16 kg de cocaïne : un prévenu évoque avoir été piègé au tribunal de Mafanco

Poursuivi pour trafic international de stupéfiants, Aboubacar Cissoko affirme avoir été piégé par des connaissances avant son arrestation à l’aéroport.…

Poursuivi pour trafic international de stupéfiants, Aboubacar Cissoko affirme avoir été piégé par des connaissances avant son arrestation à l’aéroport.

 

Détenu depuis le 19 novembre 2024 à la maison centrale de Conakry, Aboubacar Cissoko a comparu ce mercredi 18 février 2026 devant le tribunal de Mafanco. Il est poursuivi pour trafic international de stupéfiants et complicité, dans une affaire portant sur plus de 16 kilogrammes de cocaïne. À la barre, ce marchand ambulant a reconnu qu’une poudre blanche avait été découverte dans sa valise à l’aéroport. Il a toutefois nié toute connaissance de la présence de cette substance, affirmant avoir été « piégé et trahi » par des personnes ayant abusé de sa confiance, a constaté sur place Guineematin.com par le biais de l’un de ses reporters.

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Selon ses déclarations, la valise incriminée lui aurait été remise par un ressortissant nigérian du nom de Waki, présenté comme un client régulier de son commerce d’appareils électroniques. « Nous fréquentions également le même restaurant. Compte tenu de nos relations, je lui ai parlé de mon projet de voyage vers l’Europe », a expliqué l’accusé. Il affirme avoir versé 25 millions de francs guinéens, soit environ 3 500 euros, pour faciliter son départ. Peu avant le voyage, Waki lui aurait indiqué qu’il voyagerait avec une certaine Fatou Sy, tout en lui recommandant de ne pas acheter de valise, promettant de s’en occuper.

« Lorsqu’il m’a remis la valise, elle était vide. J’y ai placé mes effets personnels avant de la fermer avec un cadenas », a-t-il soutenu. Toutefois, lors du contrôle de sécurité à l’aéroport, les agents auraient détecté un objet suspect à l’intérieur du bagage.

Se déclarant innocent, Aboubacar Cissoko assure avoir immédiatement accepté la fouille, précisant qu’il voyageait en compagnie de Fatou Sy. Selon lui, cette dernière aurait profité de la confusion au moment du contrôle pour disparaître. « Malgré les recherches menées dans l’enceinte aéroportuaire, elle est restée introuvable », a-t-il déclaré. Les agents auraient ensuite découpé les parois de la valise, mettant au jour la poudre blanche dissimulée dans la structure.

« Si j’avais su que Waki était impliqué dans un trafic, je ne lui aurais jamais confié mon argent ni mon projet. Si j’avais su que ma valise contenait de la drogue, je n’aurais jamais autorisé la fouille ni indiqué ma compagne de voyage », a-t-il insisté devant la juridiction.

De son côté, le procureur de la République, Ibrahima Kanfory Camara, a indiqué que Dame Fatou Sy, également connue sous le prénom de Fatoumata, aurait été citée dans plusieurs dossiers liés au trafic international de drogue. Il a précisé qu’elle est actuellement détenue à la maison centrale dans le cadre d’une autre procédure et a demandé sa comparution en qualité de témoin dans cette affaire, si elle n’est pas déjà poursuivie dans le même dossier.

La défense n’a émis aucune objection à cette requête.

Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a renvoyé l’affaire au 24 février 2026 pour la comparution de Fatou Sy en tant que témoin.

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