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Guinée : un an de prison ferme requis contre l’activiste Abdourahmane Bella Bah, le verdict attendu le 19 août

Le procès d’Abdourahmane Bella Bah entre dans sa dernière ligne droite. Ce lundi 17 août 2026, le ministère public a…

Le procès d’Abdourahmane Bella Bah entre dans sa dernière ligne droite. Ce lundi 17 août 2026, le ministère public a requis un an d’emprisonnement ferme contre l’activiste, poursuivi devant le tribunal pour des faits présumés d’« injures » et de « diffamation ».

Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les magistrats ont décidé de mettre l’affaire en délibéré. Le verdict est désormais attendu le mercredi 19 août 2026. À l’audience, le procureur de la République a demandé que le prévenu soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Le parquet a ainsi requis une peine d’un an de prison ferme à son encontre.

Face à cette demande, les avocats d’Abdourahmane Bella Bah ont défendu une tout autre position. Ils ont sollicité sa relaxe pure et simple. À défaut, ils ont demandé au tribunal de lui accorder le bénéfice des circonstances atténuantes.

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La défense a notamment évoqué le pardon accordé par la partie civile, le Grand Imam, qui n’était toutefois pas présent lors de l’audience. Pour les avocats, cet élément devait être pris en considération dans l’appréciation du dossier.

Invité à s’exprimer en dernier, Abdourahmane Bella Bah s’est présenté devant les magistrats avec un discours marqué par l’humilité. L’activiste a surtout insisté sur son parcours professionnel, son engagement dans l’éducation et son implication auprès de la jeunesse guinéenne.

« Je tiens à vous exprimer ma reconnaissance pour votre sagesse dans la conduite des débats », a-t-il déclaré, avant de rappeler qu’il est un entrepreneur attaché à son pays et engagé dans des activités destinées à accompagner les jeunes.

Le prévenu a également insisté sur son absence d’antécédents judiciaires. Il a affirmé n’avoir jamais été condamné et a rejeté toute volonté d’avoir insulté, calomnié ou diffamé qui que ce soit. Pour illustrer son engagement, Abdourahmane Bella Bah a indiqué qu’il encadrait plusieurs centaines de jeunes dans son établissement. Il a notamment expliqué que son école compte plus de 400 élèves et emploie plus de 30 personnes.

L’activiste a reconnu que certains de ses propos avaient pu être compris différemment, tout en contestant leur caractère volontairement injurieux ou diffamatoire. « Peut-être que mes propos ont été interprétés autrement, mais je n’ai jamais eu l’intention d’injurier, de calomnier ou de diffamer quiconque », a-t-il soutenu.

Dans son dernier appel aux magistrats, Abdourahmane Bella Bah a surtout mis en avant les conséquences que pourrait avoir une éventuelle condamnation sur ses activités professionnelles et éducatives. Il a demandé au tribunal de tenir compte de l’impact de sa décision sur les jeunes qu’il encadre.

« Votre décision va donner de l’espoir à mes élèves », a-t-il plaidé, exprimant le souhait de pouvoir poursuivre ses activités d’éducation, d’encadrement et d’accompagnement de la jeunesse.

L’affaire est désormais entre les mains du tribunal. Après avoir entendu le parquet, la défense et le prévenu, les magistrats ont renvoyé leur décision au 19 août. C’est donc à cette date que sera fixé le sort judiciaire d’Abdourahmane Bella Bah.

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