Guinée : la Cour suprême valide les législatives et entérine la nouvelle majorité parlementaire

La page électorale du scrutin législatif du 30 mai 2026 se tourne officiellement en Guinée. Vendredi 19 juin, la Cour…

La page électorale du scrutin législatif du 30 mai 2026 se tourne officiellement en Guinée. Vendredi 19 juin, la Cour suprême a validé les résultats définitifs des élections, confirmant la composition de la future Assemblée nationale et consacrant la domination des formations politiques soutenant le président Mamadi Doumbouya.

Dans une décision très attendue, la haute juridiction a estimé que les résultats provisoires annoncés le 4 juin par la Direction générale des élections (DGE) traduisaient fidèlement la volonté exprimée par les électeurs. Dans son arrêt, elle a précisé que ces résultats, sous réserve des formalités de ratification prévues, reflètent le choix du corps électoral et peuvent servir de base à l’installation du nouveau Parlement.

Les chiffres officiels dressent le portrait d’un scrutin marqué par une participation de 53,84 %. Sur les 6 948 894 électeurs inscrits, 3 740 598 se sont rendus aux urnes. Après déduction des bulletins annulés, le nombre de suffrages valablement exprimés s’est élevé à 3 448 994.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Pour le scrutin national à la représentation proportionnelle, qui permettait de pourvoir 49 sièges, l’Union pour un mouvement populaire (UMP) s’est imposée en tête avec neuf députés. Derrière elle, Nouveau départ (ND) et le Rassemblement guinéen du travail (RGT) obtiennent chacun sept sièges. Les Forces des intègres pour la démocratie et la liberté (FIDEL) décrochent six élus, tandis que l’Union pour la démocratie et le développement (UDD) en obtient cinq. Le reste des sièges revient à plusieurs autres formations politiques, dont le Front pour l’alliance nationale (FAN), ainsi qu’à différents partis représentés chacun par un député.

La Cour suprême a également validé les résultats du scrutin majoritaire uninominal ou plurinominal ayant permis l’élection de 98 députés dans les 50 circonscriptions du pays et de la diaspora. Dans cette compétition, le GMD (Génération pour la modernité et le développement) a largement dominé les débats. Ses candidats se sont imposés dans la majorité des régions administratives ainsi que dans les circonscriptions représentant les Guinéens établis en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie.

Au terme de ce processus électoral, la future Assemblée nationale comptera 147 députés. Parmi les élus issus du scrutin de liste figurent 18 femmes, représentant 36,73 % des députés concernés par ce mode de scrutin. La nouvelle chambre comptera également cinq parlementaires âgés de 18 à 35 ans, signe d’une présence accrue de la jeunesse au sein de l’institution.

Avec cette validation définitive, le pays entre désormais dans une nouvelle phase. Conformément à la décision de la Cour suprême, les députés devront être installés dans un délai de trente jours. Ils entameront alors un mandat de cinq ans, ouvrant un nouveau chapitre de la vie parlementaire guinéenne sous le regard d’une majorité largement favorable au président Mamadi Doumbouya.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP