Guinée : une vaste recomposition touche les principaux rouages de l’administration publique

Le visage de l’administration publique guinéenne se redessine. Un décret présidentiel, lu mercredi 26 août 2026 à la télévision nationale,…

Le visage de l’administration publique guinéenne se redessine. Un décret présidentiel, lu mercredi 26 août 2026 à la télévision nationale, a consacré une importante série de nominations au sein du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique.

Plusieurs hauts cadres prennent ainsi les commandes de structures stratégiques chargées de piloter les réformes administratives, la Fonction publique, la formation, la qualité des services et la transformation numérique de l’État.

Au cabinet du ministère, le changement commence avec Saranka Loua. Jusqu’ici attachée de cabinet, elle est désormais appelée à diriger cette structure en qualité de cheffe de cabinet. L’Inspection générale de l’administration publique connaît elle aussi une nouvelle équipe dirigeante. Koïkoï Kalivogui, précédemment inspecteur régional de l’administration publique de Conakry, est nommé inspecteur général. Il sera épaulé par Fodé Sylla, juriste, qui devient inspecteur général adjoint.

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Le Bureau de stratégie et de développement passe également sous une nouvelle direction. Mamadou Fatoumata Cissé, spécialiste de la gouvernance des politiques publiques, du pilotage institutionnel et du développement organisationnel, en prend la tête. Aïssata Diallo, spécialisée dans la gestion de projet, devient pour sa part directrice générale adjointe.

La modernisation de l’administration constitue un autre volet important de cette recomposition. Alassane Bangoura, ingénieur informaticien et chef de projet FUGAS, est nommé directeur national de la modernisation, de la transformation administrative et de la simplification des procédures. Mamadou Bachir Diallo, spécialiste en administration publique, l’assistera dans ses fonctions.

Le secteur des concours, examens professionnels et contrats change lui aussi de responsables. Jean Saa Yangamou est nommé directeur général de cette structure, avec Adama Diakité, spécialiste en management public, comme directrice générale adjointe. À la Direction générale de la Fonction publique, Karamba Guirassy devient directeur général et Laurent Haba directeur général adjoint.

Le suivi des réformes et la qualité des services publics n’échappent pas à cette nouvelle vague. Abdoulaye Mohamed Doukouré, juriste, est appelé à diriger cette structure. Il sera accompagné de Mamadou Hady Barry, spécialiste en analyse statistique, nommé directeur général adjoint.

L’École nationale d’administration (ENA) figure également parmi les institutions dont l’équipe dirigeante est renouvelée. Mamadou Barry, expert en administration publique et en renforcement des capacités, prend la direction générale. Fatoumata Diaby, gestionnaire, devient directrice générale adjointe chargée de l’administration. Deux autres postes d’adjoints sont également pourvus : Mouctar Dramé prend en charge les questions académiques, tandis qu’Amadou Koulibaly, spécialiste en management des risques, est nommé chargé de la coopération et des partenariats.

La transformation numérique de l’État constitue enfin le dernier grand volet de cette série de nominations. À l’Agence nationale de digitalisation de l’État, Mamady Kaba est nommé directeur général. Son parcours dans la transformation digitale, notamment son expérience comme chef de division chargé de la planification et des statistiques dans la gestion du FUGAS à la Direction générale de la Fonction publique, accompagne sa nomination. François Faïry Mara, jusqu’alors chef de division chargé du pilotage de la performance et de la qualité de service à Orange Guinée, devient directeur général adjoint.

À travers ce vaste renouvellement, plusieurs leviers essentiels de l’administration guinéenne changent donc de responsables. Modernisation des procédures, gestion des ressources humaines, concours et carrières, formation des cadres, suivi des réformes, amélioration des services publics et digitalisation de l’État se retrouvent au cœur de cette recomposition décidée par le président de la République.

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