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Guinée : le retour des anciens du CNT à l’Assemblée nationale suscite la controverse

La composition de la nouvelle Assemblée nationale guinéenne continue de faire débat, notamment avec le retour remarqué de plusieurs anciens…

La composition de la nouvelle Assemblée nationale guinéenne continue de faire débat, notamment avec le retour remarqué de plusieurs anciens conseillers du Conseil national de la transition (CNT). Une situation qui suscite interrogations et critiques au sein de l’opinion publique, alors que 13 des 81 anciens membres de cette institution ont été élus députés à l’issue des élections législatives du 31 mai.

Parmi ces élus figurent des personnalités connues de l’ancien CNT, dont l’ex-président de l’institution Dansa Kourouma, ainsi que Fanta Conté, Jean Paul Kotembedouno, Hamidou Camara, Maïmouna Barry et Alpha Abdoulaye Diallo. Leur présence dans le nouvel hémicycle alimente un débat sur la continuité des élites au sein des institutions politiques du pays.

Interrogé par Guinée360, le président du Forum civil guinéen (FCG), Ibrahima Balaya Diallo, a livré une lecture critique de cette recomposition politique. Selon lui, ce retour massif ne relève pas du hasard, mais traduit une volonté de certains anciens conseillers de prolonger leur présence dans les sphères institutionnelles.

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Dans ses propos, il estime que plusieurs d’entre eux auraient cherché à éviter un retour à la vie civile après la fin de leur mandat au CNT. « C’est vrai qu’il y a beaucoup de gars qui étaient des conseillers du CNT et qui sont revenus. Ce n’est pas facile de revenir dans la vie civile », a-t-il déclaré, laissant entendre une difficulté d’adaptation en dehors des institutions.

Le président du FCG va plus loin en évoquant la question des avantages liés aux fonctions occupées. Selon lui, certains anciens conseillers auraient tout mis en œuvre pour préserver leur place dans les structures de pouvoir. « Eux, ils se sont battus corps et âme pour rester, pour bénéficier des mêmes strapontins », a-t-il ajouté, pointant une logique de continuité des privilèges.

Au-delà de cette lecture critique, Ibrahima Balaya Diallo s’interroge également sur la contribution réelle de ces anciens membres du CNT au travail parlementaire de la nouvelle Assemblée nationale. Une interrogation qu’il résume en une phrase, traduisant son scepticisme sur leur apport futur : « Moi, je ne vois pas autrement quel rôle ils vont jouer ».

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