CONAKRY – L’État a officiellement mis la main à la poche pour soutenir la campagne présidentielle. Ce mardi 25 novembre, conformément au Code électoral, l’aide financière publique a été remise aux différents candidats en lice pour l’élection du 28 décembre prochain. Une cérémonie protocolaire, présidée par la directrice générale des élections, Djenabou Touré, qui marque l’entrée dans la phase active de la compétition électorale.
Cet appui de l’État, dont le montant n’a pas été dévoilé au public, est destiné à permettre aux candidats « d’aborder la campagne dans de bonnes conditions », selon les explications de la DGE. Son octroi est strictement encadré par les articles 274, 281, 282 et 283 du Code électoral, qui définissent les conditions d’attribution et les obligations de justification des dépenses, afin de garantir une utilisation transparente des fonds publics.
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Une cérémonie sous le signe de l’apaisement
Si les sommes distribuées restent confidentielles, l’ambiance, elle, a été rendue publique. À l’issue de la rencontre, il a été rapporté que
« les candidats ont unanimement salué l’impartialité de la Directrice générale des élections et la transparence dont elle fait preuve dans la conduite du processus électoral en cours ».
Cette note de satisfaction générale, rare dans un contexte électoral souvent tendu, pourrait signaler une trêve apaisée au sein de la classe politique, du moins en ce qui concerne la gestion technique du processus. La DGE, Djenabou Touré, apparaît ainsi comme un pivot de confiance dans une période cruciale pour la démocratie guinéenne.
Un cadre légal pour une campagne sous surveillance
Le fait que les montants n’aient pas été divulgués, bien que conforme à la pratique, laisse planer une certaine opacité sur l’équité financière de la campagne à venir. Cependant, le cadre légal impose une reddition des comptes a posteriori, qui permettra de s’assurer que l’argent public a bien été utilisé pour financer les activités de campagne et non à d’autres fins.
Cette étape formelle lance officiellement la course au financement de la campagne. Elle place tous les candidats sur une ligne de départ partagée, tout en laissant dans l’ombre les disparités potentielles que pourraient combler les financements privés.
