Le verdict en appel du dossier opposant l’État guinéen à l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma, est attendu ce 17 février 2026. L’affaire, liée à un détournement de plus de 612 milliards de GNF, retient toute l’attention de l’opinion publique.
Le verdict en appel dans l’affaire opposant l’État guinéen à l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma, pourrait être rendu ce mardi 17 février 2026 par la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
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Initialement prévu le 10 février, le prononcé avait été reporté au 17 février suite au décès d’un proche du président de la formation de jugement, François Kova Zoumanigui.
Ibrahima Kourouma est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, portant sur un montant évalué à 612 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars américains.
Lors des plaidoiries, la partie civile a requis la condamnation de l’ancien ministre au paiement de cinq milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, en réparation du préjudice estimé à 612 milliards de GNF. Elle a également évoqué un « préjudice moral considérable » et dénoncé « l’humiliation de l’État éducateur ».
Les avocats de l’État ont, pour leur part, demandé à la Cour de confirmer la culpabilité de l’accusé pour enrichissement illicite, d’ordonner la restitution des sommes détournées, de procéder à la confiscation des biens et de statuer sur la réparation intégrale du préjudice subi par la République de Guinée.
La décision finale devrait tomber dans les prochaines heures, mettant un terme à une procédure judiciaire suivie de près par l’opinion publique guinéenne.




