Un enfant de 11 ans a été mortellement atteint par des tirs, lundi 14 septembre 2026, à Bangouyah, dans la sous-préfecture de Ley Miro, préfecture de Pita. Selon les premières informations recueillies sur place, le garçon aurait été confondu avec un singe qui ravageait régulièrement un champ d’arachides.
Le drame s’est produit dans la matinée, alors que l’enfant se trouvait dans un arbre. D’après les explications rapportées par les autorités locales, Diankaly Barry, cultivateur et quatrième imam de la localité, aurait aperçu une silhouette dans les branches.
Il aurait alors pensé avoir retrouvé le singe qui venait régulièrement s’attaquer à son champ d’arachides. Le cultivateur aurait ouvert le feu en direction de l’arbre, sans savoir qu’un enfant s’y trouvait.
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Contacté par téléphone, le maire de la commune rurale de Ley Miro, Kalidou Diouma Barry, a expliqué avoir été alerté vers 7 heures.
« C’est aux environs de 7 heures du matin que j’ai reçu un appel m’informant du drame. J’ai aussitôt alerté le sous-préfet qui, à son tour, a appelé le commandant de la gendarmerie et un médecin. Ensemble, nous nous sommes rendus sur les lieux. Nous avons effectivement constaté le drame », a-t-il expliqué.
Selon le maire, la tenue portée par l’enfant aurait également contribué à la confusion. Sa couleur aurait été, d’après les déclarations du tireur, proche de celle de la peau du singe. Pris pour l’animal, l’enfant a été atteint par les projectiles. Il n’a pas survécu à ses blessures.
Après l’alerte, les autorités administratives et sécuritaires se sont rendues à Bangouyah. Les dispositions nécessaires ont été prises sur place à la suite du drame. La nouvelle a provoqué une vive émotion à Ley Miro. La victime a été inhumée le même jour, à 17 heures, à Ley Miro. De son côté, Diankaly Barry a été conduit à Pita-centre par les autorités compétentes. Le fusil qu’il détenait a été saisi et transféré avec lui.
Une enquête doit désormais permettre de déterminer avec précision les circonstances de ce tir mortel et d’établir les éventuelles responsabilités dans la mort de l’enfant.




