La justice guinéenne a annoncé l’interpellation de 23 personnes à la suite des violents affrontements survenus dans la sous-préfecture de Kondianakoro, préfecture de Mandiana, où la tension demeure vive entre les districts de Bankoumana et de Djoma Balandou. Les investigations se poursuivent afin d’établir les responsabilités des différents protagonistes dans ce conflit foncier.
Selon le procureur près le Tribunal de première instance de Mandiana, Abdoulaye Soumah, les autorités judiciaires ont réagi dès les premiers signalements en réquisitionnant la gendarmerie et la police pour rétablir l’ordre autour du domaine litigieux.
« Dès que nous avons été informés, j’ai réquisitionné la gendarmerie et la police pour intervenir sur le terrain. Malgré des blessés enregistrés dans les rangs des forces de sécurité en raison de la violence des affrontements, la situation a pu être maîtrisée avec l’appui de l’armée, réquisitionnée par le préfet », a indiqué le magistrat.
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Le parquet précise que 23 personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête. Vingt-deux sont actuellement entendues au commissariat central de Mandiana, tandis que la vingt-troisième, arrêtée à Kondianakoro, devait être transférée vers Mandiana pour les besoins de la procédure. Le procureur a également expliqué que ces violences trouveraient leur origine dans un ancien différend foncier ayant déjà fait l’objet de décisions judiciaires.
Il rappelle qu’un premier jugement rendu par le Tribunal de première instance de Mandiana avait donné gain de cause au district de Djoma Balandou. Cette décision a ensuite été contestée devant la Cour d’appel de Kankan, qui a rendu un nouvel arrêt dont le tribunal de Mandiana n’a pas encore officiellement reçu copie.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les affrontements auraient éclaté à la suite de cette décision d’appel. « Tout porte à croire que c’est après cette décision que les habitants de Bankoumana se sont levés pour attaquer ou agresser ceux de Djoma Balandou », a déclaré Abdoulaye Soumah.
Les autorités judiciaires assurent que les investigations se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des personnes impliquées. Elles affirment que tous les auteurs présumés des violences, qui ont également fait plusieurs blessés parmi les populations et les forces de défense et de sécurité, répondront de leurs actes devant la justice.




