CONAKRY. – Le verdict est tombé dans la nuit du mercredi 12 novembre, mettant un terme définitif aux incertitudes qui planaient sur la présidentielle guinéenne. La Cour suprême a rejeté l’ensemble des recours déposés par les candidats recalés, validant ainsi une liste finale de neuf prétendants à la succession. Parmi eux, le chef de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, et huit autres personnalités politiques, dont une femme, Makalé Camara.
La décision, rendue en audience publique, clôt une bataille juridique intense. Sur les trente-cinq dossiers initialement rejetés, dix-huit avaient fait l’objet de réclamations. Aucune n’a été jugée fondée. Le premier président de la Cour et ses conseillers ont confirmé la validité de l’arrêt n°001 du 8 novembre, estimant que les conditions légales n’étaient pas remplies par les postulants écartés.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Une campagne à neuf voix
Les noms des candidats autorisés à concourir le 28 décembre sont désormais officialisés :
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Abdoulaye Yéro Baldé
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Makalé Camara
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Ibrahima Abe Sylla
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Faya Lansana Millimouno
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Abdoulaye Kourouma
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Mohamed Nabé
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El Hadj Bouna Keïta
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Mamadi Doumbouya
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Mohamed Chérif Tounkara
Cette liste, réduite mais diversifiée, ouvre une campagne électorale où l’actuel président de la transition, Mamadi Doumbouya, fera figure de favori. L’inclusion de Makalé Camara, seule femme dans la course, reste symbolique dans un paysage politique encore très masculin.
La fin des contestations
La Cour a notifié son arrêt à la Direction générale des élections (DGE) et à l’Organisation des nations du Sahel (ONASUR), garantissant ainsi la transmission officielle de la liste définitive. Pour les candidats évincés, plus aucune voie de recours n’est possible. Le processus électoral entre maintenant dans sa phase opérationnelle, avec moins de six semaines pour convaincre un électorat guinéen en attente de stabilité et de perspectives.
Alors que la Guinée s’achemine vers un scrutin historique, destiné à tourner la page de la transition, la campagne s’annonce intense. Les neuf candidats devront faire preuve de pédagogie et de transparence pour rassurer une population meurtrie par les crises successives. La balle est désormais dans le camp des électeurs.
