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Guinée : le président de la HAC fustige les dérives du journalisme et défend la régulation du secteur

Le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a vivement critiqué certaines pratiques médiatiques qui,…

Le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a vivement critiqué certaines pratiques médiatiques qui, selon lui, ont longtemps nui à la crédibilité du journalisme en Guinée. Invité de la Synergie des médias mise en place dans le cadre des élections législatives et communales, il a plaidé en faveur des mesures de régulation engagées ces dernières années pour assainir le paysage médiatique national.

 

Selon lui, les médias guinéens accordent désormais davantage d’importance à la vérification des informations avant leur diffusion. Il estime que cette évolution a permis d’améliorer la qualité du traitement de l’actualité tout en réduisant la propagation d’accusations infondées.

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Le président de la HAC a soutenu que certaines allégations relayées par le passé dans les médias avaient eu de lourdes conséquences sur des personnalités publiques. D’après lui, plusieurs responsables auraient subi de fortes pressions à la suite d’accusations qu’il juge injustifiées, soulignant la nécessité pour les journalistes de respecter davantage les principes de rigueur et de responsabilité.

Poursuivant son analyse, Boubacar Yacine Diallo a dénoncé ce qu’il considère comme une dégradation des règles déontologiques dans la profession. Il a regretté que des considérations financières aient parfois pris le pas sur les exigences éthiques qui doivent encadrer le métier de journaliste.

Il a également évoqué le train de vie de certains professionnels des médias, estimant que certains signes extérieurs de richesse observés par le passé suscitaient des interrogations au regard des revenus officiellement déclarés. Selon lui, une plus grande transparence contribue aujourd’hui à limiter ce type de pratiques.

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des relations parfois tendues entre les autorités et plusieurs organes de presse du pays. Des médias tels que FIM FM, Djoma Médias et Groupe Hadafo Médias avaient été contraints de suspendre leurs activités à la suite de décisions administratives et réglementaires.

Les autorités ainsi que la HAC présentent ces mesures comme des actions destinées à faire respecter les normes professionnelles. À l’inverse, plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse les considèrent comme des atteintes au pluralisme médiatique et à la liberté d’expression.

Le Groupe Hadafo Médias a néanmoins récemment obtenu l’autorisation de reprendre ses activités après plusieurs années d’interruption, dans le cadre des initiatives d’apaisement engagées entre les autorités et les acteurs du secteur.

Par ailleurs, la disparition du journaliste Habib Marouane Camara continue de susciter de vives préoccupations au sein de la profession. Près de deux ans après sa disparition, plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse réclament toujours des avancées dans les investigations.

À travers cette intervention, le président de la HAC relance un débat sensible sur l’équilibre entre la liberté de la presse, la responsabilité journalistique et le rôle des institutions de régulation dans la consolidation d’un espace médiatique crédible et professionnel en Guinée.

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