Franc guinéen : Mamadi Doumbouya écarte l’option de l’Éco

Le président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, a réaffirmé jeudi l’attachement de la Guinée à sa monnaie nationale, assurant que le franc guinéen demeure un symbole de la souveraineté économique du pays. Cette mise au point intervient alors que la participation de Conakry aux travaux de la CEDEAO sur la future monnaie unique, l’Éco, alimente les interrogations sur l’avenir de la devise nationale.

Lors du Conseil des ministres du 30 juillet, le chef de l’État a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la position des autorités guinéennes. Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, il a rappelé que la Guinée émet sa propre monnaie depuis plus de soixante-cinq ans et conduit sa politique monétaire de manière autonome au service de son développement.

« Le franc guinéen demeure un symbole fondamental de l’indépendance économique du pays », a déclaré le président Doumbouya. Il a souligné que cette souveraineté monétaire permet à l’État de définir librement ses choix économiques en fonction des priorités nationales, sans dépendre de décisions prises à l’extérieur.

Le chef de l’État a également insisté sur le rôle central de la monnaie nationale dans la stratégie économique de la transition. Selon lui, le franc guinéen continuera d’occuper une place essentielle dans les politiques publiques destinées à soutenir la croissance et le développement du pays.

Cette déclaration intervient quelques jours après l’intégration de la Guinée à la Task Force présidentielle de la CEDEAO chargée de piloter la mise en œuvre de l’Éco. Cette participation avait relancé les spéculations sur une éventuelle adhésion de Conakry à la future monnaie unique ouest-africaine.

En réaffirmant son attachement au franc guinéen, Mamadi Doumbouya rappelle que la participation de la Guinée aux réflexions régionales sur l’Éco ne remet pas en cause, à ce stade, le maintien de sa monnaie nationale. Les autorités guinéennes continuent de privilégier une approche fondée sur la défense de leur souveraineté monétaire, tout en restant engagées dans les discussions sur l’intégration économique en Afrique de l’Ouest.

1er mars 1958: le franc guinéen a 58 ans 

1er mars 1960-1er mars 2018.  Voilà 58 ans depuis que la monnaie guinéenne a vu le jour. À cette occasion, une cérémonie qui a eu pour cadre la banque centrale de la République de Guinée a réuni autour du Président de la République , le personnel du secteur bancaire du pays, et les partenaires techniques et financiers.

D’entrée, le gouverneur de la BCRG s’est dit heureux et fier des appuis que ne cesse d’apporter le Président Alpha Condé à l’endroit de son institution pour le bien être de tout le monde.

Poursuivant, M. Nabe affirme que « le nom du data center (qui facilite la disponibilité de l’information aux banques primaires) que le Président a visité à l’occasion de la pause de la première pierre du nouvel immeuble, est désormais donné à George Aimé Konate chef dudit projet décédé avant la fin des travaux de réalisation».

C’est un Président détendu qui s’est présenté à la BCRG. D’ailleurs, Alpha Condé a tenu un discours bref d’environ 5 minutes , riche en contenu pour parler des réformes qu’il a engagé depuis 2010 au sein de la Banque Centrale de la République de Guinée.

« Le 1er mars est une occasion pour les professionnels de la Banque et les autorités de porter des analyses et formuler des suggestions sur la politique monétaire du pays. Ce pour un temps donné. Après l’accord avec le fonds monétaire international (FMI) pour l’annulation des 2/3 de la dette de la Guinée(PPTE), il était demandé à la BCRG de réduire le taux d’inflation de 2 chiffres à un seul chiffre et l’institution est en bonne voie…»

«L’objectif que s’est fixé la Guinée est d’être dans une zone monétaire purement africaine», a conclu le Président Alpha Condé.