Les services spéciaux chargés de la lutte contre la criminalité environnementale en Guinée ont procédé à l’arrestation de quatre personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafic d’espèces marines protégées, selon des informations relayées mercredi par la presse locale.
D’après les autorités, deux des suspects ont été interpellés en possession de 41 kilogrammes d’hippocampes séchés ainsi que de 26 kilogrammes d’ailerons de requins et de raies. Ces produits étaient destinés à des circuits de contrebande vers des marchés asiatiques, où ils sont recherchés notamment pour la médecine traditionnelle et certains usages gastronomiques.
Les deux autres personnes arrêtées sont poursuivies pour leur implication présumée dans l’organisation du trafic. L’opération a été menée conjointement par les services spéciaux guinéens et EAGLE Network, une ONG active dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces protégées en Afrique.
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Les hippocampes font partie des espèces protégées par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction, un accord international ratifié par la Guinée. Leur capture et leur commercialisation sont strictement encadrées en raison du déclin important observé dans les populations marines ces dernières années.
Les organisations environnementales alertent régulièrement sur la progression du trafic d’espèces marines protégées en Afrique de l’Ouest, notamment celui des ailerons de requins, soutenu par une demande internationale toujours élevée.
Les suspects devraient prochainement comparaître devant la justice guinéenne. Ils encourent jusqu’à quatre années d’emprisonnement pour les faits qui leur sont reprochés.




