Très tôt ce jeudi 20 novembre 2025, les employés de Kouroussa Gold Mine (KGM) ont investi les locaux de la préfecture. Ils dénoncent les incursions répétées d’orpailleurs sur les sites industriels.
Massivement mobilisés, les travailleurs ont marché depuis les installations de la société jusqu’à la préfecture. Ils scandaient :
« Vive KGM ! Vive l’exploitation industrielle ! Vive le travail ! » et « Nos emplois sont menacés ! »
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Selon les manifestants, ces envahissements quotidiens perturbent gravement la production et mettent les emplois en danger.
Un blocage des activités qui inquiète
« Chaque jour, les orpailleurs bloquent les activités en affirmant que c’est leur tour », explique Mohamed Mara, secrétaire général du bureau syndical de KGM. Il ajoute : « De 17h à 5h du matin, tout est à l’arrêt. »
Si l’entreprise ne peut produire normalement, certains travailleurs risquent des congés techniques. Les syndicats souhaitent éviter cette situation coûte que coûte.
Ainsi, les employés demandent aux autorités locales de prendre leurs responsabilités et de mettre fin à ce désordre.
Réaction des autorités locales
Face à la colère des manifestants, les autorités assurent avoir engagé des mesures. Moussa Kourouma, président de la délégation spéciale de Kouroussa, indique que des réunions de concertation se multiplient avec les services de sécurité pour « éliminer tous ceux qui encombrent les sites de KGM ».
Il précise que certains envahisseurs viennent d’autres préfectures. Une réunion de crise a été tenue avec des responsables de la jeunesse pour soutenir les autorités dans l’exclusion des perturbateurs étrangers.
KGM reste un acteur clé dans la région. La société a récemment versé 7 milliards de francs guinéens à la population locale.
Tensions dans la coopération avec les autorités
Pour sa part, le préfet de Kouroussa, Colonel Idrissa Camara, déplore le manque de collaboration entre KGM, la jeunesse et les autorités.
« La société ne respecte pas toujours ses engagements », souligne-t-il. Selon lui, les incidents récents, comme une voiture de police caillassée et un militaire blessé, témoignent de ce dysfonctionnement.
Il évoque également une complicité interne qui faciliterait l’accès des orpailleurs aux sites, malgré la présence de 70 agents de sécurité.
