Conakry : Sanoyah lance une campagne d’assainissement avec sanctions

La commune de Sanoyah intensifie la lutte contre l’insalubrité. Des opérations de nettoyage sont engagées avec des sanctions contre les contrevenants.

Les autorités de la commune urbaine de Sanoyah, en banlieue de Conakry, ont engagé lundi une vaste opération d’assainissement, accompagnée de sanctions pouvant aller jusqu’à 5 millions de francs guinéens contre les auteurs de dépôts anarchiques d’ordures.

Dès les premières heures de la journée, les équipes communales, appuyées par des engins de nettoyage, ont investi plusieurs zones stratégiques, notamment autour de l’échangeur dit « 36 » et de la passerelle, pour évacuer les déchets et libérer les espaces publics.

Selon des sources locales, l’opération a également conduit au déguerpissement de certaines personnes revenues s’installer après de précédentes interventions.

Le délégué communal, Aboubacar Sabari Conté, a indiqué que cette initiative vise à mettre un terme à une situation jugée préoccupante, marquée par la multiplication des dépôts d’ordures dans les lieux publics.

Les autorités locales mettent en cause notamment les marchés, identifiés comme des sources importantes de production de déchets. Cette réalité a conduit à l’implication des femmes commerçantes dans les opérations de nettoyage et de sensibilisation.

Au-delà de ces actions, la commune entend renforcer les mesures répressives contre les comportements inciviques. Les contrevenants s’exposent désormais à des amendes pouvant atteindre 5 millions de francs guinéens, ont averti les responsables.

Présente sur le terrain, Mariame Soumah a appelé à une mobilisation collective, invitant les populations à adopter des attitudes responsables afin de préserver la salubrité et limiter les risques sanitaires.

Cette campagne traduit la volonté des autorités de Sanoyah de redorer l’image de la commune et d’instaurer une gestion plus rigoureuse et durable des déchets.

 

Guinée : les extraits de naissance biométriques lancés, cap sur un état civil sécurisé

Avec le lancement des extraits de naissance biométriques à Sanoyah, la Guinée accélère la modernisation de son état civil et mise sur la digitalisation pour lutter contre la fraude.

 

Les opérations de délivrance des extraits de naissance biométriques ont été officiellement lancées à Sanoyah, marquant une nouvelle étape dans la réforme de l’état civil en Guinée. La cérémonie s’est tenue à la Maison des jeunes, en présence du directeur général de l’Office national de l’état civil et de l’Identification (ONECI).

Cette phase pilote prévoit la distribution de 2 000 extraits sécurisés aux habitants de la commune. L’objectif est clair : améliorer la fiabilité des documents d’état civil et réduire les délais d’obtention.

Pour accéder à ce nouveau document, les usagers doivent présenter un ancien extrait de naissance, un jugement supplétif transcrit ou un document issu du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). Les autorités précisent que les pièces délivrées par des structures non habilitées ne sont pas recevables.

Sur le plan financier, la mesure se veut incitative. La délivrance est gratuite pour les personnes âgées de 15 à 30 ans. En revanche, pour les enfants de 0 à 15 ans, les parents devront s’acquitter de 60 000 francs guinéens, correspondant aux frais administratifs.

Selon les responsables locaux, cette initiative vise plusieurs objectifs : lutter contre les fraudes et les doublons, sécuriser les données personnelles et simplifier les démarches administratives pour les citoyens.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de digitalisation des services publics en Guinée. Les autorités entendent ainsi renforcer la transparence, améliorer l’efficacité administrative et moderniser la gouvernance.

Un représentant du Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a rappelé que la première délivrance de l’extrait biométrique est gratuite sur toute l’étendue du territoire national, à condition d’être préalablement enrôlé à l’état civil.

En cas de perte, une déclaration auprès des services de police est obligatoire. Toute nouvelle demande sera alors facturée à 60 000 francs guinéens.