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Guinée : les enseignants contractuels participent au concours de recrutement de 6 000 enseignants

Le risque d’un boycott a finalement été écarté. Le samedi 17 octobre 2026, les enseignants contractuels ont pris part au…

Le risque d’un boycott a finalement été écarté. Le samedi 17 octobre 2026, les enseignants contractuels ont pris part au concours national de recrutement de 6 000 enseignants organisé dans les sept régions administratives de l’intérieur de la Guinée. Après avoir envisagé de ne pas participer aux épreuves, les 4 500 contractuels concernés ont finalement répondu à l’appel de leurs représentants, qui voient dans cette mobilisation une étape importante vers leur intégration à la Fonction publique.

Pour le Collectif des enseignants contractuels, cette participation constitue un signal fort. Malgré les hésitations initiales, les candidats ont rejoint les centres d’examen en l’espace de 24 heures après l’appel lancé par leurs représentants. Une mobilisation que le porte-parole du Collectif a saluée dans un message publié sur Facebook.

« C’est d’ailleurs une véritable fierté pour nous aujourd’hui de pouvoir participer à ce concours national organisé par le gouvernement guinéen, afin d’intégrer la Fonction publique par la grande porte », a-t-il déclaré. Il a également remercié les enseignants qui se sont rapidement mobilisés pour prendre part aux épreuves dans les sept régions administratives concernées.

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Des retards signalés dans certains centres

Si la participation des contractuels satisfait leurs représentants, le déroulement des épreuves n’a pas été exempt de difficultés. Diaka Sow a notamment relevé des retards dans le lancement des examens dans certains centres. À ce stade, il s’agit du principal dysfonctionnement signalé par le Collectif.

« Le seul dysfonctionnement constaté pour l’instant, c’est le retard dans le lancement des épreuves au niveau de certains centres », a-t-il précisé.

Malgré ces perturbations, les premières appréciations du Collectif restent positives. Ses représentants se disent satisfaits de l’organisation générale et de la nature des épreuves proposées aux candidats.

Des candidats jugés à la hauteur des épreuves

Le concours a mis les candidats à l’épreuve, notamment en matière de concentration et d’analyse. Selon Diaka Sow, le dispositif comprenait plus de 60 questionnaires, avec une diversité des questions et un candidat par table. Des conditions qui exigeaient une préparation rigoureuse et une bonne capacité de réflexion.

Le porte-parole estime toutefois que les contractuels ont su faire face à ces exigences grâce à leur expérience professionnelle acquise sur le terrain.

« Mais franchement, nous pouvons affirmer que les contractuels ont été à la hauteur, grâce à plusieurs années d’expériences acquises sur le terrain », a-t-il affirmé. Les premiers retours transmis par les représentants et les collègues présents dans les centres seraient également encourageants. Les épreuves auraient été jugées abordables par plusieurs candidats, qui estiment avoir répondu aux attentes.

L’intégration à la Fonction publique en ligne de mire

Au-delà de leur participation au concours, les enseignants contractuels attendent une issue favorable à leur revendication d’intégration à la Fonction publique, portée depuis plusieurs années. Le gouvernement guinéen s’est engagé sur cette question à travers le point 7 du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.

La tenue du concours constitue donc une étape importante pour les 4 500 contractuels concernés. Leur participation marque un tournant dans leur démarche, mais l’issue dépend désormais des résultats et des décisions qui suivront.

En attendant, le Collectif met en avant la mobilisation des candidats et les premiers retours sur les épreuves. Reste à savoir dans quelle mesure ce processus permettra de répondre à leurs attentes en matière de statut et de reconnaissance professionnelle.

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