Le président Mamadi Doumbouya a donné son feu vert à la mise en œuvre du projet de sécurité urbaine « Guinea Safe City ». L’annonce a été officialisée ce mardi 16 juin 2026 à travers un décret lu à la télévision nationale, promulguant la loi ordinaire L/2026/009/CNT autorisant la ratification d’un accord de prêt concessionnel signé entre l’État guinéen et la Banque d’import-export de Chine (China Exim Bank).
Signé le 30 juin 2025, cet accord encadre un financement destiné à soutenir un vaste programme de modernisation des dispositifs de sécurité et de gestion urbaine dans plusieurs villes du pays. Présenté devant le Conseil national de la transition (CNT) le 13 mars dernier, le projet avait été défendu par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, qui avait précisé que le prêt chinois s’élève à 385,3 millions de renminbi, soit environ 54 millions de dollars américains.
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Selon les autorités, ce financement doit permettre le déploiement d’infrastructures technologiques destinées à renforcer la sécurité dans les centres urbains guinéens. Le ministre avait également souligné que « Guinea Safe City » constitue le premier projet concret issu du partenariat stratégique renforcé entre la Guinée et la Chine, à la suite du Forum sur la coopération sino-africaine 2024.
Porté par une forte composante technologique et soutenu par l’expertise de Huawei, le programme prévoit l’installation de caméras de vidéosurveillance intelligentes, la création de centres de commandement numériques ainsi que la mise en place d’un système moderne de gestion et de régulation du trafic routier. L’ambition affichée est de moderniser en profondeur les mécanismes de sécurité publique, tout en améliorant la fluidité de la circulation et la capacité d’intervention des forces de défense et de sécurité face aux défis liés à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.
Dans sa phase opérationnelle, le projet prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillance répartis dans huit villes du pays, la mise en place de huit centres de commandement, la distribution de 900 terminaux portables aux forces de sécurité, l’intégration de 100 équipements embarqués dans les véhicules d’intervention, ainsi que le déploiement de six stations LTE destinées à sécuriser les communications.
À travers « Guinea Safe City », les autorités guinéennes entendent franchir un cap dans la modernisation des infrastructures sécuritaires du pays, avec l’objectif affiché de rapprocher Conakry et les principales agglomérations des standards internationaux en matière de sécurité urbaine, tout en renforçant l’efficacité opérationnelle des services de défense et de sécurité.


