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Affaire de viol présumé : Elhadj Nouhou Diallo de nouveau devant les juges

Le Tribunal de première instance de Dixinn a une nouvelle fois reporté l’examen au fond du dossier impliquant Elhadj Nouhou…

Le Tribunal de première instance de Dixinn a une nouvelle fois reporté l’examen au fond du dossier impliquant Elhadj Nouhou Diallo, fondateur d’un groupe scolaire à Wanindara et responsable religieux, poursuivi dans une affaire présumée de viol sur mineure. L’audience de ce jeudi 2 juillet 2026, très attendue, n’a finalement pas permis d’ouvrir les débats, en raison de l’absence du principal accusé, signalée comme liée à des problèmes de santé. Le tribunal, prenant acte de cette situation, a décidé de renvoyer l’affaire au 9 juillet 2026, date à laquelle sa comparution est désormais espérée, sauf nouvel empêchement.

Dans le même dossier, Raphaël Fangamou, poursuivi pour complicité d’avortement, était bien présent à la barre. Seul prévenu détenu comparant ce jour-là, il a été entendu brièvement avant d’être reconduit à la Maison centrale de Conakry. Une troisième mise en cause, Nema Doré, est également citée dans la procédure, mais reste introuvable à ce stade, selon l’accusation.

Les poursuites remontent à des faits présumés datant d’octobre 2024. Le ministère public reproche à Elhadj Nouhou Diallo d’avoir commis un viol sur une élève mineure de son établissement scolaire, tandis que d’autres chefs d’accusation, notamment liés à une complicité présumée d’avortement, impliqueraient plusieurs personnes. L’affaire, dès son éclatement, avait profondément choqué le quartier de Wanindara, où l’accusé est connu à la fois comme éducateur et imam.

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Le dossier avait déjà connu plusieurs rebondissements, notamment la remise en liberté sous contrôle judiciaire du responsable religieux, une décision vivement contestée par la famille de la plaignante. Les parents de la jeune fille, âgée de 17 ans au moment des faits présumés, avaient même organisé un sit-in en novembre 2024 devant l’établissement scolaire pour dénoncer cette mesure et réclamer la poursuite des procédures dans des conditions qu’ils estimaient plus fermes.

Selon les déclarations relayées à l’époque par la famille, la jeune élève aurait été victime de viol ayant entraîné une grossesse suivie d’un avortement, des éléments qui constituent le cœur des accusations examinées par la justice. De leur côté, les autorités judiciaires avaient rappelé que la mise en liberté de l’accusé résultait d’une décision de la chambre de contrôle de l’instruction, prise malgré l’opposition du parquet, et fondée sur les dispositions du Code de procédure pénale.

Ce jeudi encore, l’absence du principal accusé a empêché toute avancée sur le fond. Le tribunal s’est limité à constater la situation procédurale et à fixer une nouvelle date d’audience. Le 9 juillet 2026 devient ainsi un nouveau point d’attente pour une affaire suivie de près par l’opinion publique, tant en raison de la gravité des faits allégués que du statut social des personnes mises en cause.

En attendant cette échéance, les trois accusés restent présumés innocents, conformément au principe fondamental du droit pénal, tandis que la justice s’apprête à entrer, lors de la prochaine audience, dans une phase décisive où les responsabilités de chacun devront être examinées au fond.

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