À la suite du nouveau découpage administratif, les communes de Matam et de Gbessia s’affrontent pour la gestion du stratégique marché de Dabondy. Un bras de fer aux lourds enjeux financiers et sociaux, a confirmé l’Agence Guinée Presse ce 13 Janvier 26.
Un différend territorial d’ampleur oppose actuellement les communes de Matam et de Gbessia autour de la gestion du grand marché de Dabondy, connu sous le nom de SOCOBA. En toile de fond, la bataille porte sur le contrôle des recettes fiscales de l’exercice 2026, à la suite du récent redécoupage administratif de la capitale.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La crispation s’est accentuée entre les délégations spéciales des deux collectivités. En dépit des nouvelles limites territoriales établies par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), la commune de Matam continue de revendiquer la tutelle du site. Les autorités municipales annoncent même le prochain déploiement de leurs agents pour la perception des taxes annuelles, une mission qu’elles assurent traditionnellement.
À l’inverse, la commune de Gbessia s’appuie sur le dernier décret de découpage pour affirmer ses droits. Pour ses responsables, le bas-fond de Dabondy représente désormais la frontière naturelle entre les deux communes, ce qui placerait le marché SOCOBA sous leur compétence administrative.
Le président de la délégation spéciale de Gbessia, Mory Diakité, a officiellement revendiqué la gestion de l’infrastructure auprès de l’AGP, rompant avec l’attitude réservée observée jusque-là. « Cette fois, nous ne céderons plus », indiquent ses collaborateurs, qui insistent sur la valeur économique majeure de ce pôle commercial.
Cette situation d’impasse alimente désormais l’inquiétude parmi les commerçants et les acteurs locaux. La superposition des autorités pourrait conduire à une double imposition ou à des tensions sur le terrain lors des opérations de collecte des taxes.
Face à ce climat incertain, de nombreux appels sont lancés en faveur d’un arbitrage rapide du Gouvernorat de Conakry. Une médiation est jugée indispensable pour définir clairement les frontières administratives et éviter une dégradation du climat social entre ces deux communes voisines.




