Pont de Bonfi à Conakry : entre démolition partielle et mobilisation citoyenne face à l’urgence

À Conakry, le pont de Bonfi est devenu le symbole d’une infrastructure fragilisée par le temps et les contraintes du…

À Conakry, le pont de Bonfi est devenu le symbole d’une infrastructure fragilisée par le temps et les contraintes du trafic urbain. Fermé à la circulation piétonne en raison de son état de dégradation avancée, l’ouvrage fait actuellement l’objet d’une démolition partielle en attendant des travaux de rehaussement destinés à renforcer sa sécurité.

Des barrières rouges et blanches empêchent désormais les piétons d’accéder au pont. À chaque extrémité de l’ouvrage, les dispositifs de sécurité rappellent aux usagers le danger que représente cette traversée. Sur le tablier, les fissures et les ouvertures visibles témoignent de l’usure importante d’un axe pourtant essentiel au quotidien de milliers d’habitants.

Selon plusieurs riverains, la dégradation du pont serait notamment liée aux nombreux chocs provoqués par des véhicules lourds dont la hauteur dépasse parfois la limite autorisée. « Souvent, des camions percutent ce pont parce que sa hauteur est relativement basse », explique Almamy Sylla, un volontaire mobilisé sur place. Face à cette situation, les autorités ont engagé des travaux visant à démolir partiellement l’ouvrage avant de procéder à son rehaussement.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Mais en attendant la fin du chantier, les difficultés persistent pour les usagers. Aux heures de pointe, la circulation devient particulièrement compliquée autour du pont. Les forces de l’ordre sont présentes pour réguler les traversées, tandis que des citoyens se mobilisent spontanément pour accompagner les personnes vulnérables.

« Nous souhaitons que les travaux soient accélérés. Traverser sans l’assistance des policiers est quasiment impossible », témoigne Mohamed Bangoura, un habitant de la zone. Pour lui, la présence des forces de sécurité reste indispensable, notamment aux heures de forte affluence, entre 8 heures et 10 heures, sur cet axe très fréquenté.

Cette solidarité citoyenne s’est également organisée autour d’une volonté d’éviter les accidents pendant la période des travaux. « Nous avons décidé d’agir parce que c’est notre pays et que nous voulons aider le gouvernement. La situation est très dangereuse », explique Aboubacar Sylla, chef de secteur dans la zone de Bonfi.

Entre intervention des autorités et engagement des populations, le pont de Bonfi illustre les défis liés à la maintenance des infrastructures urbaines dans une capitale confrontée à une forte pression démographique et à une circulation intense.

En attendant la fin des travaux de sécurisation, les autorités appellent les usagers à la prudence afin de limiter les risques sur cet axe stratégique de Conakry.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP