Kindia : la résidence du préfet par en fumer

C’est aux environs de 20 heures hier dimanche que le drame s’est produit.

Quand le préfet de Kindia et ses deux enfants ont vu le feu sortir de leur maison et  la rapidité de propagation des flammes, ils ont fait appel aux sapeurs-pompiers qui sont venus mais n’ont malheureusement pas pu faire grand-chose pour empêcher le feu de se propager. Ce lundi, 11 mars, le fils du préfet N’fa Ousmane Touré, Sékou Abass a accepté de compter les faits. « C’était dans les environs  de 20 heures, on a vu le feu dans la chambre de ma petite sœur. Je venais de rentrer heures de Conakry avec mon papa. Il est rentré dans sa chambre et moi, je suis sorti. À mon retour, j’ai vu le feu dans la chambre des enfants, mon papa est sorti et il voulait éteindre le feu, ma petite sœur disait :  » laisse-tomber tu ne pourras pas éteindre, allons en bas ». Mon papa a dit : « non, attend je vais mettre le seau d’eau, ma petite sœur a dit tu ne pourras pas ». Entre temps, le feu a attaqué la chambre principale. En quittant la chambre de la sœur pour descendre, la flamme avec l’intensité du feu qui augmentait, l’a touché un peu au niveau des deux bras et il est tombé. C’est dans ce contexte que les deux militaires qui assuraient la garde sont venus rapidement pour le secourir ».

 

Poursuivant, Abass Touré a souligné la présence des sapeurs-pompiers à l’heure. « Les sapeurs-pompiers étaient venus à l’heure mais, ils n’ont pas pu intervenir. Quand on les appelle, ils sont venus rapidement mais ils n’ont pas pu éteindre le feu parce qu’ils ont fait plus de 15 à 20 minutes dans la cour sans mettre de l’eau. On peut dire qu’ils n’ont rien fait. » Parlant de l’état actuel de son papa qui a été immédiatement conduit à l’hôpital préfectoral, Sékou Abass rassure qu’il va bien. « Ce matin vers 7 heures, je suis allé à son chevet, on a parlé, il s’est levé, il n’a rien sauf deux petites égratignures sur ses bras, rien sauf ça. Il peut même manger très bien », a-t-il souligné.

 

Au titre des dégâts, aucune perte en vie humaine mais, dit-il, de nombreux dégâts matériels. Tout est parti en fumée, explique le fils du préfet.  « Il y a des dégâts matériels importants parce que tous les habits du préfet, de sa femme, des petites sœurs, des téléphones, ordinateurs, rien n’est sorti, tout est calciné. Ce qu’on a pu faire sortir de la maison, ce sont les fauteuils du salon d’en bas », souligne-t-il, avant de remercier les jeunes de Kindia pour la solidarité envers le préfet. « La famille remercie beaucoup les jeunes de Kindia. Ils ont su répondre massivement à notre inquiétude hier. Ce sont eux qui nous ont aidés à faire sortir ces fauteuils. N’eut été l’intervention de ces jeunes, on allait parler d’autres choses parce que les sapeurs-pompiers n’ont rien fait. »