Le téléphone sonne à Conakry. À l’autre bout du fil, Paris. En ce dimanche 4 janvier 2025, Emmanuel Macron appelle Mamadi Doumbouya. Le président français ne cache pas l’objet de son appel : féliciter son homologue guinéen, tout juste confirmé vainqueur de l’élection présidentielle en Guinée 2025 par la Cour suprême.
Avec 86,72 % des suffrages exprimés, Mamadi Doumbouya s’impose dès le premier tour. Une victoire nette, présentée par les autorités comme l’aboutissement d’un long processus de retour à l’ordre constitutionnel, suivi de près par la communauté internationale.
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Pékin entre en scène et renforce l’axe stratégique
Mais Paris n’est pas la seule capitale à réagir. Pékin aussi prend la parole. Le président chinois Xi Jinping adresse un message officiel de félicitations au nouveau président guinéen. Il rappelle que la Guinée fut le premier pays d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine populaire.
Xi Jinping souligne la solidité des relations sino-guinéennes, fondées sur le respect mutuel, l’égalité et les avantages réciproques. Il se dit prêt à renforcer, avec Mamadi Doumbouya, le partenariat stratégique global entre les deux pays, au service du développement commun et de la solidarité entre les pays du Sud.
Un discours d’unité et une promesse pour 2026
À Conakry, l’heure est aussi aux mots adressés à la nation. Le même jour, Mamadi Doumbouya s’adresse au peuple guinéen dans un ton grave mais apaisé. Il salue la maturité des électeurs lors du scrutin du 28 décembre 2025.
« Nous avons démontré au monde que la Guinée sait choisir son destin dans la paix et le respect des institutions », affirme-t-il, citant les rapports des missions d’observation internationales.
Sans triomphalisme, le président élu insiste : « Il n’y a ni vainqueur ni vaincu. Il n’y a qu’une seule Guinée, une et indivisible. » Il tend la main à toutes les Guinéennes et à tous les Guinéens pour bâtir une Guinée nouvelle, fondée sur la paix, la justice, la prospérité partagée et une souveraineté pleinement assumée.
Mamadi Doumbouya se projette vers l’avenir. 2026, annonce-t-il, sera une année de travail, de rigueur et d’espoir. Un message adressé à la nation, mais aussi un signal clair envoyé au monde.




