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Un Guinéen transféré dans le cadre du programme américain d’expulsion de migrants rentre chez lui

Un ressortissant guinéen transféré en Eswatini dans le cadre du programme américain d’expulsion de migrants vers des pays tiers a…

Un ressortissant guinéen transféré en Eswatini dans le cadre du programme américain d’expulsion de migrants vers des pays tiers a regagné volontairement son pays d’origine. Son retour porte à 11 le nombre de migrants rapatriés depuis le début de la coopération entre Mbabane et Washington, a annoncé lundi le gouvernement eswatinien.

La porte-parole intérimaire du gouvernement, Thabile Mdluli, a indiqué que l’homme avait quitté l’Eswatini vendredi avant d’arriver en Guinée samedi. Son retour a été organisé après la mise en place des dispositions nécessaires.

Une coopération migratoire avec Washington

Selon les autorités eswatiniennes, la coopération avec les États-Unis dans le cadre de ce programme a débuté en juillet 2025. Le gouvernement affirme collaborer avec les administrations concernées et les partenaires internationaux pour organiser le retour des ressortissants de pays tiers dans leur pays d’origine, dans des conditions qu’il présente comme sûres et dignes.

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Ce dispositif s’inscrit dans la politique migratoire de l’administration du président américain Donald Trump. Il prévoit le transfert de certains migrants vers des pays tiers lorsque leur expulsion directe vers leur pays d’origine se heurte à des difficultés.

L’Eswatini fait partie des pays ayant accepté d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis, dans l’attente de l’organisation de leur retour.

Des inquiétudes sur les droits des migrants

Le programme suscite des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains. Celles-ci s’interrogent notamment sur les conditions de transfert, les garanties juridiques accordées aux migrants et leur accès aux mécanismes de protection.

De leur côté, les autorités de Mbabane assurent que les opérations respectent les lois et procédures en vigueur. Elles affirment également prendre des mesures pour préserver les droits et le bien-être des personnes concernées.

Le gouvernement n’a toutefois pas communiqué le nombre de migrants encore présents en Eswatini dans le cadre de cet accord. Il a indiqué qu’il continuerait à informer le public de l’évolution du programme.

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