Le bras de fer se durcit à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Le gouverneur Karamo Kaba a décidé de prendre des sanctions disciplinaires contre plusieurs responsables syndicaux de l’institution.
Dans une circulaire datée du 1er septembre 2026, le gouverneur ordonne la suspension provisoire de la délégation syndicale. La décision prévoit également la mise à pied de 12 responsables syndicaux pour une durée de deux mois. La mesure court du 2 septembre au 1er novembre 2026.
Les sanctions concernent Aboubacar Sidiki Camara, Tafsir Sow, Aboubacar Yansané, Jacob Kolié, Amadou Touré et Issa Keita. Nyéréké Théa, Momo Camara, Nyan Kèkpè Bamy, Adama Hawa Sow, M’Balia Sylla et Makalé Camara sont également concernés.
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Cette décision intervient après les événements du 6 août dernier au sein de la banque centrale. Des représentants syndicaux avaient alors tenté d’obtenir une audience auprès de Karamo Kaba. Ils souhaitaient notamment réclamer la signature du protocole d’accord 2026.
Depuis cet épisode, les relations entre la direction de la BCRG et les représentants des travailleurs se sont davantage tendues. Avec la décision du 1er septembre, le différend prend désormais une tournure disciplinaire.
La réponse des organisations syndicales n’a pas tardé. L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) et la Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Microfinances de Guinée (FESABAG) se sont réunies en urgence ce jeudi 3 septembre 2026 à Kaloum.
Les deux organisations ont examiné les mesures prises par la direction de la banque centrale. Elles doivent également définir leur riposte et arrêter les démarches à engager contre la suspension de la délégation syndicale et la mise à pied des 12 responsables.
Le conflit entre les syndicats et la direction de la BCRG entre ainsi dans une nouvelle phase. Après les revendications autour du protocole d’accord 2026, les travailleurs doivent désormais déterminer la réponse à apporter aux sanctions décidées par le gouverneur.




