Ce vendredi 16 octobre 2026, la Guinée a réceptionné trois transformateurs de puissance destinés au futur barrage hydroélectrique d’Amaria, un projet de 300 MW présenté comme l’un des principaux leviers de la politique énergétique nationale. Cette livraison rapproche le chantier de son objectif de démarrage du premier groupe en août 2027.
Le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, a supervisé vendredi la réception de ces équipements, accompagné de cadres de son département. La société chinoise TBEA assure la construction de l’ouvrage, implanté sur le fleuve Konkouré.
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Des équipements au cœur du réseau
Les transformateurs constitueront un maillon central de la centrale. Ils adapteront la tension de l’électricité produite afin de permettre son acheminement vers le réseau national et les lignes à haute tension de 225 kV.
Leur arrivée ouvre la voie à l’installation des équipements électromécaniques indispensables à l’exploitation du barrage. Selon les données publiées par le ministère, le montage et l’installation des équipements hydromécaniques, électromécaniques et électriques atteignaient déjà 62 % en juillet 2026.
Amaria doit produire de 300 à 320 MW d’électricité. Le gouvernement estime que cette capacité représentera près de 29 % de la puissance actuelle du réseau interconnecté et augmentera la production hydroélectrique nationale de 40 %, soit environ 1 380 GWh supplémentaires par an.
Le projet comprend également des lignes de transport destinées à évacuer l’énergie produite. Une ligne de 100,5 km reliera Amaria au poste de Bel Air, à Boffa, tandis qu’une autre, longue de 85 km, desservira celui de Manéah, à Coyah. Une ligne de 16 kV est prévue pour alimenter Fria.
Le premier groupe de 100 MW doit entrer en service en août 2027. Cette date constitue une échéance déterminante pour les autorités, qui pressent les entreprises impliquées d’accélérer les travaux, notamment ceux liés à la ligne Amaria-Souapiti.
Les lignes de transport enregistraient un avancement de 46 % en juillet, tandis que la route de contournement du lac de retenue et le pont de Bady atteignaient 30 %. Les opérations de réinstallation des populations affectées progressaient, elles, à 46 %.
Un enjeu économique majeur
Le gouvernement présente Amaria comme un instrument de sécurisation de l’approvisionnement électrique et d’appui à la croissance économique. Le barrage devra notamment soutenir les besoins industriels du pays, dont ceux du secteur minier, très consommateur d’énergie.
La réception des transformateurs ne garantit pas à elle seule le respect du calendrier. Elle confirme toutefois que le projet entre dans une phase plus concrète d’équipement, à quelques mois de l’échéance fixée pour la production des premiers mégawatts.
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