Lausanne. – Ce lundi 17 novembre 2025, la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) a défendu sa position devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). De 8h30 à 15h30, ses représentants ont confronté leurs homologues tanzaniens et la Confédération africaine de football. Au centre du débat : un joueur tanzanien présumé non qualifié et la qualification guinéenne pour la CAN suspendue.
Le président de la FEGUIFOOT, Sory Doumbouya, accompagné du secrétaire général Ibrahima Blasco Barry et de leurs avocats du cabinet Eleven & Law, a exposé chaque argument avec précision. Avant de quitter Conakry, Doumbouya avait affiché un calme déterminé : « Nous sommes très confiants. Le droit sera dit et la Guinée sera rétablie dans ses droits. »
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Une bataille pour la légitimité et la vérité
L’affaire est technique, mais le principe est simple. La Guinée accuse la Tanzanie d’avoir aligné un joueur qui ne respectait pas les règles lors des éliminatoires. « Le football est régi par des règles et nul n’est censé ignorer le règlement », a martelé Doumbouya.
Dans les couloirs du TAS, l’enjeu dépasse le simple classement. Il s’agit de la légitimité même du processus qualificatif. « Le vœu de tout Guinéen aujourd’hui, c’est que le TAS rétablisse la Guinée dans ses droits », a insisté le président, portant l’espoir de toute une nation.
Face aux critiques, Doumbouya a rappelé : « Nous voulions nous qualifier sur le terrain, mais lorsque des fautes administratives surviennent, nous devons défendre nos droits. » Il a promis que la Fédération ne ménagerait aucun effort pour que la vérité éclate.
Le TAS rendra sa décision dans les prochains jours. En Guinée, l’attente est intense. Entre la rigueur du droit et la passion du football, tout l’avenir de la sélection nationale repose désormais sur Lausanne.
