Dans la commune urbaine de N’Zérékoré, la lutte contre la fraude aux examens nationaux a pris une tournure judiciaire ce mercredi 1er juillet 2026. Trois personnes, dont deux jeunes filles, ont comparu devant le Tribunal de première instance pour des faits présumés de tricherie survenus lors des épreuves du Certificat d’études élémentaires (CEE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), organisés ces dernières semaines sous haute surveillance.
Parmi les prévenus, Massé Touré, se présentant comme élève en classe de 9e année, a été interpellée aux abords du centre d’examen de Mohomou alors que les premières épreuves du BEPC se déroulaient. Selon les éléments évoqués à l’audience, elle aurait tenté d’introduire un cahier dans l’enceinte de la composition. Devant le tribunal, la jeune fille a contesté les accusations, expliquant sa présence par l’attente d’une camarade candidate. Interrogée sur la présence d’un cahier contenant des cours de 10e année portant son nom, elle a tenté de justifier son usage en affirmant s’en servir comme outil de préparation pour l’année suivante, tout en évoquant des échanges de cours avec une camarade en classe supérieure. Des explications qui n’ont pas totalement convaincu le parquet, notamment sur la manière dont le document s’est retrouvé dans la salle d’examen.
Dans le même dossier, Sophie Kolié, candidate au BEPC, a été surprise en pleine composition avec un téléphone Android. À la barre, elle a reconnu les faits, tout en mettant en cause le dispositif de surveillance. Elle a affirmé que certaines réponses lui auraient été dictées par un surveillant, une déclaration qui a immédiatement retenu l’attention du tribunal.
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Le troisième prévenu, Aimé Malomou, candidat au baccalauréat unique session 2026, est quant à lui poursuivi pour avoir diffusé sur Facebook le sujet d’ECM de l’examen d’entrée en 7e année, via un groupe WhatsApp qu’il aurait créé à cet effet. Après avoir d’abord nié les accusations, il a fini par reconnaître son implication dans la mise en place de ce canal de diffusion de contenus liés aux épreuves. Cette affaire a eu des conséquences immédiates sur son parcours, puisqu’il n’a pas pu poursuivre les épreuves du baccalauréat.
À l’issue des auditions et des premières réquisitions du ministère public, le président du tribunal, Ismaël Nabé, a décidé de renvoyer l’affaire au 8 juillet 2026 pour la poursuite des débats, notamment les réquisitions finales et les plaidoiries, dans un contexte où les autorités éducatives réaffirment leur volonté de renforcer la discipline et l’intégrité des examens nationaux.




