Le gouvernement guinéen veut donner un nouvel élan au transport urbain dans la capitale. Après le lancement d’un programme de renouvellement des taxis, les autorités annoncent l’acquisition prochaine de 200 bus destinés à améliorer la mobilité des habitants de Conakry. L’information a été rendue publique par le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence de presse tenue le lundi 27 juillet à Conakry.
Selon le ministre, ces autobus seront financés grâce au même partenaire financier qui a accompagné l’importation des nouveaux taxis. Une fois livrés, ils ne seront pas exploités directement par l’État, mais confiés à des opérateurs privés sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres actuellement en cours.
« Comme on le dit, cela se fait par appel d’offres. L’appel d’offres est en cours et, là aussi, peut-être que ces 200 bus ne seront pas confiés à une seule entité. Je parle bien du transport urbain de Conakry. On peut les confier à une, deux, trois, quatre ou plusieurs entités afin que le transport soit régulièrement assuré », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo.
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Le ministre a justifié ce choix par les difficultés financières qui ont conduit à l’échec de plusieurs sociétés publiques de transport. Selon lui, les tarifs sociaux imposés à ces entreprises, combinés aux retards récurrents dans le versement des compensations de l’État, ont progressivement fragilisé leur équilibre financier jusqu’à provoquer leur disparition.
« Elles commencent, elles fonctionnent, mais on leur impose des tarifs. Au final, les prix imposés aux sociétés sont tellement bas qu’elles ne sont plus rentables. L’État s’engage alors à couvrir le manque à gagner, mais souvent ces compensations n’arrivent jamais. Une année, deux années, puis trois années de déficit finissent par conduire à la fermeture », a-t-il indiqué.
Pour éviter que cette situation ne se reproduise, le gouvernement affirme avoir conçu un nouveau modèle de gestion financière. Désormais, les recettes et les compensations seront administrées par une entreprise privée ou une banque chargée d’assurer directement les paiements destinés à couvrir les déficits liés aux tarifs réglementés.
« Nous avons mis en place de nouveaux mécanismes de collecte d’argent directement et confié cette gestion à une entreprise privée ou à une banque qui va intervenir à la place de l’État pour couvrir le manque à gagner de l’entreprise, afin qu’elle ne souffre pas des délais de décaissement et qu’elle puisse fonctionner normalement », a précisé le ministre.
Les premiers bus devraient entrer en circulation au début de l’année prochaine, une fois l’appel d’offres finalisé, les véhicules livrés et les contrôles techniques achevés.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de veiller à la conformité des équipements avant leur réception. Tirant les leçons de précédentes acquisitions, il a indiqué que les futurs bus devront être adaptés aux réalités guinéennes, notamment en ce qui concerne le confort des passagers, l’état des infrastructures routières et les conditions climatiques du pays.
À travers ce projet, le gouvernement espère renforcer durablement l’offre de transport collectif à Conakry, améliorer les déplacements quotidiens des usagers et moderniser un secteur confronté depuis plusieurs années à une forte croissance de la demande.




