La Guinée prépare une célébration particulière pour le 68ᵉ anniversaire de son indépendance. À moins d’un mois du rendez-vous du 2 octobre 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a dévoilé les grandes lignes des festivités. Cette nouvelle édition sera placée sous le signe du renouveau institutionnel porté par la Cinquième République.
Le principal changement annoncé concerne le retour du défilé militaire, absent de la célébration nationale de 2025. Le chef du Gouvernement considère cette édition comme une étape symbolique. Elle sera en effet la première fête de l’indépendance organisée dans le contexte du retour à l’ordre constitutionnel et du renouveau institutionnel. L’information a été rapportée par le porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno.
Selon lui, les préparatifs reposeront sur deux grandes orientations. La première sera consacrée au défilé militaire, organisé sous la haute autorité du président de la République, Chef de l’État et Chef suprême des Armées. La seconde reposera sur une mobilisation nationale associant la population et l’ensemble du Gouvernement. « Il (Amadou Oury Bah, ndlr) a indiqué que l’organisation s’articulera autour de deux axes : le défilé militaire, placé sous la haute autorité de Monsieur le Président de la République, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, et la mobilisation nationale, impliquant l’ensemble de la population et du Gouvernement », a précisé Faya François Bourouno.
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Pour donner davantage de cohérence aux préparatifs, le Premier ministre a également demandé aux membres du Gouvernement de faire remonter leurs propositions. Ils disposent d’un délai de 48 heures pour transmettre leurs initiatives, a précisé le porte-parole de l’exécutif. Le contraste avec l’année précédente est déjà perceptible. En 2025, les festivités avaient été organisées dans un format sobre, sans défilé militaire.
Pour cette nouvelle célébration, les autorités veulent donc renouer avec cette tradition, dans un contexte institutionnel présenté comme nouveau. Cette évolution intervient alors que la Guinée s’apprête à commémorer une indépendance acquise au terme d’un choix historique majeur. Le 28 septembre 1958, les Guinéens avaient rejeté, par référendum, la proposition française visant à maintenir les territoires africains au sein d’une nouvelle communauté avec la puissance coloniale. Quatre jours plus tard, le 2 octobre 1958, le pays proclamait officiellement son indépendance.
Ahmed Sékou Touré et ses compagnons conduisaient alors la Guinée vers cette nouvelle étape de son histoire. Soixante-huit ans plus tard, la célébration du 2 octobre 2026 entend ainsi conjuguer mémoire nationale et nouveau chapitre institutionnel.




