Réunis à Addis-Abeba à l’occasion du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, les chefs d’État africains ont réaffirmé leur tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels et leur détermination à instaurer une paix durable sur le continent.
Les chefs d’État et de gouvernement africains ont réaffirmé, dimanche à Addis-Abeba, la fermeté de l’Union africaine face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, tout en renouvelant leur engagement à œuvrer pour la fin des conflits armés sur le continent.
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« Les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Union à une tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement et ont réitéré la détermination à faire taire les armes en Afrique », a indiqué l’Union africaine dans un communiqué officiel.
Le texte publié dimanche fait état des principales conclusions issues du Sommet UA Addis-Abeba, à l’issue de la 39ᵉ session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, clôturée le même jour dans la capitale éthiopienne, siège de l’organisation continentale. Les dirigeants africains ont également pris connaissance du rapport présenté par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur la situation sécuritaire à l’échelle du continent.
Selon le communiqué, ils ont exprimé leur vive inquiétude face à la persistance des conflits armés, du terrorisme et de l’extrémisme violent, ainsi qu’à la multiplication des changements anticonstitutionnels de gouvernement et des crises humanitaires dans plusieurs régions d’Afrique. Soulignant la nécessité d’un financement « prévisible, durable et flexible » des opérations de soutien à la paix, l’Assemblée a adopté un mémorandum d’accord entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, encadrant l’utilisation de la Force africaine en attente.
Tout en appelant à un renforcement de la coordination et des capacités opérationnelles, les chefs d’État ont réaffirmé leur volonté de bâtir une Union africaine « centrée sur les populations, efficace, responsable et financièrement viable ». Ils ont par ailleurs réitéré la position commune de l’Afrique sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et renouvelé leur plaidoyer en faveur d’une représentation équitable du continent au sein des instances de gouvernance mondiale.
Le Sommet UA Addis-Abeba a été ouvert samedi, en présence de plusieurs dirigeants africains. Le Sénégal y était représenté par son Premier ministre, Ousmane Sonko, au nom du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.




