Guinée : Ousmane Gaoual Diallo écarte toute obligation de démission du gouvernement après les législatives

Alors que les spéculations se multiplient autour d’une éventuelle démission du gouvernement dirigé par Bah Oury, le porte-parole du gouvernement…

Alors que les spéculations se multiplient autour d’une éventuelle démission du gouvernement dirigé par Bah Oury, le porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, affirme qu’aucune disposition constitutionnelle ou légale n’impose une telle démarche après les élections législatives.

Invité de l’émission Guinée Today sur Télé 24, ce lundi 20 juillet 2026, le ministre a assuré que les rumeurs circulant depuis plusieurs jours ne reposent sur aucun fondement juridique : « Sur le plan strictement des textes, il n’est nulle part mentionné qu’après l’élection législative, le gouvernement doit démissionner. Cette disposition n’existe pas », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.

Le porte-parole a rappelé que la seule démission récente du gouvernement est intervenue à la suite de l’élection présidentielle, conformément aux exigences de la Constitution : « La disposition qui prévoit cela a été faite après l’élection du président de la République. Il y a juste cinq mois, le Premier ministre avait déposé la démission du gouvernement et le président a renouvelé son équipe », a-t-il expliqué.

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Réagissant aux appels en faveur d’un départ du gouvernement après le retour à l’ordre constitutionnel et l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, le ministre a invité les observateurs à privilégier la lecture des textes plutôt que les pratiques ou habitudes politiques.

Il a toutefois rappelé que le président de la République conserve la possibilité de procéder, à tout moment, à un remaniement ministériel : « Le président de la République a la possibilité de changer le gouvernement quand il le souhaite. Cela fait partie de ses prérogatives reconnues par la Constitution », a-t-il souligné.

Selon Ousmane Gaoual Diallo, la nomination des ministres repose avant tout sur la confiance du chef de l’État envers les personnalités appelées à mettre en œuvre son programme politique :  « On ne fait pas un concours pour être ministre. Le ministre, c’est d’abord la confiance du chef de l’État », a-t-il insisté.

Le ministre a également dénoncé les spéculations récurrentes autour des institutions guinéennes, estimant qu’elles alimentent inutilement le débat public :  « Dans notre société, il est constant de vouloir toujours imaginer que le président est malade, que le gouvernement va tomber ou que tel ministre va sortir. Cela fait partie un peu de ce que nous sommes en tant que Guinéens », a-t-il déclaré.

En conclusion, le porte-parole du gouvernement a réaffirmé qu’un éventuel remaniement reste une décision relevant exclusivement du président de la République et ne constitue en aucun cas une conséquence automatique de l’installation de la nouvelle Assemblée nationale.

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