Une nouvelle étape se dessine dans les relations entre la Guinée et le Fonds monétaire international. Le gouvernement guinéen annonce avoir conclu un accord au niveau des services du FMI en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit.
L’accord n’est toutefois pas encore définitif. Il doit désormais être soumis à la Direction du FMI puis à son Conseil d’administration, dont l’examen est attendu en septembre 2026. S’il est approuvé, le programme pourrait ouvrir à la Guinée un accès à environ 425 millions de dollars, soit l’équivalent de 145 % de sa quote-part auprès de l’institution.
Pour les autorités guinéennes, l’enjeu dépasse cependant la seule mobilisation de ressources financières. Le futur programme doit également contribuer à consolider la stabilité macroéconomique, à renforcer la crédibilité des politiques publiques et à faciliter la mobilisation de financements destinés aux priorités nationales.
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Le chemin vers cet accord s’est construit au fil de plusieurs semaines de discussions. Les échanges avec les services du FMI se sont déroulés à Conakry du 16 au 29 juin 2026, avant de se poursuivre jusqu’au début du mois d’août dans le cadre des consultations prévues au titre de l’Article IV. Ces travaux ont abouti, selon le gouvernement, à la définition d’un programme de réformes aligné sur les ambitions de développement du pays.
Cinq chantiers au cœur du futur programme
La réforme des finances publiques occupe une place importante dans les orientations annoncées. Le gouvernement entend notamment renforcer la mobilisation des recettes, améliorer la transparence dans la gestion des ressources et accroître la qualité de la dépense publique.
La stabilité macroéconomique et financière constitue un autre axe majeur. Les autorités veulent également renforcer la gouvernance et les institutions économiques afin de consolider le cadre de gestion de l’économie nationale.
À ces priorités s’ajoutent la diversification de l’économie, le développement du secteur privé et la création d’emplois. L’objectif consiste à faire en sorte que la croissance économique se traduise davantage par des opportunités pour les populations et par une transformation durable du tissu productif.
Simandou comme moteur de la croissance
Les autorités guinéennes misent parallèlement sur les perspectives offertes par le développement du projet Simandou et les investissements qui l’accompagnent. Selon les données communiquées par le gouvernement, l’économie guinéenne aurait enregistré une croissance de 7,1 % en 2025. Elle pourrait atteindre 8,6 % en 2026.
Le défi consiste désormais à transformer cette dynamique en résultats concrets. Le gouvernement entend notamment orienter cette croissance vers la création d’emplois, le développement des infrastructures, la diversification de l’économie et l’amélioration durable des conditions de vie.
La conclusion de l’accord au niveau des services est ainsi présentée par les autorités comme un « signal fort de confiance » dans les perspectives économiques du pays et dans la volonté de poursuivre les réformes.
Le gouvernement a salué le travail réalisé avec les équipes du FMI, la Banque centrale, les différents départements ministériels et les services techniques mobilisés durant le processus.
En attendant l’examen du dossier par les instances dirigeantes du FMI en septembre, les autorités guinéennes assurent vouloir poursuivre les réformes annoncées avec « rigueur, transparence et responsabilité ». L’objectif affiché reste de renforcer la confiance des partenaires, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de construire une croissance durable et inclusive.





