Le verdict est tombé dans l’affaire Mohamed Lamine Bangoura. L’ancien président de la Cour constitutionnelle guinéenne a été condamné, ce mercredi 21 octobre 2026, à sept ans d’emprisonnement par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). La juridiction l’a également condamné à une amende de deux milliards de francs guinéens.
Présidée par Alpha Camara, la chambre de jugement a reconnu l’ancien haut responsable coupable d’enrichissement illicite, de corruption, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. En revanche, elle l’a déclaré non coupable des faits de faux et usage de faux.
La décision intervient dans une affaire portant sur un montant de 20 milliards de francs guinéens. Le parquet spécial poursuivait Mohamed Lamine Bangoura et trois autres personnes pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité.
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Détenu depuis décembre 2022, l’ancien président de la Cour constitutionnelle a comparu seul devant la juridiction. Ses trois co-prévenus sont en fuite. Au cours du procès, Mohamed Lamine Bangoura avait plaidé non coupable des faits qui lui étaient reprochés.
Au-delà de la peine d’emprisonnement et de l’amende, la CRIEF a ordonné la confiscation au profit de l’État guinéen de l’ensemble des biens de l’ancien responsable situés en Guinée et au Sénégal. Cette décision constitue une nouvelle étape dans une procédure judiciaire portant sur des faits de criminalité économique et financière impliquant un ancien haut responsable de l’État guinéen.




