La Guinée franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son infrastructure énergétique. Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a promulgué une loi autorisant la ratification d’un accord de prêt d’un montant de 95 163 000 euros destiné au financement partiel de la construction de trois microcentrales hydroélectriques à travers le pays.
La décision a été officialisée par décret, lu le mardi 16 juin 2026 à la télévision nationale. L’accord de financement a été conclu entre le gouvernement guinéen et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), dans le cadre des efforts visant à accroître les capacités nationales de production d’électricité.
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Ce texte avait auparavant été adopté par le Conseil national de la transition (CNT) lors d’une séance plénière tenue le 14 avril 2026. Son approbation s’inscrivait dans l’examen d’une série de projets de loi considérés comme prioritaires pour le développement économique et social du pays.
Avant son adoption, le dossier avait fait l’objet d’une analyse approfondie par la Commission du plan, des affaires financières et du contrôle budgétaire du CNT, en collaboration avec les autres commissions permanentes. Les travaux, conduits entre le 9 mars et le 6 avril 2026, ont porté sur les dimensions techniques, financières et juridiques du projet, avec la participation des conseillers nationaux et des cadres administratifs du parlement.
Le financement obtenu permettra la réalisation de trois infrastructures hydroélectriques dont la capacité cumulée est estimée à 27,6 mégawatts. À travers ce projet, les autorités entendent renforcer l’offre énergétique nationale, améliorer l’accès à l’électricité dans plusieurs localités et soutenir les besoins croissants liés à l’urbanisation et au développement économique.
Dans un pays où l’accès à l’énergie demeure un enjeu majeur pour les ménages, les entreprises et les services publics, ces nouvelles installations sont présentées comme des infrastructures stratégiques capables de contribuer à la stabilité du réseau électrique et à la réduction du déficit énergétique dans certaines zones.
Avec la promulgation de cette loi, le gouvernement guinéen donne ainsi le coup d’accélérateur à un programme énergétique qui s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des infrastructures et de renforcement des capacités de production nationale. Les autorités espèrent que cet investissement permettra non seulement d’améliorer la desserte en électricité, mais également de créer les conditions favorables à une croissance économique plus soutenue et à une meilleure qualité de vie pour les populations.



