Guinée : le nouveau gouvernement loin d’atteindre la parité constitutionnelle

Le nouveau gouvernement guinéen dirigé par Bah Oury ne respecte pas le quota constitutionnel de 30 % de femmes. Avec…

Le nouveau gouvernement guinéen dirigé par Bah Oury ne respecte pas le quota constitutionnel de 30 % de femmes. Avec seulement 7 ministres féminins sur 29, le pays peine à traduire en actes les engagements du président Mamadi Doumbouya.

La formation du gouvernement dirigé par Bah Oury en Guinée relance les interrogations sur le respect des principes constitutionnels relatifs à la parité. Avec seulement sept femmes sur 29 ministres, soit 24,14 %, l’exécutif reste en dessous du quota de 30 % prévu par l’article 6 de la Constitution, malgré les engagements publics du président Mamadi Doumbouya.

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Une parité promise, mais non respectée

L’article 6 de la Constitution guinéenne prévoit que l’État doit promouvoir la parité en accordant « un quota d’au moins 30 % aux femmes dans les postes décisionnels et électifs nationaux, régionaux et locaux ». Or, la nouvelle composition ministérielle montre un écart notable par rapport à cet objectif.

Lors de son investiture le 17 janvier dernier, le président Doumbouya avait pourtant affiché un engagement clair en faveur des femmes : « Ce mandat est pour les femmes, parce qu’il n’y a pas de développement durable sans leur pleine participation. Elles sont la force motrice de notre économie et de notre société », avait-il affirmé.

Une représentation féminine insuffisante

La réalité du gouvernement révèle que la présence féminine reste minoritaire dans les sphères décisionnelles. Cette configuration relance le débat sur la concrétisation des promesses présidentielles et l’effectivité des dispositions constitutionnelles. Plusieurs observateurs estiment que la Guinée doit encore progresser pour traduire ses engagements en mesures concrètes dans la gestion des affaires publiques.

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