fin 2019. « Le résultat attendu de l’assainissement du fichier fiscal et la bonne fiscalisation des importations permettra ainsi le passage de 2 000 aujourd’hui à environ 15 000 contribuables d’ici fin 2019. Le ministère du budget en cette transition fiscale est l’acteur majeur dans le processus de mobilisation des recettes à travers ces deux principales régies (la direction nationale des impôts et la direction nationale des douanes, ndlr). Pour se faire, face aux énormes défis croissants des mutations de l’économie mondiale qui vont apparaitre progressivement, des opérations assez complexes à l’internationale aux moyens numériques, notre administration doit absolument se moderniser », a expliqué Ismaël Dioubaté avant revenir sur les réformes engagées.

Le Président Alpha Condé qui a procédé au lancement officiel de ce numéro d’identification fiscale permanant (NIFP) des contribuables, a clairement indiqué que les payements se feront désormais en francs guinéen.« Contrairement à ce qu’a dit le ministre du Budget, il ne s’agit pas de limiter la manipulation de la monnaie. Il s’agit d’exclure totalement la manipulation de la monnaie. Tout paiement au dessus de 10 millions se fera obligatoirement par moyen électronique. Aucune manipulation de billets désormais ni aux impôts ni à la douane ni nulle part. Au dessus, ça sera paiement par virement bancaire. Plus de technique de chèque barré car, nous savons que même les chèques barrés ne sont pas sécurisés. Il s’agit aujourd’hui que nous soyons en mesure de sécuriser nos ressources intérieures. Il faut se dire la vérité : En étant gentille, on peut dire qu’au moins, 1/3 des ressources intérieures ne vont pas dans les caisses ».
Poursuivant, il a clairement indiqué que désormais, tout paiement de loyer se fera en francs guinéen. « Aujourd’hui, on a des immeubles et bureaux privés partout à Conakry. Donc, maintenant on va appliquer la loi. En Guinée, tous les paiements se font en franc guinéen. On n’acceptera plus de paiement de loyer en dollars. Ça, c’est terminé. Deuxièmement, nous avons de grands immeubles, des appartements loués à 3000 ou 4000 dollars, mais où sont les impôts ? Alors, je préviens tout le monde, désormais, tout le monde paiera les impôts. Evidemment, on ne fera pas de retro réactivité, mais tout le monde paiera les impôts… » « La Guinée doit aller de l’avant. Elle doit aller de l’avant pour aider la population guinéenne, pour appuyer les projets de développement socio-économiques dont le financement doit forcément passer par le recouvrement efficace et digitalisé des impôts. Nous sommes en train de travailler sur le prolongement de cette plateforme, au-delà des directions concernées, sur les CGA, pour permettre aux populations d’être visibles, actives mais aussi opérationnelles dans le paiement et le recouvrement des taxes. Cette plateforme va permettre aux impôts de visualiser en temps réel tous les paiements effectués. Le système “RTGS” est entré en vigueur depuis le 15 janvier », a expliqué Aboubacar Makhissa Camara.

Sidya Touré déjà en campagne

Alors que la date des élections législatives se fait attendre, Sidya Touré mobilise déjà ses troupes!

Le patron de l’Union des forces républicaines qui a rencontré récemment plusieurs cadres de l’opposition dont Bah Oury et Ousmane Kaba; se prépare activement pour les élections. Une campagne de séduction envers l’électorat de la basse guinée est déjà en marche! S’il réclame ouvertement une révision du fichier électoral, Sidya Touré n’oublie pas ses militants et sympathisants auxquels il a adressé un message: celui de s’inscrire massivement sur le fichier électoral. L’ancien premier ministre qui représente la troisième force politique du pays espère changer les rapports de forces en mobilisant massivement son électorat de la basse côte. Récemment, c’est à Koba, dans la préfecture de Boffa que Sidya Touré a invité les populations à s’inscrire sur les listes électorales. Le leader de l’UFR a également rencontré les jeunes venus assister à un tournoi organisé en son nom à Koba.

Officiellement candidat à la présidentielle de 2020, Sidya Touré veut créer l’alternance en 2020.  Prudent, Sidya Touré se réserve de tout commentaire en attendant la prise de position officielle du président Alpha Condé pour se représenter ou non à la présidentielle de 2020. Quand à une éventuelle alliance avec Cellou Dalein Diallo, elle demeure très hypothétique après les querelles à distance entre les deux hommes.

Siaka Cissoko présente ses lettres de créance au président Muhammadu Buhari

Nommé le 7 août dernier ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République fédérale du Nigeria et Représentant permanent auprès de la CEDEAO, Siaka Cissoko a présenté ce  mardi ses lettres de créance au président Buhari.

Le diplomate guinéen a mis à profit cette cérémonie hautement solennelle pour transmettre les chaleureuses salutations du président guinéen professeur Alpha Condé à son frère et ami du Nigeria Muhammadu Buhari, réaffirmant son engagement de raffermir les relations de coopération entre les deux États. De son côté, le président Buhari, reconnaissant des gestes de solidarité et d’amitié de son frère Condé, a salué les efforts gigantesques de ce dernier dans la transformation et le développement socio-économique de la Guinée d’une part, ainsi que dans la défense de la cause africaine dans le concert des Nations, d’autre part.

Il a par ailleurs marqué la disponibilité et l’engagement du Nigeria à collaborer étroitement avec la Guinée pour faire avancer les principaux agendas sous-régionaux et continentaux, notamment en matière d’intégration et de développement économique et social, ainsi que sur les réformes institutionnelles. Le Président Buhari a enfin demandé au nouvel ambassadeur de transmettre ses meilleurs vœux pour l’année 2019 à son frère le professeur Alpha Condé, au gouvernement et au peuple guinéens. À l’occasion, il faudra souligner que l’ambassadeur Cissoko était accompagné de ses principaux collaborateurs de l’Ambassade

Présidence- Primature: après la fausse information, la bonne nouvelle !

La cérémonie de présentation de vœux du nouvel an du gouvernement au chef de l’état a été l’occasion pour le professeur Alpha Condé et son premier ministre d’afficher leur parfaite complicité au sein de l’exécutif.

Dans son discours Dr Ibrahima Kassory Fofana a réitéré sa loyauté au chef de l’état et s’est engagé solennellement  à accomplir toutes les taches de la lettre de mission qui lui a été assignée dans ses fonctions de Premier Ministre. Il n’a pas manqué de souligner les qualités humaines et d’homme d’état du professeur Alpha CONDE qui constituent, à ses yeux, à la fois une source d’inspiration et des raisons de croire en lui. Visiblement satisfait de l’intervention du Premier Ministre qui montre sa détermination à mériter sa confiance placée en lui et le soutien renouvelé du chef de l’État, le professeur Alpha Condé à son tour a rassuré le premier ministre qu’il peut compter sur lui : « je crois en la capacité et la loyauté de mon pm et voudrais dire à ceux qui croient le contraire qu’ils ont tort, ils se trompent. Je ne suis pas influençable, j’agis en toute conscience, dans l’intérêt du pays », a révélé le professeur Alpha CONDE avant d’inviter tous ceux qui voudraient l’opposer à son premier ministre ou tenter de déstabiliser celui-ci à un sursaut avant qu’il ne soit trop tard. Cette mise au point intervient à un moment ou suite au dernier conseil des ministres, beaucoup dans la cité ont évoqué un conflit au sommet de l’Etat avec le chef de l’Etat et son premier ministre au point qu’il a été avancé une rupture imminente. Une information prise d’autant au sérieux qu’elle semblait émané de sources bien informées ou des prétendus confidents du président. Comme à son habitude, le professeur Alpha Condé qui ne se laisse pas ébranler par les clameurs publiques ou impressionner par son entourage hétéroclite miné par de fausses rivalités a déjoué tous les pronostics en montrant une nouvelle fois que lui seul connait son agenda et décide du sort de chacun. Aussi a-t-il  été rendre visite à Dr Ibrahima Kassory FOFANA à son domicile pour convaincre, ceux qui avaient commencé à en douter, qu’il n’a pas lâché son premier ministre ni ne l’a désavoué. Ensuite, dans son discours de nouvel an, en plus des félicitations adressées au gouvernement, le chef de l’Etat, a eu une pensée particulière pour Ibrahima KASSORY FOFANA qu’il a jugé engagé, dévoué et disponible dans la collaboration avec lui.

Et comme jamais deux sans trois, le 3 janvier 2019, le professeur Alpha CONDE a devant tous les membres du gouvernement, renouvelé sa confiance et son soutien indéfectible à Ibrahima Kassory FOFANA qui plutôt que la porte de sortie que beaucoup semblait lui indiquer revient en force dans ses fonctions de premier Ministre et surtout dans l’estime du président qui a profité  d’un » incident  annoncé » pour une mise au point à travers laquelle il apparaît clairement qu’ il n’a pas envie ou l’intention de changer son premier ministre , qui pour lui, est à la hauteur de sa confiance et de ses responsabilités : voilà un mal pour un bien !

Communales : l’heure est au bilan pour le parti d’Alpha Condé

Alors que la crise s’enlise pour le contrôle de la commune de matoto, quel bilan pour le parti d’Alpha Condé lors des élections communales?

Selon Amadou Damaro Camara, « le parti présidentiel a gagné plus de 50 % des communes à travers le pays ». Un échec symbolique pour le parti présidentiel, c’est à Conakry où l’opposition et les listes indépendantes ont gagné. Un échec dénoncé par le président Alpha Condé qui a critiqué la stratégie adoptée par les responsables du RPG-arc-en-ciel. Plusieurs violences ont émaillées l’installation des élus communaux dans le pays. A Kindia, le parti de Cellou Dalein Diallo a dénoncé un  coup de force pour évincer son candidat Abdoulaye Bah au profit d’un candidat du parti de Mamadou Sylla.

Quant à la commune de Matoto, la plus populaire du pays, le ministre de l’administration du territoire Boureima Condé a annulé le vote. Le parti de Cellou Dalein Diallo refuse toute reprise du vote réclamant la victoire de son candidat Kalémodou Yansané. Mais le parti présidentiel se dit « favorable » à la reprise du vote « avec ou sans la participation du parti de Cellou Dalein Diallo ».

Labé : Alpha Condé envisage-t-il un 3ième mandat ?

A deux ans de la fin de son mandat, Alpha Condé le dirigeant guinéen nourrit de nouvelles ambitions qui s’inscrivent sur le long terme.

Le président de la République qui vient de se rendre dans plusieurs préfectures du Foutah n’a pas tari de promesses à l’endroit des populations. Encourageant  les femmes à s’intéresser à l’agriculture, le Chef de l’Etat a révélé que son objectif d’ici trois ans est que la Guinée n’importe plus certains aliments de base.  « Quand nous avons été frappés par l’épidémie Ebola, le Sénégal a fermé ses frontières. Nos productions ont pourri. Ça aussi c’est fini. Nous venons d’envoyer une première usine (de transformation) à Mamou, nous allons envoyer une deuxième usine à Timbi Madina. Nous avons quatre usines prêtes qui transforment les pommes de terre en frites congelées. Nous pouvons désormais vendre nos pommes de terre dans les hôtels, les restaurants et exporter à l’extérieur. Tous nos produits agricoles peuvent être transformés industriellement et être exportés », a assuré le président Alpha Condé, invitant les populations également à s’intéresser à la culture de l’anacarde.  «  Je vous encourage aussi à cultiver l’anacarde parce que rien ne se perd, tout se transforme. Nous allons fabriquer ici l’alcool pour les hôpitaux. Je rassure les imams qu’il ne s’agit pas de faire boire de l’alcool (bière) aux guinéens, c’est pour la santé », a-t-il dit.

Le Foutah est une région d’élevage par excellence a lancé Alpha Condé a son auditoire. Mais, a-t-il prévenu,  à partir d’un certain âge la viande rouge n’est pas recommandée. Il a promis de changer les habitudes alimentaires. « Nous ne faisons que manger de la viande rouge ici. Nous allons changer cela. En quoi faisant ? En développant l’élevage des poussins. Nous avons déjà 20 couveuses à Conakry. Chaque couveuse peut faire tous les 21 jours, 120.000 poussins. Nous allons développer l’élevage des poussins dans toutes les régions. Actuellement, nous importons 30 millions de poulets. C’est du mauvais poulet, ce n’est pas naturel. Notre objectif est que d’ici trois ans, la Guinée n’importe plus de poulets, mais que nous produisons les poulets que nous consommons localement », a  promis Alpha Condé.

Dans son chapelet de promesses, le chef de l’Etat a déclaré qu’il a un vaste projet en cours pour l’élevage des poissons dans toutes les régions du pays. « Si on veut être en bonne santé, il faut manger plus de poissons et de poulets. Nous avons commencé l’encloisonnement dans les cours d’eaux, mais cela prendra du temps. Nous avons négocié avec la France. En janvier l’agence française de développement va nous envoyer des experts dans la région du Foutah, en haute Guinée afin qu’ils puissent produire autant de poissons que la forêt (…) nous avons aussi négocié avec l’Israël. En janvier nous aurons deux usines pour l’élevage des alevins. Notre objectif est que le Foutah, la haute Guinée et la forêt n’aient plus besoin du poisson venu de Conakry », a-t-il martelé.

 

 

Alpha Condé laisse plané le doute sur un potentiel 3ème Mandat

En visite dans le fief naturel de son principal opposant pour poser des actes notamment la construction de la voirie urbaine de Labe, le président Alpha Condé surprend plus d’un dans son discours de circonstance.

Après avoir titillé Elhadj Cellou Dalein Diallo, le Chef de file de l’opposition guinéenne en déclarant : «Dieu donne le pouvoir à celui à qui il veut donner et l’enlève quand il veut. Quand on croit en Dieu et qu’on a confiance à son destin, on ne craint rien et on n’a pas besoin de la violence ». Alpha Condé apporte des précisions pour mieux convaincre l’auditoire : « la première République m’a condamné à mort par contumace. Tout le monde sait que j’ai gagné les élections présidentielles en 1993. Mais j’ai dit que je ne vais pas gouverner les cimetières, je suis venu pour travailler pour les hommes. Si j’envoie une partie au cimetière, qui je vais gouverner ? Donc j’ai pris mon avion, je suis parti à Paris parce que je ne voulais pas marcher sur des cadavres. La deuxième République m’a mis en prison, mais voilà que je suis président aujourd’hui. Donc, c’est la volonté de Dieu, personne ne peut aller contre cela»

Apparemment ces précisions ne suffisaient pas et le chef de l’Etat qui, en principe termine son deuxième mandat en 2020 surprend plus d’un en d’autres termes « D’ici 5 ans, la Guinée sera le pays le plus électrifié en Afrique »a précisé le champion du RPG Arc-en-ciel devant la population de Labé.