À l’heure où le baccalauréat session 2026 s’ouvre à travers le pays, les autorités guinéennes affichent une ligne de fermeté face aux dérives liées à la fraude aux examens. Le gouvernement entend renforcer le dispositif de surveillance après avoir constaté plusieurs cas d’irrégularités lors des épreuves du Certificat de fin d’études élémentaires (CEE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Si le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, dirigé par Alpha Bacar Barry, se félicite du bon déroulement global des précédents examens, il reconnaît néanmoins l’existence de cas de fraude isolés. Selon les autorités, ces pratiques ont été organisées via les réseaux sociaux et différentes plateformes numériques, mettant en évidence la nécessité de renforcer la vigilance pour préserver la crédibilité des diplômes nationaux.
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Dans ce contexte, 94 392 candidats sont appelés à composer pour le baccalauréat 2026, dont 41 642 filles et 52 750 garçons. Parmi eux, 32 248 candidats libres sont également concernés. Les épreuves se dérouleront du 29 juin au 3 juillet 2026 sur l’ensemble du territoire.
Face à ces enjeux, le ministère adresse un message particulièrement ferme à l’ensemble de la communauté éducative. Les autorités préviennent que tout candidat identifié, après enquête des services compétents, comme membre ou utilisateur de groupes et plateformes numériques destinés à obtenir ou diffuser frauduleusement les sujets d’examen, verra ses épreuves annulées. Il pourra également être déclaré recalé, même après la publication des résultats, et être exclu des sessions ultérieures conformément à la réglementation en vigueur.
La rigueur ne se limite pas aux candidats. Les agents de l’État impliqués dans l’organisation des examens sont également concernés par ces mesures. Inspecteurs, surveillants, délégués, enseignants et autres personnels mobilisés s’exposent à de lourdes sanctions en cas de fuite ou de complicité de fraude, allant jusqu’à la radiation définitive de la fonction publique et des poursuites judiciaires.
Le secteur privé de l’éducation est lui aussi placé sous haute surveillance. Les fondateurs d’écoles, directeurs d’établissements et enseignants impliqués dans de telles pratiques encourent des sanctions pénales et administratives, pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement, le retrait de l’agrément et l’interdiction d’exercer dans le domaine éducatif.
Les autorités préviennent enfin que toute personne interpellée pour des faits présumés de fraude pourra être présentée publiquement, dans le respect des droits individuels, avant de répondre de ses actes devant les juridictions compétentes. À travers ces mesures, le gouvernement guinéen entend réaffirmer sa volonté de protéger la crédibilité des examens nationaux et de défendre le principe du mérite comme fondement du système éducatif.




