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La Corne de l’Afrique au bord de la famine (Onu)

La guerre et la sécheresse sont sur le point d'exacerber le tsunami de la faim pour des millions de personnes…

La guerre et la sĂ©cheresse sont sur le point d’exacerber le tsunami de la faim pour des millions de personnes dans la Corne de l’Afrique, dont de nombreux enfants, selon un responsable onusien.La situation humanitaire est devenue alarmante dans la Corne de l’Afrique. Ce qui a poussĂ© le chef du Bureau des Nations unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans la rĂ©gion, Martin Griffiths, Ă  demander au Conseil de sĂ©curitĂ© de s’attaquer Ă  cette crise et travailler Ă  l’Ă©tablissement d’une paix durable dans les zones touchĂ©es.

Martin Griffiths s’est rĂ©cemment rendu en Somalie, oĂą plus de 200.000 personnes sont actuellement menacĂ©es de famine, un chiffre qui devrait atteindre 300.000 d’ici novembre 2022.

De récentes évaluations humanitaires ont identifié des centaines de milliers de personnes confrontées à des niveaux catastrophiques de faim ou phase 5 du système intégré de classification des phases (le stade ultime le plus dévastateur).

« Il n’y a pas pire que cela », a dĂ©clarĂ© M. Griffiths, notant que la souffrance gĂ©nĂ©ralisĂ©e se rĂ©sume Ă  l’impact direct et indirect du conflit et « au comportement des parties combattantes ».

Selon lui, un schĂ©ma similaire se rĂ©pète dans chaque contexte  et que les civils sont tuĂ©s et blessĂ©s, les familles dĂ©placĂ©es de force, l’accès aux marchĂ©s et au travail perturbĂ©, les stocks de nourriture pillĂ©s, tandis que le dĂ©clin Ă©conomique gĂ©nĂ©ral rend la nourriture hors de portĂ©e des personnes vulnĂ©rables.

« Dans les cas les plus extrĂŞmes, les parties combattantes ont dĂ©libĂ©rĂ©ment coupĂ© l’accès aux fournitures commerciales et aux services essentiels dont les civils dĂ©pendent pour survivre », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Alors que les humanitaires ont Ă©tendu les « lignes de vie de secours », les interfĂ©rences, le harcèlement et les attaques entravent souvent l’accès aux personnes dans le besoin.

« Les humanitaires resteront et fourniront des secours, mais les conditions dans certains contextes sont inacceptables », a dĂ©clarĂ© le patron d’OCHA.

Entre-temps, la sĂ©cheresse, la hausse des prix mondiaux des produits de base et les consĂ©quences de Covid-19 et de la guerre en Ukraine aggravent Ă©galement l’insĂ©curitĂ© alimentaire et la misère.

Et les populations du Soudan du Sud, du Nigeria, de l’Ethiopie, du YĂ©men, de l’Afghanistan et de la Somalie sont « littĂ©ralement en première ligne du changement climatique », car elles sont confrontĂ©es Ă  des sĂ©cheresses, des inondations, de la dĂ©sertification et de la pĂ©nurie d’eau.