Un mois après l’arrestation de Nènè Oussou Diallo, militante de l’UFDG, le silence des autorités judiciaires alimente l’inquiétude sur les droits humains en Guinée, alors que le gouvernement reste attendu sur ces dossiers sensibles.
Un mois après l’arrestation de Nènè Oussou Diallo, militante de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), aucune communication officielle n’a été faite par les autorités judiciaires. Ce silence prolongé ravive les inquiétudes concernant les disparitions d’opposants politiques et de militants dans le pays, alors que le gouvernement est attendu sur la question du respect des droits humains.
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Ce lundi 9 février 2026 marque un mois jour pour jour depuis l’interpellation de Nènè Oussou Diallo, membre du Comité national des femmes de l’UFDG. Selon son parti, l’arrestation s’est déroulée dans des conditions jugées particulièrement préoccupantes.
Dans un communiqué publié le 9 janvier, l’UFDG avait indiqué que sa militante aurait été enlevée à son domicile dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier par des « individus cagoulés et armés ». Ces derniers seraient intervenus de manière brutale avant de la conduire de force vers une destination inconnue.
Depuis cet événement, aucune enquête judiciaire officiellement annoncée n’a permis de faire la lumière sur le sort de Nènè Oussou Diallo. Les autorités restent silencieuses, laissant croître l’inquiétude au sein de sa famille, de son parti et des organisations de défense des droits humains.
Le cas de Nènè Oussou Diallo s’inscrit dans une série de disparitions d’acteurs politiques et de journalistes guinéens, parmi lesquels figurent Foniké Menguè, Billo Bah ou encore Habib Marouane Camara. Ces dossiers sensibles continuent d’alimenter les préoccupations sur l’état des libertés publiques dans le pays.
Malgré les appels répétés des organisations de défense des droits de l’homme et les promesses d’enquêtes, aucune information officielle n’a été communiquée à ce jour. Pour de nombreux observateurs, le respect des droits humains demeure un chantier prioritaire pour le nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Bah Oury, attendu sur des réponses concrètes.




