La traversée avait commencé à Banjul, en Gambie, avec l’espoir d’atteindre une nouvelle destination. Elle s’est finalement achevée au large de la Mauritanie, où les garde-côtes ont intercepté une embarcation de fortune transportant 161 personnes. Parmi elles, 56 migrants guinéens, dont trois hommes, 38 femmes et 15 enfants, ont été secourus par les forces mauritaniennes.
L’intervention s’est déroulée mardi 26 août vers 11 heures, au large de la région d’Amhijrat. Selon les autorités mauritaniennes, le bateau avait quitté la ville de Banjul environ huit jours auparavant et naviguait depuis plusieurs jours en haute mer lorsque les unités de la garde côtière l’ont repéré. Les secours ont alors procédé à l’intervention et pris en charge l’ensemble des personnes présentes à bord.
L’embarcation réunissait trois nationalités ouest-africaines. Aux 56 Guinéens s’ajoutaient 99 Sénégalais, parmi lesquels 91 hommes, six femmes et deux enfants, ainsi que six Gambiens. Après leur sauvetage, les rescapés ont bénéficié d’une première prise en charge avant d’être transférés vers le centre d’accueil de Nouakchott.
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Pour les autorités mauritaniennes, cette opération s’inscrit dans les missions habituelles de la garde côtière, notamment la surveillance des eaux territoriales, le sauvetage en mer et la protection des vies humaines. Elle intervient également dans un contexte de poursuite des opérations contre les traversées clandestines au départ de l’Afrique de l’Ouest.
Pour les migrants guinéens, toutefois, le sauvetage en mer pourrait rapidement laisser place à une autre étape, celle du retour. D’après une source locale citée par Africaguinee.com, les procédures de refoulement sont généralement engagées rapidement après une courte prise en charge sanitaire et logistique dans la capitale mauritanienne. Les ressortissants guinéens pourraient ainsi être reconduits vers Rosso, à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal.
Cette perspective suscite déjà des inquiétudes chez des observateurs humanitaires. La ville frontalière accueille en effet de nombreux Guinéens vivant dans des conditions particulièrement difficiles. L’arrivée de nouveaux migrants pourrait donc accentuer la précarité dans laquelle se trouvent déjà plusieurs personnes présentes sur place.
Pour ces 56 ressortissants guinéens, le voyage entamé dans les eaux gambiennes s’est ainsi interrompu avant son terme. Après huit jours passés en mer, leur sauvetage aura permis d’éviter une issue potentiellement dramatique, mais laisse désormais ouverte la question de leur avenir après leur prise en charge en Mauritanie.




