Une militante de l’UFDG enlevée par des hommes cagoulés à son domicile

Conakry, nuit du 8 au 9 janvier 2026. Une nouvelle disparition forcée secoue la Guinée. Néné Oussou Diallo, militante de…

Conakry, nuit du 8 au 9 janvier 2026. Une nouvelle disparition forcée secoue la Guinée. Néné Oussou Diallo, militante de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a été enlevée à son domicile. Les faits se sont produits dans un climat politique toujours tendu.

Selon l’opposition, des hommes cagoulés et armés ont fait irruption chez elle. Ils l’ont emmenée de force, sans présenter de mandat.

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Des hommes en tenue militaire mis en cause

L’information a été confirmée par Souleymane Souza Konaté, chargé de communication de l’UFDG. Il décrit une opération menée par des hommes lourdement armés.
« Des militaires cagoulés, à bord de quatre pickups, ont enlevé Néné Oussou Diallo », affirme-t-il.

D’après ce témoignage, les ravisseurs portaient des uniformes militaires. Ce mode opératoire renforce les soupçons de responsabilité étatique. Pour l’UFDG, il s’agit d’un enlèvement ciblé.

Une disparition de plus dans un climat de peur

Néné Oussou Diallo siégeait au Comité national des femmes de l’UFDG. Son enlèvement prend donc une portée symbolique. Selon le parti, elle s’ajoute à une longue liste de disparus depuis le début de la transition.

L’opposition cite notamment Oumar Sylla, dit Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane Camara, l’avocat Mohamed Traoré, Abdoul Sacko et Saadou Nimaga. Aucun de ces dossiers n’a connu d’issue officielle.

Cette affaire survient alors que le gouvernement promet une normalisation politique. Les autorités annoncent des élections législatives et locales en 2026. Pourtant, ce nouvel enlèvement fragilise ce discours.

Pour l’heure, les autorités gardent le silence. De leur côté, les défenseurs des droits humains réclament une enquête indépendante. Ils exigent aussi la libération immédiate de Néné Oussou Diallo et la vérité sur tous les disparus.

Dans ce contexte, la réaction de l’État sera scrutée de près. Elle servira de test majeur pour le respect des libertés fondamentales en Guinée post-transition.

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