À quelques semaines du renouvellement des instances dirigeantes de la Fédération guinéenne de football (FGF), le débat sur l’avenir du football national s’intensifie. L’ancien ministre Baidy Aribot vient de prendre position en faveur d’Ibrahima Khalil Kaba, ancien ministre et président de Karifamoriah FC.
Dans une déclaration publiée dimanche, Baidy Aribot appelle les acteurs du football guinéen à dépasser les rivalités personnelles pour se concentrer sur les véritables enjeux du secteur. Pour lui, le renouvellement des instances fédérales doit être l’occasion de repenser en profondeur la gouvernance, la gestion et la stratégie de développement du football guinéen.
Repenser le football au-delà des querelles internes
Pour l’ancien ministre, la question centrale dépasse largement l’identité du prochain président de la FGF. Il s’agit surtout de déterminer ce que le football peut réellement apporter à l’économie et à la société guinéennes.
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Baidy Aribot interroge ainsi la capacité du secteur à créer des emplois et des revenus, à contribuer au développement des infrastructures et à renforcer la visibilité internationale de la Guinée. Il estime également que le football peut jouer un rôle important dans l’insertion de milliers de jeunes. Cette réflexion doit, selon lui, s’accompagner d’un examen des crises institutionnelles qui ont secoué la Fédération ces dernières années.
L’ancien ministre évoque notamment « la course effrénée aux avantages liés aux fonctions au sein du COMEX et à l’opacité dans la gestion financière de cette institution ».
« La rupture s’impose » dans la gestion de la Fédération
Face à ces difficultés, Baidy Aribot plaide pour une transformation des pratiques au sein de la FGF. Pour lui, la rupture attendue ne doit pas être guidée par des règlements de comptes ou des considérations personnelles. Elle doit plutôt concerner les méthodes de gestion et l’organisation des structures fédérales.
« La rupture s’impose, non pas sur la base de considérations subjectives ou de questions de personnes, mais en termes de changement de pratiques et de méthodes de gestion des structures et des ressources de la FGF », défend-il.
L’ancien ministre dessine également le profil du dirigeant qu’il estime nécessaire pour conduire cette transformation. Le futur président devra, selon lui, combiner passion du football, compétences managériales, capacité à rassembler les acteurs et réseau suffisamment solide pour mobiliser les ressources nécessaires au développement du secteur.
Il préconise parallèlement une administration fédérale « performante, impersonnelle et réactive », reposant sur la transparence et le respect des règles de gestion.
Formation, diplomatie sportive et valorisation des anciennes gloires
Au-delà de la gouvernance, Baidy Aribot appelle à investir davantage dans la formation, à tous les niveaux du football guinéen. Il souhaite également voir la Fédération développer une diplomatie sportive plus active afin d’accroître l’influence de la Guinée au sein des instances internationales.
Dans cette perspective, les anciens footballeurs guinéens devraient également être davantage valorisés et associés au développement du secteur. L’objectif est de faire du football un véritable outil d’influence et de développement, au-delà des seules performances sportives.
Ibrahima Khalil Kaba présenté comme « la seule alternative »
Après avoir exposé les changements qu’il juge nécessaires, Baidy Aribot finit par désigner le candidat qu’il estime le mieux placé pour les porter. Son choix se porte clairement sur Ibrahima Khalil Kaba, ancien ministre et actuel président de Karifamoriah FC.
« Honnêtement, en partant de ces points cités plus haut pour une vision stabilisatrice de l’environnement de notre football actuel, tout en s’inscrivant dans une dynamique de renouveau, la seule alternative qui s’impose pour l’heure en tant que futur président de la FGF est la candidature de l’ancien ministre Ibrahima Khalil Kaba, président de Karifamoriah FC. C’est mon humble avis », affirme-t-il.
Baidy Aribot souhaite également que le futur président œuvre à renforcer la présence guinéenne au sein de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA).
Il propose notamment de favoriser l’accession d’anciens dirigeants guinéens à des postes de responsabilité dans ces organisations. Pour l’ancien ministre, cette présence doit permettre à la Guinée d’accroître son influence et sa visibilité sur la scène sportive internationale. Car, estime-t-il, « le football est devenu un facteur d’influence internationale ».
À travers cette prise de position, Baidy Aribot place donc le prochain scrutin de la FGF au-delà d’une simple bataille électorale. Il y voit une occasion de transformer le football en levier économique, social et diplomatique au service du développement et du rayonnement de la Guinée.




