Guinée : l’eau minérale plafonnée à 25 000 GNF au détail

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a imposé, mercredi 7 octobre, une nouvelle grille de prix plafonds pour l’eau…

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a imposé, mercredi 7 octobre, une nouvelle grille de prix plafonds pour l’eau minérale et minéralisée conditionnée. Applicable sur l’ensemble du territoire national, cette mesure d’urgence vise à endiguer la flambée tarifaire constatée depuis l’interdiction des sachets plastiques à usage unique.

Une riposte ciblée face aux tensions du marché

En effet, cette décision fait suite à une réunion de concertation tenue le lundi 5 octobre avec l’ensemble des acteurs de la filière. Au menu des échanges : l’examen détaillé de la structure des coûts, l’analyse des conditions de commercialisation et la recherche de leviers pour rétablir un approvisionnement stable. À travers ce cadrage, les autorités entendent ainsi mettre un terme aux pratiques spéculatives et abusives observées sur un marché sous forte tension.

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Un barème tarifaire strict à chaque maillon de la distribution

Dès lors, la nouvelle réglementation fixe des prix plafonds rigoureux à chaque étape du circuit commercial. Pour les packs de 15 bouteilles de 33 à 35 cl, les tarifs maximums autorisés s’établissent à 20 000 GNF à la sortie d’usine, 22 000 GNF chez le grossiste et 25 000 GNF au détail. Par ailleurs, la même échelle de prix s’applique strictement aux packs de 12 bouteilles de 50 à 55 cl ainsi qu’aux packs de 6 bouteilles de 1,5 litre.

S’agissant des bonbonnes de 19 litres, les seuils tarifaires ont été arrêtés à 15 000 GNF en sortie d’usine, 17 000 GNF en vente de gros et 20 000 GNF au détail. De surcroît, une consigne de 50 000 GNF, payable une seule fois et intégralement remboursable lors de la restitution du contenant, vient parachever ce dispositif.

Contrôles renforcés, transparence et numéro vert dédié

Afin d’en garantir l’application effective, le ministère exige désormais l’affichage visible des prix réglementés à chaque niveau de vente. De plus, toute transaction en gros doit obligatoirement faire l’objet d’une facture détaillée mentionnant la nature du produit, son conditionnement et le prix appliqué. En parallèle, les autorités invitent les consommateurs à signaler tout dépassement tarifaire ou comportement frauduleux via le numéro vert 142.

Un test décisif pour le pouvoir d’achat des ménages

En somme, ces mesures correctives interviennent à un moment critique pour le pouvoir d’achat des ménages guinéens, fortement sollicité par le retrait de l’eau en sachet. Néanmoins, il restera à vérifier si ce plafonnement autoritaire suffira à assainir le marché dans la durée et à garantir un approvisionnement fluide et accessible sur toute l’étendue du territoire.

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