Guinée : un nouveau règlement général pour encadrer la pêche maritime

La Guinée renforce le cadre réglementaire de son secteur de la pêche maritime. Le président de la République a signé,…

La Guinée renforce le cadre réglementaire de son secteur de la pêche maritime. Le président de la République a signé, lundi 31 août 2026, un décret fixant le règlement général d’application du nouveau Code de la pêche maritime.

Le texte vient préciser les conditions de mise en œuvre de la loi L/2025/019/CNT du 30 mai 2025 relative au Code de la pêche maritime de la République de Guinée. À travers cette nouvelle réglementation, les autorités souhaitent mieux organiser les activités de pêche et renforcer la gestion des ressources biologiques marines. L’enjeu est également de favoriser une exploitation plus durable et une meilleure valorisation des produits issus de la pêche.

Un dispositif qui couvre toute la chaîne halieutique

Le nouveau règlement s’applique à l’ensemble des espaces terrestres et maritimes relevant de la juridiction guinéenne. Il concerne aussi bien les personnes physiques que les personnes morales exerçant des activités liées à la pêche. Les navires, les engins de pêche et les établissements intervenant dans la valorisation des produits halieutiques sont également concernés.

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Le champ d’application englobe notamment l’empaquetage, le traitement, la conservation, la transformation, la commercialisation et la distribution des produits de la pêche. Cette approche vise à instaurer un encadrement plus cohérent de l’ensemble de la chaîne, depuis l’exploitation des ressources jusqu’à leur mise sur le marché.

Quatre catégories de pêche désormais définies

Le décret précise également la classification des différentes activités de pêche selon les caractéristiques des embarcations et les moyens techniques employés. La pêche artisanale traditionnelle regroupe les activités pratiquées à pied ou à bord de pirogues non motorisées.

La pêche artisanale motorisée concerne notamment les pirogues non pontées d’une longueur maximale de 24 mètres. Ces embarcations doivent être équipées de moteurs dont la puissance ne dépasse pas 60 chevaux vapeur.

La pêche semi-industrielle est, pour sa part, pratiquée à bord de navires pontés dont la longueur ne dépasse pas 25 mètres. La pêche industrielle concerne enfin les navires dotés d’une puissance motrice d’au moins 250 chevaux vapeur et utilisant des moyens mécaniques pour la mise en œuvre et l’exploitation des engins de pêche.

Cette nouvelle catégorisation doit permettre aux autorités de mieux différencier les activités et d’adapter leur réglementation aux capacités d’exploitation de chaque segment.

Le décret de 1997 abrogé

L’entrée en vigueur du nouveau règlement marque également la fin du dispositif réglementaire datant de près de trois décennies. Le décret D/97/227/PRG/SGG du 16 octobre 1997, qui encadrait jusqu’ici l’application du précédent Code de la pêche maritime, est désormais abrogé et remplacé par le nouveau texte.

Des mesures transitoires sont toutefois prévues pour éviter une rupture dans les activités du secteur. Ainsi, les licences, permis et autorisations délivrés avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement restent valables jusqu’à leur date d’expiration. Toutefois, leur renouvellement devra désormais être effectué conformément aux nouvelles dispositions prévues par le règlement général d’application du Code de la pêche maritime.

Le décret entre en vigueur dès sa signature et doit être enregistré puis publié au Journal officiel de la République de Guinée. Avec cette réforme, Conakry entend ainsi disposer d’un cadre réglementaire plus précis pour encadrer l’exploitation des ressources marines, améliorer la gouvernance du secteur et promouvoir une gestion durable des activités de pêche.

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