Sommet de l’Union africaine : la Guinée choisie pour accueillir le Centre africain de développement minier

Au terme du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la Guinée a été désignée pour accueillir le Centre africain…

Au terme du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la Guinée a été désignée pour accueillir le Centre africain de développement minier, une décision stratégique pour l’avenir du secteur extractif continental.

 

À l’issue du 39e sommet de l’Union africaine, clôturé ce dimanche 15 février à Addis-Abeba, la participation de la Guinée ne s’est pas limitée aux débats politiques. Le pays a été officiellement retenu pour accueillir le Centre africain de développement minier, une structure appelée à jouer un rôle stratégique dans la transformation du secteur extractif à l’échelle continentale.

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Dans un compte rendu diffusé par les médias publics, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a confirmé cette décision. Il a indiqué que le Centre africain de développement minier se veut « un véritable laboratoire au service de l’Afrique », chargé de produire des analyses, des études comparatives et des orientations stratégiques. L’ambition affichée est de permettre aux ressources minières africaines de bénéficier prioritairement aux populations du continent.

À l’issue d’un échange avec la commissaire de l’Union africaine chargée du Développement économique, du Commerce, de l’Industrie, des Mines et du Tourisme, le chef de la diplomatie guinéenne a précisé la portée de cette désignation.

« Je suis venu représenter le chef de l’État, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, auprès de l’Union africaine et particulièrement auprès de madame la Commissaire. Il ressort de nos discussions que la Guinée est désormais perçue comme un pays capable de redynamiser le secteur minier africain. Le choix de Conakry pour abriter le Centre africain des mines traduit la confiance accordée à notre pays par l’Union africaine », a-t-il déclaré.

Le ministre a ajouté que le Président Doumbouya « a salué cette marque de confiance » et lui a donné instruction d’assurer que la Guinée « assumera pleinement sa contribution financière, sociale et technique pour la mise en place et le fonctionnement optimal du Centre ».

Morissanda Kouyaté a également mis en avant l’engagement personnel de la commissaire en faveur de cette institution, soulignant que dans un contexte mondial marqué par de fortes convoitises autour des minerais critiques, il revient aux Africains de valoriser eux-mêmes leurs ressources. « C’est la voie engagée par le Président Doumbouya en Guinée. Une fois encore, notre pays jouera pleinement sa partition », a-t-il assuré.

De son côté, la commissaire de l’Union africaine, Francisca Tatchouop Belobe, a qualifié cette désignation de « moment historique » pour la coopération africaine.

« Nous exprimons notre reconnaissance au Président de la République pour son engagement constant et pour l’attention particulière qu’il accorde à cette question stratégique. Avec l’installation du Centre africain de développement minier, actuellement hébergé par l’Union africaine mais dont le siège officiel est établi à Conakry, nous vivons une étape déterminante », a-t-elle affirmé.

Elle s’est réjouie de la formalisation du siège du Centre, estimant que cette avancée permettra de renforcer ses capacités d’action et de mieux répondre aux défis stratégiques et géopolitiques liés au secteur minier, « un pilier essentiel pour l’avenir du continent ».

Cette décision intervient dans un contexte particulier pour la Guinée, récemment engagée dans un partenariat avec les États-Unis dans le domaine des minerais critiques. Dans un environnement international marqué par une compétition accrue autour de ces ressources stratégiques, cette dynamique conforte la position du pays comme acteur central du secteur minier africain.

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